Dans un contexte géopolitique qui a brutalement rappelé l’importance de la souveraineté, l’industrie de défense opère une mue historique. Pour les grands donneurs d’ordres, l’enjeu n’est plus seulement de concevoir les systèmes les plus performants du monde, mais de les produire vite et en volume. Plongée au cœur de ce ramp-up industriel où l’ingénierie joue un rôle critique. Il y a encore quelques années, la production des systèmes radar de pointe relevait presque de l’orfèvrerie industrielle : des séries limitées, des cycles longs et une cadence adaptée au temps de paix. Aujourd’hui, le paradigme a changé. Poussés par les besoins de réarmement des nations européennes et les exigences de la Loi de programmation militaire, les industriels doivent changer d’échelle. C’est le défi que relève actuellement Thales (GBU Land & Air Systems). Sur ses sites d’Île-de-France et du Loiret, notamment à Limours, l’objectif est clair : multiplier les cadences de production sur des gammes stratégiques comme les radars mobiles (GM 200, GM 400) ou les systèmes embarqués. Le défi technique caché derrière le volume Si l’attention se porte souvent sur le nombre de systèmes à livrer, la réalité en ingénierie est plus complexe. Passer d’une production quasi artisanale à une cadence sérielle soutenue crée une onde de choc technique sur toute la chaîne de valeur. Cette montée en puissance industrielle ne se résume pas à agrandir les lignes d’assemblage. Elle génère une intensification massive des flux techniques : C’est ici que le « ramp-up » devient un véritable défi de bureau d’études. Du « mass staffing » à l’expertise ciblée : la réponse du Groupe AMETRA Face à cette vague de charge, la réponse classique du marché est souvent d’aligner des bataillons de consultants (« mass staffing »). Mais sur des systèmes souverains où la rigueur normative est non négociable, le volume ne suffit pas. Il faut des compétences : métier / secteur et sécuritaires. C’est sur ce créneau de l’exigence qu’Ametra Group intervient aux côtés de Thales. Partenaire historique reconnu pour sa culture « bureau d’études » et sa maîtrise du secteur défense, Le Groupe AMETRA a déployé un Centre De Services dédié. Ce mode de delivery, visant à mobiliser plusieurs dizaines de collaborateurs (ingénieurs mécaniques, électrotechniques et techniciens) en vitesse de croisière, se distingue par son approche qualitative : Une ingénierie au service de la souveraineté Au-delà de la performance industrielle, ce projet porte une dimension particulière pour les équipes engagées. Travailler sur les radars qui équipent les frégates de premier rang ou les systèmes de défense air-sol du Rafale n’est pas une mission anodine. C’est cette fierté de contribuer à des projets technologiquement pointus et utiles à la nation qui cimente le partenariat. Là où l’industrie engage sa crédibilité sur sa capacité à produire et à livrer, le Groupe AMETRA apporte cette brique indispensable : la sérénité technique multi-métiers conjugué à l’engagement de résultats qui permet de transformer une commande stratégique en une réalité opérationnelle. Pour aller plus loin
Pourquoi choisir un parcours de formation plutôt qu’une formation ponctuelle ?
Dans l’urgence des projets industriels, la tentation est souvent forte : « il nous faut une formation Python de 2 jours pour cette équipe, le plus vite possible« . Sur le papier, la réponse « one shot » semble agile et économique. Mais à l’heure où les compétences techniques évoluent à vitesse grand V, cette approche montre de plus en plus ses limites. Et si la véritable rentabilité se trouvait dans une logique de parcours de formation ? Pour les services RH et les managers techniques, l’équation est connue : face à une urgence opérationnelle, le réflexe est souvent de parer au plus pressé. « Il lui manque le niveau 1 LabVIEW », « On a besoin d’une mise à niveau TestSTAND« . Si cette réponse colmate une brèche à court terme, les neurosciences et la réalité du terrain s’accordent sur un point : pour un adulte, apprendre est un processus, pas un événement isolé. Chez Styrel, l’approche du catalogue 2026 marque une rupture avec cette consommation « à la carte » pour privilégier des parcours de compétences structurés. Voici pourquoi cette stratégie est gagnante pour l’entreprise comme pour l’apprenant. De la « connaissance » à la « compétence opérationnelle » Une formation de 2 jours permet de comprendre un concept. Elle permet rarement de le maîtriser durablement. Le taux de déperdition d’une formation sèche est très important. Ce qui compte, ce n’est pas ce que le stagiaire sait le vendredi soir, mais ce qu’il a encore au bout des doigts trois mois plus tard. C’est toute la différence entre un stage isolé et un parcours. Une architecture de formation permet de respecter les cycles d’apprentissage : Une expertise issue du terrain, et non de la théorie La grande force de ces parcours réside dans leur ADN. Contrairement aux organismes généralistes, Styrel s’appuie sur des formateurs qui sont avant tout des experts techniques en activité. Nos formateurs sont tous issus du bureau d’études. Ils ont, pour ainsi dire, « les mains dans le cambouis » au quotidien. Cette connexion directe avec la réalité industrielle garantit que nos parcours (que ce soit sur LabVIEW, Linux ou l’électronique embarquée) ne se limitent pas aux fonctionnalités logicielles, mais traitent des vrais cas d’usage rencontrés par les apprenants (contraintes temps réel, environnements ATEX, etc.). Sécuriser l’investissement (et le budget) Il existe une idée reçue selon laquelle un parcours complet coûterait trop cher. La réalité économique est souvent inverse. Le « one shot » génère des coûts cachés massifs : temps perdu à chercher des solutions, erreurs de conception par manque de profondeur, ou nécessité de « re-former » six mois plus tard car les prérequis n’étaient pas là. Opter pour un parcours, c’est rationaliser l’investissement : Le mix gagnant : présentiel, distanciel et AFEST Pour être digeste et compatible avec la charge projet, la formation de 2026 doit être multimodale. Les parcours Styrel mixent les approches : En somme, passer de la logique de « stage » à la logique de « parcours », c’est arrêter de consommer de la formation pour commencer à construire de la performance. Une performance garantie par l’ADN industriel de Styrel, filiale du groupe Ametra. À la fois expert en informatique industrielle et organisme de formation certifié Qualiopi, pour transmettre un savoir-faire éprouvé, pas juste de la théorie. Pour aller plus loin :
