Cette année encore, le Salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) du Bourget a tenu ses promesses. Du 16 au 22 juin 2025, le ciel de Paris s’est transformé en vitrine mondiale de l’aérospatiale en rassemblant innovations, démonstrations spectaculaires et annonces stratégiques. Sur le tarmac, dans les halls et lors des conférences, un constat s’est imposé : le secteur entre dans une nouvelle ère, façonnée par l’urgence climatique, les tensions géopolitiques et la montée en puissance du numérique. Pour Ametra Group, cette nouvelle édition a été une occasion privilégiée de prendre le pouls du secteur et de confirmer notre rôle d’acteur clé dans sa transformation. Cette édition historique a mis en lumière un engagement sans précédent vers la décarbonation, une digitalisation accélérée et une ambition renouvelée pour la Défense, l’espace et la souveraineté technologique européenne. Les grandes tendances structurantes de l’édition 2025 L’aviation durable : de la promesse à la réalité Loin d’être un concept abstrait, la décarbonation est entrée dans sa phase d’industrialisation. L’enjeu n’est plus seulement d’innover, mais de déployer à grande échelle. Digitalisation, IA et cybersécurité : le triptyque de la performance La transformation numérique s’invite désormais dans toute la chaîne de valeur. Nouveaux matériaux et fabrication additive : la révolution silencieuse La quête de légèreté et de performance passe par des matériaux innovants. Les composites thermoplastiques, plus légers et recyclables, gagnent du terrain face aux thermodurcissables. La fabrication additive n’est plus un gadget : elle est utilisée pour des pièces critiques comme des injecteurs de carburant ou des éléments de structure, réduisant la masse et le nombre de pièces à assembler. Défense et souveraineté : un retour en force Le contexte géopolitique a placé les enjeux de défense au premier plan. Le programme SCAF (système de combat aérien du futur) a été une pièce maîtresse du Bourget, avec des présentations détaillées de la collaboration entre Dassault Aviation, Airbus et leurs partenaires. Ce programme s’inscrit dans une logique de défense européenne intégrée, en lien avec les ambitions du Fonds européen de défense et les coopérations bilatérales franco-allemandes. Les drones, du MALE (moyenne altitude, longue endurance) aux essaims connectés, ainsi que les solutions de commandement et de contrôle (C2) spatiales, ont affirmé leur rôle indispensable dans les opérations de demain. L’édition 2025 a également permis de confirmer la vitalité des exportations françaises en matière de défense, avec de nouvelles perspectives autour du Rafale et des coopérations industrielles renforcées, notamment en Inde et en Asie du Sud-Est. Le Salon du Bourget 2025 a également été marqué par la signature d’un accord de soutien public autour de VORTEX, le démonstrateur de planeur spatial développé par Dassault Aviation. Ce projet ambitieux, porté par l’État français, vise à explorer les technologies de vol suborbital et de rentrée atmosphérique contrôlée, dans une optique de réutilisabilité. Avec un objectif de mise en orbite basse de petites charges utiles, VORTEX s’inscrit à la croisée de l’aéronautique et du spatial. Il symbolise la volonté française de gagner en souveraineté technologique sur des segments aujourd’hui dominés par les grands acteurs américains du New Space, et pourrait préfigurer les futurs systèmes de transport spatial européens, réutilisables et agiles. Par ailleurs, le salon a aussi été l’occasion de rappeler l’ambition spatiale européenne à travers des programmes structurants comme IRIS² (infrastructure for resilience, interconnectivity and security by satellite), Galileo (navigation) et Copernicus (observation de la Terre). Ces projets incarnent une volonté croissante de souveraineté technologique et de sécurisation des communications en orbite basse. Cette édition a aussi souligné la dynamique de recherche collaborative européenne, avec des démonstrateurs financés dans le cadre du programme Clean Aviation ou du Fonds européen de défense. L’envol des eVTOL et de la mobilité aérienne urbaine Le secteur des « taxis volants » a gagné en maturité. Au-delà des démonstrateurs en vol, les discussions se sont focalisées sur les défis majeurs de la certification par l’EASA et la FAA, et de l’intégration sécurisée dans un espace aérien déjà dense. Des acteurs comme Archer et EHang ont dévoilé des prototypes prêts à entrer en service, avec de premières intégrations d’IA pour assister les pilotes. L’industrialisation de la production reste un challenge majeur, où l’expertise en ingénierie des procédés est primordiale. Le salon a aussi mis en lumière un écosystème foisonnant de start-ups technologiques, des systèmes de propulsion alternatifs aux solutions logicielles de simulation. Une dynamique commerciale exceptionnelle L’édition 2025 a été un cru exceptionnel en termes de contrats, signe de la confiance des compagnies aériennes et de la nécessité de renouveler les flottes. L’humain au cœur de l’industrie Le Bourget n’est pas qu’une affaire de contrats ; c’est aussi le lieu où se prépare l’avenir des métiers. L’A400M Atlas, avion de transport militaire européen développé par Airbus Defence and Space, a une nouvelle fois particulièrement impressionné lors de ses démonstrations en vol. Capable d’opérations tactiques et stratégiques, de ravitaillement en vol et de déploiements en terrains sommaires, il incarne la polyvalence opérationnelle moderne. Le salon a mis en avant ses récentes capacités améliorées en matière de largage simultané de charges lourdes, d’atterrissage sur pistes courtes et de navigation autonome en environnement dégradé. Cockpit de l’A400M © Oleg Belyakov Un moment de fierté partagée pour les équipes d’Ametra Integration Le samedi, une quarantaine de collaborateurs d’Ametra Integration, accompagnés de leurs proches, a fait le déplacement jusqu’au salon à l’initiative conjointe du CSE et de la direction. Partis le matin en bus, ils ont pu découvrir les différents stands et assister aux démonstrations en vol, notamment à celle du Rafale : un moment fort pour les équipes, qui contribuent directement à ce programme d’excellence. Ametra Integration participe en effet à la fabrication de cinq sous-systèmes du Rafale pour cinq clients distincts : Dassault Aviation, Thales, Safran, MBDA et Aresia. Voir évoluer cet avion, sur lequel ils travaillent chaque jour, a été une belle occasion de mesurer l’impact concret de leur savoir-faire. Ce type d’initiative s’inscrit pleinement dans la volonté du groupe de renforcer le lien entre les projets menés sur le terrain, les valeurs de transmission et la reconnaissance du travail accompli. En
Millennials et génération Z : comment le monde industriel s’adapte aux nouvelles générations d’ingénieurs
Ils ont grandi avec la transition numérique, commencé leur carrière dans un monde en mutation, et représentent aujourd’hui une part croissante des effectifs techniques dans l’industrie : les millennials (nés entre 1981 et 1995) et la génération Z (nés à partir de 1996) apportent avec eux de nouvelles attentes en matière de carrière, de management et de valeurs d’entreprise. Leur vision du travail ne s’oppose pas au monde industriel : elle l’interroge, le stimule et l’invite à se transformer. Comment répondre à ces aspirations sans renier les fondamentaux techniques et organisationnels de l’ingénierie ? Quels leviers concrets activer pour concilier exigence industrielle et quête de sens ? Comprendre les attentes de la génération Y (millennials) Contrairement aux idées reçues et désormais bien installés dans la vie professionnelle, les millennials ne sont pas réfractaires à l’effort ou à l’engagement dans la durée. Ils attendent en revanche que leur contribution ait du sens, que leur travail s’inscrive dans une dynamique d’apprentissage continu, et que leur environnement professionnel évolue avec eux. Parmi leurs attentes principales : Ces attentes se traduisent par un besoin fort de proximité managériale et d’un processus d’intégration qui prenne en compte les dimensions humaines dès l’arrivée dans l’entreprise. Ce que disent les études : Génération Z : une quête d’impact, de sens et d’équilibre Désormais présents en nombre croissant dans les équipes, les jeunes nés après 1996 bousculent encore davantage les repères. Chez Ametra, 24 % des salariés ont moins de 25 ans, et 27 % ont entre 26 et 30 ans, ce qui fait de cette génération un levier de transformation essentiel. Leur attente principale ? Que leur métier ait un impact positif, non seulement dans l’entreprise, mais aussi dans la société. Parmi les sujets qui les mobilisent particulièrement : Cette sensibilité se traduit aussi dans leurs choix : les Z sont moins enclins à faire des compromis sur leurs valeurs. Ils hésitent moins à quitter un poste s’il n’est pas aligné avec leurs convictions ou leur équilibre personnel. Quelles réponses RH concrètes dans l’industrie ? Chez Ametra, plusieurs axes ont été mis en œuvre pour répondre à ces attentes générationnelles, tout en renforçant l’engagement des collaborateurs sur le long terme. Proposer des parcours évolutifs et décloisonnés Dans un secteur en constante évolution, la possibilité de changer de secteur (automobile, ferroviaire, aéronautique, défense…) ou de trajectoire (projet, technique ou encore management) est essentielle. Ametra encourage la mobilité fonctionnelle, géographique et sectorielle tout au long des parcours. Favoriser une culture managériale de proximité Les jeunes générations attendent une vraie écoute, des repères clairs, et des interactions régulières avec leurs managers. Chez Ametra, l’encadrement est assuré par des managers techniques, souvent issus du terrain, ce qui renforce la confiance et l’alignement métier. Des enquêtes de satisfaction régulières permettent de prendre le pouls des équipes. Et si un projet ne correspond pas aux attentes d’un collaborateur, des solutions de repositionnement sont systématiquement étudiées. Renforcer l’engagement RSE L’engagement sociétal et environnemental est un critère de choix fort chez les Z comme les Y. Ametra traduit cet engagement par plusieurs initiatives concrètes : Agir concrètement pour un environnement de travail inclusif et responsable Au-delà des engagements RSE visibles à l’extérieur, Ametra agit aussi en interne pour faire de l’entreprise un environnement sain, équitable et respectueux. Cela se traduit par plusieurs initiatives : Ces démarches ne sont pas accessoires : elles sont au cœur de l’expérience collaborateur et participent à créer un climat de confiance et d’engagement durable. Valoriser la convivialité et la vie collective Les événements d’agence, comme des pots conviviaux ou des activités (karting, accrobranche…), sont plébiscités. Ces moments nourrissent un sentiment d’appartenance, au-delà du poste ou du projet technique. Deux générations différentes, une même attente de sens Répondre à ces attentes ne revient pas à changer de culture d’entreprise, mais à en faire évoluer les modalités. Les ingénieurs de ces générations ne cherchent pas à tout transformer : ils veulent que leur engagement professionnel ait un impact, qu’il s’inscrive dans un collectif stimulant et qu’il leur permette d’évoluer. Pour les entreprises industrielles, cette génération est une chance. Elle pousse à repenser les parcours, à mieux valoriser les compétences, et à créer un environnement de travail où l’exigence technique coexiste avec l’attention portée aux individus. Retrouvez toutes les initiatives et engagements du groupe Ametra sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
