La période de confinement et de crise sanitaire a conduit les entreprises à mettre en place le télétravail de manière massive et rapide. Quelles actions ont été prises pour préserver la performance et maintenir la productivité dans ce contexte exigeant ? Selon les entreprises, la démarche s’est organisée à plusieurs niveaux. Au niveau des échanges, des points de coordination réguliers par téléphone ont été mis en place au sein des équipes, avec un degré de formalisation des échanges plus élevé que dans le cadre d’un travail “normal” de proximité sur site : fichiers de suivi partagés, guide des tâches ou encore e-mails faisant suite aux échanges audio sont venus prendre le relais des tableaux blancs souvent utilisés pour le travail collaboratif dans les locaux. Afin de maintenir la continuité de l’activité à distance de manière sécurisée et confidentielle pour les sujets impliquant des données sensibles, certains ont déployé des logiciels de sécurité avancés en complément de leur VPN habituel. De véritables espaces de travail ont été ainsi créés spécifiquement pour chaque projet, de manière à bien organiser le partage et la remontée des informations, tout en maintenant une certaine souplesse nécessaire dans cette situation exceptionnelle, puisque comme beaucoup de Français, les collaborateurs étaient confinés dans de petits espaces ou avec leurs enfants… loin des conditions d’un télétravail habituel ! Chacun a ainsi pu adapter ses horaires en fonction de ses contraintes afin de maintenir malgré le contexte inhabituel les performances, le cap des projets et rallier le planning pour ne pas prendre de retard vis-à-vis des clients. Bien sûr, la crise du Covid-19 a pu ralentir certains projets, notamment face à des fournisseurs qui ont dû rester fermés, obligeant les entreprises à réagir vite pour minimiser l’impact et ne pas retarder le projet global. Dans ce contexte, Ametra a tout de suite mis en place auprès de ses équipes, de ses clients et de ses fournisseurs un Plan de Continuité d’Activité COVID-19. En effet, le suivi de certains projets a nécessité d’intégrer de nouvelles personnes aux équipes (afin de pallier les arrêts de travail ou de prendre le relais des personnes qui ne pouvaient pas travailler) et de développer un plan de maîtrise du risque. L’une des premières actions a consisté à prendre contact avec les principaux fournisseurs pour savoir s’ils avaient mis en place un plan de continuité COVID, et à quel niveau ils arrivaient à répondre aux règles d’hygiène et de sécurité. Cela a permis dans certains cas d’anticiper une solution back-up pour s’approvisionner dans les délais. Ametra Group a toujours été dans une démarche d’anticipation, et de pilotage des actions de mitigation des risques projet. Cela permet d’anticiper les mois à venir de manière co-construite. La dimension RH et de mobilité interne joue également un rôle clé dans le maintien de la performance et de la qualité dans un contexte de télétravail et de crise. Des remplacements doivent parfois être organisés rapidement afin de maintenir la continuité d’activité, nécessitant parfois la formation de collaborateurs. Dans tous les cas, la souplesse est fondamentale pour s’adapter aux besoins projet pendant une crise : gestion des plannings, adaptation des outils (extension du VPN) avec une dimension essentielle qui fait la différence : l’agilité pour éviter les carences et maximiser l’efficacité. Cette crise a également vu évoluer les rituels clients : avant le confinement, ils reposaient beaucoup sur des points physiques, du management visuel… La situation inédite a obligé les entreprises à revoir et adapter leurs méthodes de suivi, tant en interne qu’avec chaque client. Les outils visio ont pris le relais dans de nombreux cas, à l’exception de projets incompatibles avec ce type de communication (projets Défense notamment), pour lesquels de nouvelles manières sécurisées d’échanger ont été développées, en ayant recours par exemple à des documents chiffrés via un logiciel de cryptage. Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire d’Ametra Group, retrouvez-nous sur notre site officiel, LinkedIn et Twitter.
Pourquoi la France a-t-elle besoin du futur porte-avions de nouvelle génération (PANG) ?
Annoncé par la ministre des Armées Florence Parly lors du salon Euronaval qui s’est tenu en octobre 2018, le projet de futur porte-avions de la Marine nationale est particulièrement ambitieux. En complément d’une première phase d’étude de 2 ans, le calendrier prévoit une mise en service entre 2035 et 2039 (avec à priori de premiers essais en 2036), c’est-à-dire avec quelques années seulement de service en commun avec le Charles-de-Gaulle, qu’il est destiné à remplacer. Ce PANG devrait rester en service jusqu’en 2080, à condition de pouvoir s’adapter aux nouvelles technologies et armes qui seront développées d’ici-là. Les spécificités du porte-avions de demain Ayant pour vocation d’accueillir le New Generation Fighter (NGF), l’avion de combat du futur au centre du SCAF (Système de Combat Aérien Futur), le porte-avions devra être capable d’accueillir des avions et munitions plus imposants que l’actuel Rafale, ce qui inclut donc un besoin en hangars et pont d’envol d’envergure plus importante. Est également intégrée la capacité à adapter ses installations aériennes à l’utilisation de nombreux drones prévus pour voler en formation avec le NGF, ainsi que la possibilité d’avoir recours à des catapultes électromagnétiques (à la différence des catapultes à vapeur du Charles-de-Gaulle) pour le lancement des aéronefs. Avec ces données en tête, une nouvelle problématique apparaît : celle du choix du système de propulsion. Ce sera probablement l’option nucléaire qui sera mise en œuvre, plutôt que des moteurs traditionnels. Cette option allongerait néanmoins le temps de fabrication de quelques années. Un choix stratégique crucial pour la France Si le Charles-de-Gaulle est déjà une référence en la matière, Florence Parly l’a rappelé, ce porte-avions de nouvelle génération doit être “une véritable base avancée de notre Marine, aiguillon de notre innovation”. Parvenir par exemple à opérer des drones depuis un navire militaire serait une première mondiale, même si la marine américaine y travaille dans le même temps. Déjà au rang des pays les mieux équipés en matière de porte-avions et porte-aéronefs (au 2e rang mondial), pouvoir afficher un nouveau navire de ce type est un signal stratégique important et un atout diplomatique de taille. La question de la puissance navale est en effet au cœur des enjeux qui entourent le porte-avions. Cet article des Echos le rappelle d’ailleurs : “devant une évolution des enjeux stratégiques – le terrorisme, l’émergence du nucléaire tactique qui a sonné le glas de la guerre totale, les États défaillants, la multiplication des Opex, l’élargissement des zones d’intervention, la nécessité d’un déploiement rapide, la compétition stratégique (…) aujourd’hui plus que jamais, la puissance de la France repose sur son porte-avions.” Autre point important : pour mener à bien des frappes aériennes conséquentes dans le cas de la lutte contre le terrorisme, le porte-avions s’impose comme une solution fiable, robuste et de proximité qui permet de moins dépendre d’aérodromes prêtés et potentiellement cibles privilégiées des groupes terroristes. Enfin, comme le souligne cet article de Mediapart, “un porte-avions et son groupe peuvent jouer facilement le rôle d’ambassades mobiles, permettant de porter partout le pavillon national, dans le vaste domaine maritime où la France exerce sa souveraineté, comme dans ceux des pays alliés souhaitant l’accueillir” Notons pour conclure que le développement du savoir-faire français (source d’ailleurs d’opportunités commerciales à l’export à forte valeur ajoutée) et l’impact économique positif sur plusieurs régions du pays jouent aussi en faveur du PANG, notamment dans un contexte post-Covid tendu, où les filières d’emploi et les fournisseurs spécialisés ont plus que jamais besoin de projets d’envergure dans les années à venir. En mai 2020, la ministre a annoncé que le nouveau porte-avions serait construit à Saint-Nazaire, aux chantiers de l’Atlantique. Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire d’Ametra Group, retrouvez-nous sur notre site officiel, LinkedIn et Twitter image principale : Porte-avions de la Marine nationale française « Charles de Gaulle » (R91) le 24 avril 2019 © U.S. Marine Corps photo by Maj. Joshua Smith
