Plus de 450 exposants, 150 délégations officielles françaises, européennes et mondiales, 350 journalistes accrédités : le salon Euronaval 2022, qui s’est tenu du 18 au 21 octobre, a permis de découvrir tous les futurs équipements, innovations technologiques et expertises de différents acteurs privés et institutionnels dans le domaine naval. Zoom sur les temps forts de ces 4 jours de salon. La star du salon : Naval Group et la DGA ont présenté le PANG C’est sans conteste l’un des plus gros temps forts d’Euronaval 2022 : la Direction Générale de l’Armement et Naval Group ont dévoilé la maquette du porte-avion nouvelle génération (PANG). © Ametra Avec une mise en service prévue en 2038, ce dernier mesurera 310 mètres de long pour un poids de 75000 tonnes, pourra accueillir 40 avions et hélicoptères de combat et près de 2000 hommes, ce qui en fera alors le plus grand navire de guerre européen. La DGA et et l’agence de l’innovation de défense (AID) ont également présenté d’autres matériels inédits et projets d’avenir : drones navals du programme SLAM-F (système de lutte anti-mines marines du futur), projet d’innovation franco-japonais DM/DE-Micta, Xtend Explorer, Drix, Proteus, mais aussi Josepha (une nouvelle technique de soudure par friction), Helma-P, un système de lutte anti-drone qui utilise un laser en cours d’étude et évaluation pour sa partie maritime ou encore Anaïs, un projet d’analyse des incohérences de situation maritime, issu de l’innovation participative et actuellement expérimentée par la marine nationale. Les 4 lauréats des Euronaval Awards for naval innovation : de nouvelles technologies impressionnantes ! Plutôt que de créer un podium, le jury des Euronaval Awards a décidé de remettre quatre prix à quatre entreprises sur la base des critères suivants : innovation, durabilité, dualité et crédibilité. Arkeocean, société basée dans le sud de la France, a remporté le prix pour sa technologie SEAKER, des “systèmes USBL acoustiques entièrement intégrés, agiles et abordables”. Elwave, installée dans l’Ouest de la France, utilise le biomimétisme pour créer des systèmes de détection, de navigation et de caractérisation électromagnétiques. Optics 11, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam, développe des solutions innovantes de détection par fibre optique. Thales Six a reçu un prix pour son antenne quantique. Cette dernière permet de réduire la taille des antennes, un défi important pour optimiser l’empreinte des systèmes. 3 start-ups récompensées dans le cadre de SEAnnovation Depuis 2018, le salon Euronaval a mis en place un espace SEAnnovation pour mettre en avant et récompenser les pépites les plus innovantes de l’industrie de la Défense. Cette année, 34 start-ups aussi bien françaises qu’étrangères ont été retenues suite à un appel à candidatures. Au final, plusieurs prix ont été décernés : Prix “Promesse Technologique”: DIAMFAB Prix “Réponse à un besoin opérationnel” : MY DATA MODELS Prix “Passage à l’échelle” : OLEDCOMM Ametra y était : la sélection personnalisée de nos experts, et nos photos ! Le groupe Ametra était présent lors du Salon. Le stand a permis d’échanger avec des experts et décideurs du secteur et de présenter notre savoir-faire. © Ametra Nos collaborateurs présents ont été impressionnés par différentes innovations : les systèmes lance-leurres de Lacroix Défense les nouveaux développements de drones le simulateur hélicoptère de DCI Group © Ametra la technologie d’isolation des câbles de puissance dans les sous-marins les nouveaux projets de sociétés telles que NavalGroup et Exail (drones sous-marins, systèmes de détection dont mines…) la maquette du porte-avions nouvelle génération PANG la tourelle sur le stand Nexter… © Ametra Voici en images quelques souvenirs marquants du salon : N’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos futurs articles et reportages !
Les mini-lanceurs : de SpaceX à l’accélération des lanceurs français et européens
Les mini-lanceurs (ou micro-lanceurs) désignent des fusées conçues pour mettre en orbite des satellites jusqu’à 300 kilos environ. Leur taille est donc inférieure aux lanceurs traditionnels et permet aux acteurs du NewSpace d’adresser de nouveaux défis et marchés (objets connectés, constellations de satellites, télécommunications…). Moins onéreux et moins imposants donc plus agiles que les lanceurs traditionnels, les mini-lanceurs sont de plus en plus indispensables pour des projets comme Starlink, pour ne citer que lui, et intéressent une multitude d’acteurs dont le CNES, qui a pré-sélectionné cette année 7 entreprises pour de futurs lancements à Kourou. Il est aussi prévu de travailler avec différentes entreprises guyanaises pour adapter le pas de tir du Centre Spatial de Kourou à cette nouvelle famille de micro-lanceurs “complémentaires des lanceurs européens historiques Ariane et VEGA opérés par Arianespace”. Le CNES va par ailleurs travailler avec plusieurs entreprises guyanaises pour adapter le pas de tir historique de la fusée Diamant au Centre Spatial à Kourou aux nouveaux micro-lanceurs, « complémentaires des lanceurs européens historiques Ariane et VEGA opérés par Arianespace« . ArianeGroup ne s’arrête pas là, puisque le développement d’un mini-lanceur réutilisable a été annoncé fin 2021, à partir du démonstrateur Themis et avec un objectif de lancement en 2026. Tout cela s’inscrit dans le contexte du plan France 2030, lancé en partenariat par la BPIFrance et le CNES, qui vise à soutenir le développement de solutions de micro et mini-lanceurs et de technologies associées et qui consacre, au total, 1,5 milliard d’euros à ce domaine : systèmes complets de lancement composants (motorisation et équipements) En France, HyPrSpace ou encore Sirius Space Services ont pris un temps d’avance en remportant la première phase d’appel à projets sur les micro-lanceurs dans le cadre de ce plan. Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez visionner ce séminaire dédié au New Space et plus spécifiquement à la bataille des lanceurs : La France rattrape son retard : les exemples innovants de l’OB-1 et de Zéphyr Voici comment le Gifas présente l’Orbital Baguette-1 conçue par HyPrSpace) : “Doté d’une architecture résolument différente, le lanceur OB-1, présenté comme moins coûteux et moins polluant, utilise la propulsion hybride, en associant comburant solide et carburant liquide, comme le SpaceShipTwo de Virgin Galactic. Le micro-lanceur OB-1 doit être capable d’emporter en orbite une charge utile de 250 kg.” © HyPrSpace L’OB-1 est non seulement plus écologique, mais aussi bien moins chère que la concurrence puisque l’on estime que le coût des lancements à venir sera divisé par deux par rapport aux offres existantes. De son côté, la start-up Latitude développe son nano-lanceur Zéphyr. Ce petit lanceur de 17 mètres compte deux étages et 7 moteurs. Il peut délivrer une poussée unitaire d’une vingtaine de kN, soit environ deux tonnes, pour facilement placer en orbite des petits satellites jusqu’à une centaine de kilogrammes. © Latitude Un marché en plein boom, des start-ups à ArianeGroup Depuis SpaceX, de nombreux acteurs se sont lancés sur le développement de micro-lanceurs. Cela inclut des start-ups, bien sûr, mais aussi des PME et de grands groupes comme ArianeGroup sur le programme Ariane 6. L’une des évolutions les plus notables est le lancement de Maïa Space, la réponse au Falcon 9 de SpaceX ou encore à RocketLab. En se tournant vers les micro-lanceurs réutilisables, l’Europe s’inscrit dans une nouvelle feuille de route hautement stratégique. « Maïa Space est une filiale à 100% d’ArianeGroup. Elle a pour vocation de développer, en mode startup, les lanceurs de nouvelle génération européens, en commençant avec Maïa, un mini lanceur qui deviendra le premier membre de cette nouvelle famille », a expliqué André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup. La nouvelle filiale prévoit d’ouvrir son capital à des investisseurs publics et privés européens « d’ici à quelques mois », mais ArianeGroup en restera « l’industriel et l’actionnaire de référence ». Cette accélération du développement de mini-lanceurs s’articule avec l’explosion du marché des nano-satellites, auxquels nous avons consacré un article sur ce blog. Ces derniers sont plus petits et en orbite basse : créer de nouveaux lanceurs plus agiles, plus légers et plus abordables est donc fondamental. Le groupe Ametra et le New Space Le groupe Ametra est déjà très impliqué auprès de la filière aérospatiale, qu’il s’agisse des nanosatellites ou encore de son travail auprès d’ArianeGroup. Sur le sujet des mini-lanceurs, nos experts interviennent déjà sur les moyens industriels (par exemple les moyens d’assemblage de la fusée Ariane 6), ainsi que sur le nouveau moteur Prometheus, pour ne citer que ces sujets. Si vous souhaitez en savoir plus sur nos expertises, consultez dès maintenant notre site officiel. N’oubliez pas non plus de nous rejoindre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités et de celles du secteur !
Nouveaux locaux à Paris Sud et Bordeaux : Ametra s’agrandit !
Le groupe Ametra, c’est avant tout un ensemble d’agences régionales destinées à être implantées au plus près de ses clients. La proximité compte ! Deux d’entre elles ont récemment déménagé. Déménager ses bureaux en Ile-de-France ou dans la région bordelaise, rien de plus commun a priori… sauf lorsque ce type de déplacement a pour objectif principal d’améliorer la vie de ses collaborateurs tout en étant au plus près de ses clients. Comment se traduisent ces choix ? On fait le point dans cet article. Une meilleure qualité de vie au travail, ce n’est pas une déclaration : c’est très concret L’évolution des modes de travail appelle une adaptation de l’environnement dans lequel les collaborateurs travaillent au quotidien. C’est pourquoi les nouveaux locaux choisis par Ametra permettent de : gagner en espace (+50% de superficie en moyenne) ; créer de nouveaux espaces hybrides de travail : chaises hautes, alcôves pour des échanges plus informels au sein du bureau d’études… ; se réunir dans des salles de réunion plus conviviales ; favoriser les interactions entre jeunes ingénieurs et mentors grâce des assises déplaçables permettant d’évoluer d’un poste de travail à un autre en quelques secondes… Ci-dessous, le choix d’aménagements hybrides pour répondre à tous les besoins Désormais, les équipes de ces agences pourront profiter d’espaces évolutifs et conviviaux qui répondent aux différents modes d’interactions et besoins dans leur quotidien. Autre point important : disposer d’un cadre de travail plus moderne, spacieux et agréable n’a de sens que si les collaborateurs n’ont pas de temps de transport supplémentaire à prévoir. C’est pourquoi Ametra a longuement cherché ses nouveaux bureaux dans les mêmes quartiers, pour avoir un impact minimal sur le temps de trajet. Le résultat ? De nouvelles implantations à quelques centaines de mètres des anciennes agences, soit 3 min de différence à Mérignac ! © Ametra, de nouveaux locaux à quelques minutes seulement de l’ancienne adresse ! Cela permet de renforcer la fidélité des collaborateurs à notre entreprise, d’être à leur écoute tout au long de l’année et d’assurer une pérennité de service à nos clients. L’ADN d’Ametra : être implanté régionalement au plus près de ses clients industriels Historiquement, le groupe Ametra a toujours créé et installé ses agences au plus près de ses clients et des zones d’implantation d’industries spécifiques : à Mérignac, nous sommes proches du CEA, de Dassault, de Thales ou encore d’ArianeGroup. A Clamart, Nexter ou encore MBDA sont à proximité des locaux. Nos choix de déménagements s’inscrivent pleinement dans cet esprit ! Cela permet d’assurer le haut niveau de présence et de qualité de nos interventions au forfait tout en garantissant nos engagements de résultats. Au-delà de la proximité géographique et humaine, des salles entières sont dédiées aux projets clients avec un accès contrôlé et sécurisé. Des agences spacieuses pour continuer à recruter Le groupe Ametra a l’ambition d’embaucher une centaine de collaborateurs en 2023 (vous pouvez consulter toutes nos offres d’emploi ici). Faire le choix de déménager vers des agences spacieuses et d’adopter de nouveaux formats de cadre de travail répond aussi à la croissance attendue des équipes dans les mois à venir. Consultez dès maintenant notre site officiel pour en savoir plus sur Ametra et les opportunités de carrière au sein du groupe.
