Sécurité spatiale, systèmes satellitaires et de communication avancés, exploration scientifique, Défense… les projets spatiaux fascinent tout autant qu’ils font l’objet d’investissements massifs et de coopérations de longue durée. De la NASA à l’ESA en passant par les programmes audacieux de différents pays à travers le monde (européens bien sûr, mais aussi Chine, Russie, Emirats Arabes Unis…), de nombreux projets vont prendre leur envol dans les années à venir. En voici 7 particulièrement marquants ! Space Rider, la mini-navette spatiale européenne Conçu pour réaliser dans l’espace des expériences en micropesanteur pendant plusieurs mois, tester de nouvelles technologies en vol et être capable de ramener les résultats de diverses expériences au sol, l’engin spatial Space Rider (Space Reusable Integrated Demonstrator for Europe Return) a franchi une nouvelle étape fin 2020 avec la signature du contrat de développement entre l’Agence spatiale européenne et les industriels Thales Alenia Space (TAS) et Avio. © ESA Mieux comprendre les exoplanètes avec ARIEL La mission européenne ARIEL (Atmospheric Remote-sensing Infrared Exoplanet Large-survey), prévue en 2029, visera à mieux comprendre les structures thermiques des atmosphères d’exoplanètes, de mesurer leur composition ou encore d’étudier leurs interactions avec l’étoile hôte. Le site Futura Sciences précise : “pour cela, cet observatoire spatial étudiera de quoi sont faites les exoplanètes, comment elles se sont formées et comment elles évoluent, en surveillant un « échantillon diversifié d’environ 1.000 atmosphères planétaires, simultanément dans les longueurs d’onde visibles et infrarouges ».” Le téléscope spatial a été formellement adopté par l’ASE en 2020. Le projet touche à l’un des thèmes principaux du programme Vision Cosmique de l’ESA : quelles sont les conditions nécessaires pour la formation des planètes et l’apparition de la vie ? VMAX : un drone hypersonique capable d’atteindre Mach 5 L’armement du futur passe aussi par les airs et la France se positionne sur le VMAX, Véhicule Manoeuvrant eXpérimental, qui devrait être mis à l’essai fin 2021. Ce planeur autonome sans moteur sera propulsé par une fusée, car les avions ne peuvent atteindre que Mach 2. VMAX est d’autant plus crucial qu’il s’inscrit dans une course aux armements innovants qui dessinent les guerres du futur (en lire plus sur les défis de l’hypervélocité). Prometheus, le lanceur du futur L’année prochaine, la fusée Ariane 6 prendra son envol grâce au moteur Vulcain 2.1. Mais l’avenir est déjà marqué par son remplaçant d’ici une dizaine d’années : Prometheus. Le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et ArianeGroup ont signé un accord pour les essais de ce futur moteur. Ces derniers auront lieu en France, sur le site de Vernon. Les premiers essais sont planifiés pour la fin de l’année 2021. L’objectif de Prometheus est de concevoir un moteur automatisé, polyvalent, ré-allumable et à coût maîtrisé (bien moins cher que Vulcain 2), tout en préservant et en développant l’expertise française en matière de propulsion liquide. Prometheus devrait être opérationnel aux environs de 2030. Il s’inscrit dans un contexte stratégique de développement des lanceurs européens, aux côtés d’Icarus (étage de fusée en carbone) ou encore de Thémis/Callisto (étage réutilisable). Le véhicule spatial Orion et Artémis : objectif Lune ! Initialement rattaché au programme Constellation (arrêté depuis), Orion permettra d’amener des astronautes autour de la Lune, dans un environnement extrême. Si le 1er test orbital du module de commande a déjà eu lieu, le premier vol avec équipage aura pour sa part lieu dans les années à venir. La NASA prévoit que le véhicule habité servira les futures missions de survol des astéroïdes et de la Lune, et “éventuellement le transport de l’équipage de la Station spatiale internationale”. Il est intéressant de noter que l’Agence Spatiale Européenne a rejoint le projet. Le module de service est ainsi construit sous la maîtrise d’œuvre d’Airbus. Orion sera préparé pour une intégration au lanceur SLS (Space Launch System) avant le lancement d’Artémis I. Le vol d’essai inhabité suivra une trajectoire proche de celle de la mission Apollo 8. Ce n’est qu’ensuite que des missions habituées seront organisées (Artémis 2, puis Artémis 3). Les échéances initialement prévues ont été décalées de plusieurs années en raison d’une récente suspension de contrat. Découvrez ici les 7 priorités scientifiques de la NASA pour Artémis. ExoMars 2022 : en quête d’échantillons martiens L’Europe, en coopération avec la NASA, prend part à ExoMars, la 1ère mission dédiée à récupérer des échantillons martiens. Le rôle de ces derniers est crucial, car il contribuera notamment à évaluer la toxicité de la poussière martienne pour l’homme, un facteur clé à maîtriser avant d’envisager d’envoyer des humains sur Mars. © Max Alexander / Airbus Les engins développés dans le cadre de ce programme devront permettre la mise en oeuvreœuvre de techniques nouvelles : atterrissage d’une charge lourde sur le sol de Mars ; mise en œuvre d’un rover à la surface d’une autre planète ; prélèvement d’une carotte ; acquisition, préparation, distribution et analyse d’un échantillon de sol in situ. LISA, le premier observatoire spatial d’ondes gravitationnelles Projet très important pour l’ESA, en collaboration avec la NASA, la mission LISA (pour Laser Interferometer Space Antenna) “consistera en 3 engins spatiaux séparés par 2,5 millions de km” et placés en formation triangulaire. Il s’agira du premier observatoire spatial d’ondes gravitationnelles, les observatoires actuels étant terrestres (LIGO et Virgo). Son lancement est prévu en 2034. © Nasa Découvrez tous les secteurs d’expertise du groupe Ametra sur notre site officiel, et n’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn pour ne manquer aucune de nos actualités ! © image principale : ArianeGroup
Le SCAF : des enjeux diplomatiques et de propriété intellectuelle brûlants au cœur de l’actualité
Si la 53e édition du Bourget avait été marquée par la présentation de la maquette du futur avion de combat européen, le Next Generation Fighter, le Système de Combat Aérien du Futur (SCAF) suscite de nombreux échanges enflammés ces derniers mois. Pour rappel, le NGF est destiné à remplacer les Rafale et Eurofighter d’ici à 2040, et l’un des gros enjeux du SCAF est de développer un système complet de combat connecté et sécurisé capable de dialoguer avec un grand nombre de systèmes. Pour y parvenir, les industries européennes de Défense ont uni leurs forces et leurs capacités technologiques, à commencer par l’Allemagne et la France. C’est de cette alliance initiale que naissent les problématiques actuelles, car elle pose de nombreuses questions diplomatiques et technologiques. Il faut dire que coopérer dans ce secteur n’est pas évident, les intérêts étatiques et des entreprises impliquées (en particulier Dassault, maître d’œuvre du projet, et Airbus Defense) étant parfois difficilement conciliables. A l’heure actuelle, la question de la fabrication du démonstrateur est ainsi au cœur d’un débat qui replace la souveraineté nationale et la question du savoir-faire technologique au centre des discussions. Comment “ouvrir” l’accès aux technologies nécessaires à ce démonstrateur sans compromettre ce qu’une entreprise ou un état estime être une ressource précieuse ? C’est ainsi que Dassault se refuse à donner accès aux technologies propres mises en œuvre pour cette phase délicate du projet SCAF. De son côté, l’Allemagne estime que sans ce transfert, elle ne pourra pas développer de nouveau ce matériel, alors qu’elle finance une partie du projet. On le voit alors : diplomatiquement, technologiquement et d’un point de vue purement lié à la propriété intellectuelle dans le secteur de l’industrie, il est difficile de remettre en question les points avancés par les différentes parties prenantes au programme. “Je ne crois pas que le processus vital est engagé, mais je ne vais pas vous dire que le malade n’est pas dans un état difficile” a d’ailleurs déclaré Eric Trappier lors de la présentation des résultats de Dassault Aviation le 5 mars. Y aller seul, est-ce possible du côté de Dassault ? Techniquement oui : « Dassault sait faire des avions (…), Safran sait faire des moteurs d’avions de combat (…) et Thales* sait à peu près faire des radars et des contre-mesures et un certain nombre d’équipements optroniques », rappelle Éric Trappier. « Et si je rajoute MBDA pour les missiles, la réponse est techniquement oui » en précisant que ce serait alors « une décision politique ». Dans les faits, la recherche d’un compromis revient régulièrement dans l’actualité afin de parvenir à un accord signé pour la phase 1B du programme. Comme le relaie le site Air-Cosmos.com, “le SCAF est un élément essentiel au plan politique et industriel de la capacité européenne aéronautique future dans la défense. Il est donc de ce fait un instrument essentiel de l’affirmation de l’Union européenne sur la scène internationale, et ce au moment où le monde est en train de se structurer autour d’une confrontation entre la Chine et les États-Unis. “ Le sujet délicat de la répartition des IPR (Intellectual Property Rights) se trouve d’autant plus accentué que l’Espagne et l’Italie ont ou vont rejoindre le projet (le groupe italien Leonardo ayant été “invité” par l’Allemagne à y prendre part, via une prise de participation de 25,1% dans la société Hensoldt). Reste que malgré les difficultés, ces derniers jours montrent que la coopération demeure un sujet de préoccupation centrale : Safran Aircraft Engines, MTU Aero Engines et ITP Aero viennent d’ailleurs de finaliser un accord pour le développement, la production et le soutien communs du moteur du futur NGF. *Safran, MUT Aeor Engines, Thales et MBDA participent aussi au projet SCAF, qui comprend un chasseur, des drones et le système de systèmes “Air Combat Cloud” © Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa
La politique d’égalité des chances chez Ametra : un engagement très concret
L’entreprise peut être un moteur de changement sociétal, en particulier au niveau de ses actions en faveur de l’égalité des chances. Déjà très engagé pour l’égalité hommes-femmes ou encore la sensibilisation au handicap, le groupe Ametra a fait le choix d’un partenariat avec l’association Article 1 pour soutenir l’insertion professionnelle des jeunes en brisant les plafonds de verre et en leur ouvrant de nouvelles perspectives qui font bouger les lignes de la mobilité sociale, pour que leur avenir ne dépendent pas de leurs origines sociales, économiques et culturelles. Ce partenariat, mis en place à la fin de l’année 2019, permet à des collaborateurs expérimentés et volontaires de devenir mentors de jeunes talentueux, mais qui ne disposent pas forcément de l’environnement social et familial propice à des études et une vie active qui pourraient pourtant bien leur correspondre. Comment découvrir et s’approprier les codes de l’entreprise lorsque l’on n’y a pas facilement accès ? Comment oser postuler à un stage, à une formation ou école, ou encore développer un réseau dans un contexte différent de celui d’où l’on vient ? Encore faut-il avoir accès à ces nouveaux référentiels lorsque l’on ne les a pas acquis socialement, familialement et structurellement. Sans ces bases, la capacité à se montrer performant dans sa carrière ne vient qu’au second plan : la première étape fondamentale est de savoir que l’on peut oser aller vers tel ou tel type de carrière, d’entreprise ou d’école. Les freins sociaux peuvent être tels qu’un “coup de pouce” est souvent nécessaire. Les portes restent fermées lorsque l’on ignore même qu’elles existent… Le mentor va justement permettre d’aiguiller le mentoré sur tous les sujets (pas uniquement scolaires), en partageant son expertise et en se rendant disponible pour échanger régulièrement. Conseiller, tisser des liens, lever l’autocensure, discuter et encourager sont les maîtres mots d’une relation forte qui se construit sur la durée. Plusieurs collaborateurs expérimentés issus de différentes agences Ametra se sont lancés dans l’aventure depuis près de 2 ans, en accompagnant notamment des jeunes intéressés par le secteur des ressources humaines ou une carrière plus technique : comment faire un CV, trouver un stage pendant sa 3e année de licence, oser déposer sa candidature pour une formation qui paraissait jusque-là inaccessible ou réservée à d’autres… Via Article 1, qui propose activement différents supports et webinaires, l’accompagnement de chaque mentoré se construit de mois en mois, en présentiel quand cela est possible (beaucoup moins en temps de Covid, bien évidemment…) et de manière régulière par téléphone, messages ou échanges en visio. Au-delà des échanges sur des questions pragmatiques, cette relation privilégiée permet aussi de révéler des compétences que l’on ne trouve pas purement dans le cursus scolaire (soft skills…) et d’aider des profils souvent très débrouillards à pousser les bonnes portes en ayant confiance en eux. En temps normal, il est aussi possible d’envisager de participer à des ateliers de découverte, afin d’élargir l’horizon des jeunes à différents métiers, puis de les accompagner de manière individuelle via le mentoring. Sur le plan humain, les collaborateurs qui se sont engagés dans le mentorat d’un jeune en tirent aussi une grande richesse humaine : “c’est très enrichissant, on se nourrit des questions qu’ils peuvent se poser avant l’arrivée dans le monde du travail.” (Laetitia D., mentor de Wissam). “La relation se construit dans les deux sens, ce sont de vrais échanges, de vraies discussions”. Au-delà de ce partenariat, c’est la question plus globale de l’engagement pour une meilleure inclusion en entreprise qui se joue. Ametra agit sans relâche pour plus de diversité, pour une mobilité sociale forte ou encore pour l’égalité hommes-femmes dans le milieu professionnel. Découvrez dès maintenant nos engagements et notre politique RH en consultant notre site. Vous pouvez aussi nous rejoindre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités.
