Lancé en 2024, le programme Aval du futur d’Orano vise à concevoir la nouvelle génération d’installations de traitement et de recyclage du combustible nucléaire. À l’occasion du World Nuclear Exhibition 2025, Orano a signé trois partenariats d’ingénierie majeurs pour soutenir cette ambition. Dans ce cadre, Ametra, partenaire historique du groupe, met à disposition son double savoir-faire en conception mécanique et simulation numérique. Une collaboration historique renouvelée Présent aux côtés d’Orano depuis les époques Cogema et Areva, le groupe Ametra accompagne depuis près de quarante ans la filière du cycle du combustible sur des projets majeurs tels que l’usine MELOX et GoMOX, programme de modernisation des lignes de production du combustible MOX. Cette continuité s’appuie sur une expertise reconnue en conception et calcul mécanique : boîtes à gants, charpentes métalliques et équipements procédés spécifiques au cycle du combustible. “Notre expertise historique sur la conception et le calcul mécanique avec Orano a fait la différence », souligne Thomas Gilibert, Directeur d’agence chez Ametra. “Nous connaissons leurs procédés et leurs exigences et référentiels, ce qui rend notre collaboration efficace et illustre notre pertinence à intervenir sur les programmes aval du futur”. Un programme industriel fondé sur la continuité, la modernisation et la pérennité Le programme Aval du futur s’inscrit dans la modernisation et la pérennisation de la filière du cycle du combustible. Il vise à reproduire et améliorer les modèles éprouvés, notamment ceux de l’usine MELOX, tout en intégrant : Certaines conceptions concerneront des ensembles comparables à ceux de l’usine MELOX, déployés sur le site de La Hague. En parallèle, il s’agit également pour ORANO de s’assurer de la résilience à long terme des installations existantes. Ametra contribuera ainsi à la fois à la conception des futures unités et au maintien en conditions opérationnelles des infrastructures actuelles, grâce à ses compétences reconnues dans : “Nous avons souvent travaillé sur des installations en fonctionnement pour Orano : maintenance, réparations, adaptations. Tout ce retour d’expérience, nous allons le réinvestir dans Aval du futur”, précise Thomas Gilibert. Des équipes mobilisées sur tout le territoire Si les futures installations du programme seront implantées à La Hague, la charge d’ingénierie sera répartie sur plusieurs sites en France. Orano a choisi de répartir les études sur l’ensemble de ses implantations, et Ametra accompagne ce mouvement à travers ses agences de Cherbourg, Clamart, Aix-en-Provence, Bagnols-sur-Cèze et Bordeaux. Chaque site disposera d’un référent technique local garantissant le lien quotidien avec les équipes Orano. Un calendrier industriel soutenu et deux jalons clés à horizon 2026 Le partenariat est déjà engagé, avec un premier déploiement opérationnel à Cherbourg, cœur du démarrage du programme. Deux jalons majeurs sont prévus à la fin de l’année 2026 : Ce programme comprend la réalisation d’un audit complet des unités en service afin d’en évaluer l’état, d’identifier les améliorations à engager afin de garantir leur maintien en conditions opérationnelles (MCO) pendant la période de transition vers les futures infrastructures. Ces deux volets complémentaires (Aval du Futur et Pérennité-Résilience) traduisent la volonté d’Orano de conjuguer innovation et continuité industrielle. La montée en charge, amorcée dès 2025, s’intensifiera en 2026, avec entre 50 et 80 collaborateurs mobilisés à terme au sein d’Ametra. Une contribution au cœur de la souveraineté énergétique En participant au programme Aval du futur, Ametra confirme son rôle d’acteur clé de la filière nucléaire française. Cette collaboration s’inscrit dans une logique de continuité, d’innovation et de proximité, fidèle à l’ADN du groupe : rigueur, transmission et excellence technique au service des grands projets de souveraineté énergétique et industrielle. Vous souhaitez en savoir plus sur l’expertise et les références d’Ametra Group ? Rendez-vous sur notre site officiel. Retrouvez-nous aussi sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités.
Accompagner la relance nucléaire : rigueur, savoir-faire et proximité
“Relancer le nucléaire, ce n’est pas réinventer la roue : c’est reproduire ce qui fonctionne, avec la sûreté comme principe premier” Un contexte de relance industrielle sans précédent Le 10 février 2022 à Belfort, le président Emmanuel Macron annonçait la construction de six réacteurs EPR2 et l’étude de huit supplémentaires. Ce discours, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de réindustrialisation et de souveraineté énergétique, a marqué le point de bascule d’une filière en sommeil depuis plusieurs décennies. À l’exception du chantier de Flamanville 3, lancé en 2007 et entré en phase finale de mise en service en 2024 après plus de dix ans de retard, la France n’avait pas construit de nouveau réacteur depuis la fin des années 1990. Résultat : le savoir-faire industriel et technique s’est amoindri, conséquence directe de décennies de sous-activité et de désinvestissement dans la filière. Des rapports parlementaires (Sénat/OPECST, Cour des comptes) ont confirmé cette perte de compétences liée à la sous-activité et à la baisse du nombre d’ingénieurs spécialisés formés dans le domaine nucléaire. L’exemple de l’usine Melox (Gard), exploitée par Orano et dédiée à la fabrication du combustible MOX, en est devenu symbolique : l’entreprise a reconnu la nécessité de reconstruire les compétences sur certaines opérations critiques. De manière plus globale, l’hiver 2022–2023 a agi comme un électrochoc : jusqu’à 32 réacteurs sur 56 étaient à l’arrêt et ont révélé la vulnérabilité d’un parc vieillissant, ainsi que la nécessité urgente de relancer la filière pour assurer l’autonomie énergétique nationale. Cette relance dépasse la seule construction des EPR2 : elle engage toute la chaîne, du cycle du combustible à la maintenance, en passant par la formation et la remontée en puissance des sous-traitants. Maîtriser l’existant plutôt qu’innover à tout prix Les industriels partagent aujourd’hui une même conviction : mieux vaut reproduire parfaitement que chercher à tout prix à réinventer. Dans un secteur où la sûreté est prioritaire, l’innovation n’a de sens que si elle est maîtrisée. Le projet EPR2 illustre bien cette idée : il simplifie et fiabilise la conception du premier EPR, dont la complexité avait généré des surcoûts et des retards considérables. A l’heure actuelle, les clients du groupe Ametra attendent de nos experts qu’ils soient capables de reproduire ce qui fonctionne, sans prise de risque inutile. L’enjeu, c’est la rigueur : zéro surprise, zéro dérive. Pérennité-résilience, Aval du futur… : les grands programmes nucléaires en cours La relance française s’articule aujourd’hui autour de plusieurs programmes structurants : Ces projets s’inscrivent dans une même logique : préparer l’avenir sans affaiblir le présent, en garantissant la continuité d’exploitation du parc et des usines tout en lançant les infrastructures de demain. Ametra, partenaire historique du nucléaire français Ametra fait partie des rares acteurs d’ingénierie à n’avoir jamais quitté le nucléaire.Même durant les périodes de ralentissement de la filière, l’entreprise a continué à s’y investir, ce qui a permis de maintenir un socle de compétences et de process de sûreté, devenus aujourd’hui un atout majeur. Le bureau de calcul d’Ametra consacre en effet depuis des décennies 50 à 60 % de son activité au nucléaire, avec une maîtrise approfondie des codes et normes spécifiques du secteur. Cette continuité a permis à l’entreprise de préserver une véritable culture du nucléaire, un atout décisif à l’heure où la filière recrute massivement. Ametra est également conforme aux exigences de la norme ISO 19443, le référentiel qualité international dédié au nucléaire, déjà adopté par plusieurs grands acteurs de la filière. Proximité géographique et accompagnement terrain Accompagner les industriels, c’est aussi être présent au plus près des sites clés.Ametra a ainsi renforcé ses implantations sur les grands bassins d’activité nucléaire : Accompagner, c’est aussi être “là où ça se passe”. Nos équipes sont sur le terrain, au contact direct des industriels, pour garantir réactivité et cohérence technique. Une nécessité : transmettre et capitaliser le savoir-faire nucléaire La relance du nucléaire ne pourra réussir sans transmission intergénérationnelle. Chez Ametra, cette logique repose sur un transfert de compétences structuré : les ingénieurs les plus expérimentés (parfois depuis plus de vingt ans dans le nucléaire) encadrent les nouvelles recrues pour leur transmettre les réflexes de sûreté et la rigueur documentaire. Ce modèle est d’autant plus stratégique que la filière fait aujourd’hui face à une pénurie de talents qualifiés. Selon le GIFEN et le ministère du Travail, la filière devra recruter 10 000 à 15 000 nouveaux professionnels par an sur la décennie à venir, soit presque le double des jeunes diplômés qui sortent chaque année des écoles. Ametra contribue à cet effort collectif en accompagnant des profils venus d’autres secteurs industriels : machines spéciales, équipements sous pression, machines agricoles, industries lourdes… Ces ingénieurs déjà familiers des exigences de robustesse et de traçabilité acquièrent ensuite la “couche nucléaire” grâce à la formation interne. La rigueur industrielle au service du nucléaire Dans le nucléaire, la sûreté n’est pas qu’un protocole : c’est une culture partagée à tous les niveaux du projet. Comme le rappelle un responsable d’Ametra, “même celui qui met une vis doit comprendre pourquoi il la met et en quoi son geste participe à la sûreté globale”.. Au sein du groupe, cette exigence s’exprime à travers trois piliers complémentaires : Cette approche ancre la sûreté dans la durée : elle ne repose pas seulement sur la conformité réglementaire, mais sur un état d’esprit collectif, partagé par l’ensemble des équipes d’Ametra et de ses partenaires. Ametra, un partenaire clé de la relance nucléaire française En participant à des programmes majeurs comme EPR2, Aval du Futur, Pérennité-Résilience ou encore le SNLE 3G ou S3G, Ametra contribue activement à la reconstruction de la filière nucléaire française. Cette contribution repose sur des fondamentaux clairs : rigueur, savoir-faire, proximité et continuité. Fidèle à sa culture industrielle, Ametra s’impose comme un partenaire fiable, stable et capable de tenir la distance, des qualités essentielles pour les grands donneurs d’ordre du secteur. Vous souhaitez en savoir plus sur l’expertise et les références d’Ametra Group ? Rendez-vous sur notre site officiel. Retrouvez-nous aussi sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos
