Depuis plusieurs années, l’électrification progressive des aéronefs s’impose comme l’un des leviers de transition pour le secteur aéronautique. Si l’avion tout électrique reste encore hors de portée pour l’aviation commerciale, l’hybridation énergétique ouvre des perspectives concrètes. Chez Ametra, cette réflexion a été amorcée il y a plusieurs années déjà, au travers d’un programme de recherche centré sur l’évolution des architectures systèmes vers un avion plus électrique. L’objectif ? Étudier comment les systèmes électriques peuvent remplacer, partiellement ou totalement, des fonctions aujourd’hui assurées par des circuits hydrauliques, pneumatiques ou mécaniques. Une phase exploratoire basée sur la simulation La première étape a consisté à tester différents scénarios de vol en tout électrique. Les résultats ont mis en évidence une limite majeure : avec les technologies de batteries disponibles à l’époque et, dans une grande mesure, encore aujourd’hui, l’avion ne pouvait embarquer ni passagers ni fret, pour des raisons de masse et d’autonomie. Cette analyse a conduit les ingénieurs d’Ametra à explorer une voie plus réaliste : celle d’une stratégie d’hybridation optimisée, mieux adaptée aux profils de vol réels. Les travaux ont porté sur le dimensionnement des différentes sources d’énergie et sur la gestion dynamique des charges électriques, en fonction des phases de mission (décollage, montée, croisière, descente, atterrissage…). Ces simulations ont permis d’identifier des architectures hybrides viables et d’élaborer des algorithmes d’hybridation capables d’optimiser les compromis entre puissance, masse embarquée, consommation et sécurité. Un socle technique réutilisable dans les projets industriels Ce travail amont a permis à Ametra de rejoindre une équipe projet aux côtés de Safran, avec laquelle une architecture hybride innovante a été proposée. Cette collaboration a contribué au dépôt d’un brevet par Safran. A la clé : des avancées majeures, à l’image du programme technologique RISE. Plus largement, cette expérience R&D a renforcé la capacité d’Ametra à collaborer avec ses clients sur le développement de systèmes hybrides complexes, en amont de leurs programmes technologiques Flying Whales : modéliser une propulsion hybride à grande échelle Depuis près de 2 ans et demi, Ametra intervient également dans le cadre du programme Flying Whales, un dirigeable de nouvelle génération conçu pour le transport de charges lourdes hors gabarit. Long de près de 200 mètres, l’appareil vise une capacité de levage allant jusqu’à 60 tonnes. Ametra contribue à la modélisation du système électrique hybride et à la définition d’une architecture à double niveau de puissance. © Flying Whales Le système intègre notamment une cogénération, des batteries tampon dimensionnées pour répondre aux appels de charge critiques, ainsi qu’une gestion intelligente des flux d’énergie. Cette mission s’inscrit dans la continuité des travaux menés depuis plus de 5 ans et illustre le passage d’une démarche de recherche à des applications concrètes en environnement industriel. Le groupe Ametra en avance de phase Qu’il s’agisse de projets exploratoires ou de collaborations avec des industriels majeurs, Ametra a su anticiper les enjeux liés à l’électrification de l’aviation. Notre capacité à simuler, modéliser et proposer des architectures hybrides adaptées fait aujourd’hui la différence dans un secteur en pleine transformation. La trajectoire engagée autour de l’aviation plus électrique confirme la place d’Ametra Group parmi les acteurs capables de concevoir des solutions innovantes et sur-mesure, de la phase R&D à l’intégration de systèmes complexes. Découvrez dès maintenant notre site officiel pour en savoir plus sur nos expertises, et n’oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn ! (c) image principale : Flying Whales
MaiaSpace et Ametra Group : une collaboration agile pour propulser l’Europe dans l’ère des lanceurs réutilisables
Face à l’essor du marché des petits satellites et aux défis posés par la réutilisation des lanceurs, l’Europe se positionne avec ambition grâce à MaiaSpace, une filiale d’ArianeGroup fondée en 2022. Son objectif ? Développer une solution de lancement compétitive, agile et réutilisable, adaptée aux nouveaux besoins du secteur spatial. Contrairement aux lanceurs lourds comme Ariane 6, conçus pour envoyer des charges massives en orbite haute ou vers l’espace profond, Maia appartient à la catégorie des lanceurs légers, des véhicules plus petits et réactifs destinés aux lancements fréquents en orbite basse (LEO). Cette approche répond à un changement majeur du secteur : l’essor des constellations de satellites, essentielles pour les télécommunications, l’observation de la Terre et la 5G. Plutôt que de dépendre de lanceurs lourds aux cadences limitées, MaiaSpace veut proposer une alternative plus flexible et rentable, en s’inscrivant dans la tendance des petits lanceurs réutilisables, à l’image de la Falcon 9 de SpaceX ou de la Rocket Lab Electron. Maia, un lanceur léger réutilisable Le projet phare de MaiaSpace est Maia, un mini-lanceur de nouvelle génération pensé pour répondre aux besoins croissants d’accès à l’orbite basse. Avec 50 mètres de hauteur, une propulsion assurée par le moteur Prometheus fonctionnant au méthane et à l’oxygène liquides, et une capacité de charge allant jusqu’à 1,5 tonne en version réutilisable (2,5 tonnes avec un étage supplémentaire), Maia veut s’imposer comme une solution flexible et performante. Conçu dès le départ pour être partiellement réutilisable, Maia entend optimiser les cycles de production et réduire les coûts de lancement, un enjeu clé pour l’avenir du spatial en Europe. En intégrant une récupération et une remise en service de certaines parties du lanceur, notamment le premier étage, MaiaSpace vise à diminuer la dépendance aux chaînes de production longues et coûteuses tout en accélérant la cadence des lancements. Cette approche, inspirée des modèles de réutilisation déjà éprouvés par SpaceX avec Falcon 9, pourrait permettre à l’Europe de rester compétitive face à la montée en puissance des acteurs privés internationaux. © Maiaspace Ametra, partenaire industriel clé de MaiaSpace Depuis près de deux ans, Ametra accompagne MaiaSpace dans le développement et la fabrication des moyens industriels nécessaires à l’assemblage et à l’intégration du lanceur. Le groupe a ainsi conçu les équipements nécessaires à l’installation des moteurs sous la Multi-Engine Bay (MEB), afin de faciliter les opérations d’assemblage. Ametra déploie ses experts directement sur site, à Vernon et Paris-La Défense, pour accompagner MaiaSpace dans ce programme stratégique. Cette proximité garantit une collaboration en temps réel, essentielle dans un cadre aussi agile et rapide. MaiaSpace fonctionne en mode start-up, avec une gestion plus fluide, pragmatique et rapide. “Nous avons adopté la méthode Agile, inspirée du développement de logiciels. Nous l’avons adapté parce qu’une fusée comporte certes du logiciel, mais aussi du matériel. Cela consiste à faire un développement itératif et incrémental. Dans les faits, on découpe notre lanceur Maia en plus petits systèmes (le premier étage, le second, les structures, etc.) et avons pour objectif de réaliser pour chacun trois modèles différents.” Yohann Leroy, CEO de MaiaSpace, interview Geo.fr Pour Ametra, qui sait s’adapter aux environnements contraints tout en restant agile, c’est une opportunité de mettre en avant sa capacité à répondre aux besoins d’acteurs qui révolutionnent l’industrie spatiale. Un premier vol prévu en 2026 depuis Kourou Le projet Maia entre dans sa phase critique avec un premier lancement prévu en 2026 depuis le pas de tir Soyouz en Guyane. Cette échéance est un moment clé pour MaiaSpace, qui ambitionne de rendre l’Europe plus indépendante et compétitive dans l’accès à l’espace. Cette dynamique s’est récemment concrétisée avec une étape majeure pour MaiaSpace : l’annonce de son premier contrat commercial avec Exotrail, start-up française spécialisée dans la propulsion électrique pour satellites. Ce contrat, officialisé en mars 2025, porte sur le lancement d’un véhicule de transfert orbital (le Spacevan) développé par Exotrail, prévu à bord du lanceur Maia dès la deuxième mission de vol, après le tir inaugural de 2026. MaiaSpace dans la dynamique du NewSpace européen MaiaSpace s’inscrit pleinement dans le mouvement NewSpace, ce courant qui bouscule les codes traditionnels de l’industrie spatiale. Porté par des acteurs privés, des cycles de développement raccourcis, des coûts maîtrisés et une forte culture de l’agilité, le NewSpace s’est d’abord imposé aux États-Unis, notamment sous l’impulsion de SpaceX, Rocket Lab ou Blue Origin. Avec MaiaSpace, l’Europe commence à répondre à cette nouvelle donne, en associant la puissance industrielle d’un groupe comme ArianeGroup à la souplesse d’une structure start-up. On retrouve dans MaiaSpace tous les marqueurs du NewSpace : – une structure légère, avec moins de procédures internes,– une réactivité forte sur les phases de design, test et validation,– des objectifs de réutilisabilité dès la conception,– une logique de co-développement avec des partenaires agiles, comme Ametra,– et désormais, des contrats commerciaux signés en amont du premier vol, à l’image de celui passé avec Exotrail. Ce modèle hybride, à la croisée de l’expertise spatiale traditionnelle et de l’esprit start-up, marque l’entrée concrète de la France et de l’Europe dans l’ère du NewSpace. MaiaSpace ambitionne non seulement de rattraper le retard, mais aussi d’installer une alternative souveraine et compétitive sur le marché mondial des lancements légers à moyens. Grâce à sa collaboration avec Ametra, MaiaSpace bénéficie de solutions industrielles sur-mesure pour répondre à ses enjeux de rapidité et de flexibilité. Un partenariat qui illustre l’agilité et l’expertise d’Ametra dans les projets spatiaux les plus innovants. Pour en savoir plus sur le groupe Ametra , visitez dès maintenant notre site officiel et retrouvez-nous sur LinkedIn ! image principale : © ArianeGroup
Ariane 6 : avec ArianeGroup, Ametra contribue à la nouvelle génération de lanceurs européens
Du développement des Cellules d’Intégration Horizontale à l’installation des moyens sur site, Ametra accompagne ArianeGroup sur le programme Ariane 6. Une contribution concrète à un projet spatial majeur, au croisement de l’innovation technologique et de la souveraineté européenne. Ariane 6 est le dernier-né des lanceurs développés par ArianeGroup pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ce programme ambitieux vise à maintenir la souveraineté spatiale européenne en offrant une solution flexible, performante et compétitive. Avec Ariane 6, l’Europe mise sur une approche modulaire et des coûts optimisés pour répondre aux besoins des missions institutionnelles et commerciales, tout en rivalisant avec des acteurs privés comme SpaceX. Deux configurations pour plus de flexibilité Ariane 6 se décline en deux versions, pensées pour s’adapter à différents types de charges et de clients : Grâce à cette flexibilité, l’Europe dispose désormais d’un lanceur capable de couvrir un large spectre de missions, tout en réduisant les coûts unitaires par kilogramme lancé. Des innovations au service de la performance Avec une hauteur comprise entre 56 et 62 mètres, selon la version, et une masse au décollage allant de 530 à 860 tonnes, Ariane 6 reste dans la lignée d’Ariane 5, tout en intégrant des avancées majeures. Enfin, l’ensemble du lanceur repose sur une structure allégée et rationalisée, pensée pour réduire les coûts industriels tout en maintenant un haut niveau de fiabilité. Un lancement attendu et des perspectives prometteuses Après plusieurs ajustements, le vol inaugural d’Ariane 6 a eu lieu le 9 juillet 2024, marquant une étape clé pour le programme et pour l’Europe spatiale. Plus récemment, le 6 mars 2025, le premier vol commercial s’est déroulé avec succès et a placé en orbite le satellite militaire français CSO-3. Avec cette nouvelle génération de lanceurs, l’Europe se donne les moyens de rester un acteur de premier plan, en assurant un accès souverain à l’espace et en répondant aux besoins stratégiques et commerciaux des décennies à venir. Pourquoi Ariane 6 s’impose déjà comme une réussite européenne Les premiers vols d’Ariane 6 ont confirmé la fiabilité des choix technologiques opérés, en particulier avec le moteur Vinci et les différentes configurations de boosters qui ont démontré leur efficacité. Cette réussite technique marque une étape importante pour l’ensemble de l’écosystème spatial européen. Sur le plan économique, Ariane 6 se distingue également par une meilleure compétitivité. Si son coût reste plus élevé que celui de certains concurrents comme Falcon 9, il est significativement inférieur à celui d’Ariane 5, tout en offrant une plus grande flexibilité d’usage. Une évolution bienvenue à l’heure où les opérateurs recherchent des solutions plus agiles et mieux adaptées à leurs modèles économiques. Pensée pour répondre aux besoins émergents du secteur, Ariane 6 permet de lancer plusieurs satellites en une seule mission, avec des cadences accrues. Elle répond ainsi aux attentes des constellations en orbite basse, mais aussi aux missions institutionnelles qui nécessitent une continuité de service fiable et souveraine. Enfin, dans un contexte géopolitique tendu et à la suite de l’arrêt des lancements Soyouz depuis le Centre spatial guyanais, Ariane 6 représente aujourd’hui le seul lanceur lourd disponible en Europe. Elle incarne un levier essentiel de souveraineté pour garantir un accès indépendant à l’espace, enjeu stratégique majeur pour l’Union Européenne. Le savoir-faire d’Ametra au service d’un programme spatial d’envergure le bâtiment d’assemblage © ESA Le groupe Ametra est fier de contribuer depuis plusieurs années au développement d’Ariane 6 aux côtés d’ArianeGroup, en apportant son expertise en ingénierie, industrialisation et intégration de moyens. Nos experts sont notamment impliqués dans le projet CIH Platforms (Cellules d’Intégration Horizontale), un dispositif stratégique pour l’assemblage des boosters latéraux du lanceur. Ces plateformes sur mesure, conçues et assemblées par Ametra, permettent aux opérateurs d’accéder de manière fluide aux pièces à assembler grâce à un système de tiroirs modulaires. L’ensemble, d’une hauteur de 8 mètres pour environ 150 m² au sol, a été notamment développé dans les bureaux d’études Ametra à Toulouse, puis expédié par voie maritime jusqu’au Centre Spatial Guyanais. Sur place, les équipes Ametra assurent actuellement l’installation finale de l’atelier Nord. Ce projet illustre la capacité du groupe à concevoir, fabriquer et intégrer des moyens industriels complexes, en France comme à l’international. Il mobilise aujourd’hui plus d’une dizaine de collaborateurs, entre bureaux d’études et présence terrain. Découvrez l’ensemble des expertises et références d’Ametra sur le site officiel du groupe. N’oubliez pas non plus de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités ! (c) image principale : ArianeGroup
