Styrel-Ametra Group accompagne L’Oréal depuis plusieurs années dans la mise au point d’équipements R&D pour les Laboratoires en Ile-de-France, en tant qu’intégrateur de solution d’ingénierie complète. C’est dans ce contexte que nos experts ont été amenés à mener un projet cobotique novateur destiné à créer un système de test autonome basé sur un robot collaboratif, capable d’évoluer dans un environnement de formulation au sein de laboratoires L’Oréal. Ses objectifs ? En premier lieu, réduire les troubles musculo squelettiques (TMS) en remplaçant de manière très précise les mouvements récurrents des équipes de chimistes, et permettre à ces derniers de pouvoir travailler sur des missions “cœur de métier” à plus forte valeur ajoutée. Le cobot interagit avec les humains au sein des laboratoires et réitère une série de mouvements sans jamais dériver, ce qui répond à la demande de répétabilité. Ensuite, le gain de temps généré sur l’analyse des formules et de leurs évolutions est très important. Il devient possible de lancer des essais le soir et de les récupérer le matin en toute autonomie. Les principaux apports du système cobotique conçu par Styrel / Ametra groupe peuvent donc être résumés ainsi : réduction des TMS, répétabilité des essais, travail en autonomie du cobot avec une sécurisation des résultats, hausse de la disponibilité métier pour l’analyse des résultats et l’évolution des formules. Les solutions apportées par Styrel, filiale du groupe Ametra Styrel a mis en place plusieurs solutions novatrices, dont une basée sur la technologie cobotique avec une supervision via un cRIO de National Instruments (NI) : architecture flexible, dimension software sous LabVIEW et Python, dimension hardware et cobotique, intervention sur la dimension de mise en sécurité des intervenants (radar). Le projet s’est déroulé en plusieurs phases, à commencer par l’accompagnement dans la définition des besoins du client, les études HW (sélection du matériel) et SW (code modulaire et évolutif), le développement de la partie software sous LabVIEW avec des ingénieurs experts, ainsi que l’intégration d’une baie électrique et des systèmes d’acquisition de données. Styrel, groupe Ametra a été retenu pour sa grande maîtrise des environnements NI et de LabVIEW, leur capacité d’accompagnement dans la définition du besoin client (dont le cœur de métier est chimiste, et non pas expert en informatique industrielle) et le développement de solutions évolutives à la croisée des compétences logicielles et électroniques. Ce dernier point est essentiel, puisque L’Oréal avait besoin d’un partenaire capable de gérer une solution d’ingénierie complète impliquant simultanément un système cobotique et d’acquisition de données. Nous avons ainsi pu livrer une solution cobotique innovante complète grâce à un ADN fort d’accompagnement client, d’expertise, d’agilité et de flexibilité pour s’adapter à l’évolution du besoin et des technologies actuelles. Pour en savoir plus sur l’expertise de Styrel, filiale du groupe Ametra, rendez-vous dès maintenant sur notre site officiel. image principale : non contractuelle
La filière nucléaire peut-elle être vue comme éthique ?
Peu de secteurs suscitent autant de débats passionnés depuis des années que la filière nucléaire. Sujette à controverse en raison des risques potentiels pour l’environnement et la sécurité, elle est aussi porteuse de promesses d’avenir sur la question d’un mix énergétique plus propre ou encore de la souveraineté énergétique. Comment envisager ces différentes problématiques qui s’imbriquent d’un point de vue éthique ? Peut-on considérer que la filière nucléaire française évolue profondément en ce sens ? Transparence, sécurité, environnement et stockage : les grands défis de la filière nucléaire On peut résumer ainsi les principaux enjeux soulevés par la filière – et dont dépendent fondamentalement sa dimension éthique : Transparence et participation citoyenne : le nucléaire impliquant des risques potentiels importants pour la santé et l’environnement, il est crucial que les décisions concernant l’exploitation et la gestion des installations nucléaires soient prises en toute transparence, avec une participation citoyenne accrue. Gestion des déchets radioactifs : ces derniers restent une préoccupation majeure pour la filière. Des progrès significatifs ont cependant été accomplis en matière de stockage et de traitement des déchets. Sûreté et sécurité : les événements de Fukushima en 2011 ont rappelé l’importance de la sûreté et de la sécurité. Depuis, des efforts considérables ont été déployés pour améliorer la sécurité des installations nucléaires, avec notamment la mise en place de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) en France. Impact environnemental : le nucléaire est souvent critiqué pour son impact environnemental, en particulier en matière de production de déchets radioactifs et de consommation d’eau. Où en est-on sur ces points et sur les autres éléments clés pour une filière nucléaire éthique et durable ? Le nucléaire est une filière énergétique complexe, mais dont l’importance est indéniable pour la France en termes de production d’énergie, de création d’emplois et de souveraineté énergétique. Si les questions éthiques et environnementales liées au nucléaire sont légitimes, le secteur évolue pour répondre par l’innovation aux défis qui lui sont posés. Sur le plan de la gestion des déchets radioactifs par exemple, dont Jancovici, ingénieur et spécialiste de la transition énergétique, estime d’ailleurs qu’il s’agit “de la principale question éthique liée à l’utilisation de l’énergie nucléaire”, la filière nucléaire française s’engage dans des programmes de recherche pour réduire leur quantité et en améliorer la gestion. Des innovations telles que la séparation-transmutation permettent de réduire la durée de vie des déchets et de récupérer des matières valorisables. Des projets de stockage géologique profond sont également en cours, comme le projet Cigéo de l’ANDRA, qui vise à stocker les déchets de haute activité à 500 mètres sous terre dans la Meuse. On peut de manière plus large citer différentes solutions adaptées à chaque type de déchet : Les déchets les plus dangereux sont stockés dans des centres de stockage spécifiques, comme celui de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) à Bure. Ce centre de stockage est conçu pour isoler les déchets les plus dangereux de l’environnement pendant plusieurs milliers d’années. Les déchets de faible et moyenne activité sont, quant à eux, stockés sur les sites de production. La France a également mis en place un plan de gestion à long terme des déchets. L’innovation technologique sert aussi à améliorer la sûreté des installations et l’efficacité énergétique. Des développements tels que de nouvelles générations de réacteurs (malgré l’abandon d’ASTRID), ou la fusion nucléaire en recherche fondamentale, permettent d’envisager une filière nucléaire encore plus sûre et performante. De manière encore plus concrète et notamment depuis Fukushima, la France dispose d’un cadre rigoureux pour assurer la sécurité de ses centrales à différents niveaux : L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sont régulièrement consultés sur les grandes questions nucléaires ; Des normes post-Fukushima ont été mises en place, notamment via l’installation de Diesels d’ultime secours (DUS ) et la mise à jour des plans d’urgence ; La maintenance (et les investissements de formation qui y sont liés) a été renforcée ; Reste bien sûr la question brûlante de la transparence et de la participation citoyenne en matière de choix nucléaires. Si cette dimension peut encore être nettement approfondie, l’existence de démarches participatives visant à impliquer les citoyens dans un certain nombre de décisions montre que le débat public peut trouver sa place dans le secteur (on peut citer à cet égard le projet Cigéo en 2013). A l’heure actuelle par exemple, la 5e édition du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) fait l’objet d’un débat public que vous pouvez consulter sur le lien indiqué. Santé publique et pollution : des données de poids en faveur du nucléaire Les pays qui font le choix du recours aux centrales au charbon plutôt qu’au nucléaire, comme l’Allemagne, la Chine ou encore la Pologne, ont un lourd prix à payer tant au niveau de la pollution que de la santé. Pour rappel, « le charbon contribue fortement à la pollution locale et aux changements climatiques. Il génère 44 % des émissions mondiales de CO2 » (source : FMI). De toutes les énergies fossiles, c’est d’ailleurs le combustible le plus polluant et la 1ère cause du réchauffement climatique. Voici quelques chiffres pour illustrer la différence de mortalité entre les centrales au charbon et les centrales nucléaires : Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie, les émissions de particules fines provenant de la combustion du charbon ont causé environ 18 000 décès prématurés en Europe en 2015. D’après une étude menée par l’Organisation mondiale de la santé, l’accident de Tchernobyl en 1986 a causé environ 4 000 décès dus à des cancers de la thyroïde chez les personnes qui ont été exposées à de fortes doses de radiation. En comparaison, selon une étude menée par le Centre for Climate and Energy Solutions, l’énergie nucléaire est environ 100 fois moins mortelle que l’énergie au charbon en termes de décès par unité d’énergie produite. Cette étude a révélé qu’environ 90 décès sont attribuables à chaque térawatt-heure (TWh) d’énergie produite à partir du charbon, contre environ 0,1 décès par TWh
