La World Nuclear Exhibition est le plus grand salon au monde consacré au nucléaire civil. L’édition 2021 s’est tenue au Parc des Expositions de Villepinte du 30 novembre au 2 décembre (après un report de l’édition 2020 en raison de la pandémie) et a réuni près de 17000 participants et 612 exposants venus des quatre coins du monde (pour un total de 40% d’internationaux). 1000 décisionnaires (gouvernements, institutions, grands acheteurs) ont visité le salon. Le groupe AMETRA y a bien entendu pris part ! © Ametra L’événement du GIFEN organisé par RX France a également permis aux personnes ne pouvant se rendre physiquement sur le salon d’y assister via la plateforme numérique WNE Live & Connect. Le thème de cette 4e édition s’inscrivait dans l’air du temps (de la COP26 aux plans de relance du nucléaire en France notamment) : “L’industrie du nucléaire, un acteur clé pour une société bas carbone et un avenir responsable”. (Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez d’ailleurs pas à consulter notre récent article sur le nucléaire comme énergie verte.) Sylvie Bermann, Présidente de WNE et Ambassadeur de France, s’est d’ailleurs exprimée en ces mots : “Les projets de construction de nouvelles centrales se multiplient dans le monde et la R&D autour de nouvelles technologies et concepts (SMR, Advanced Reactors, hydrogène,…) stimulent la filière et les perspectives en termes de business, d’emplois et de compétitivité sur l’ensemble de la chaîne de valeur. La situation actuelle n’a jamais été aussi porteuse pour l’industrie nucléaire dans le monde. J’ai la conviction que le nucléaire doit jouer un rôle crucial dans la transition énergétique pour atteindre l’objectif d’une société bas carbone. WNE est, plus que jamais, l’événement au service de l’industrie nucléaire mondiale”. Les temps forts du WNE 2021 Cette 4e édition du WNE a été marquée par de nombreux temps forts et rencontres, parmi lesquels : des tables rondes consacrées aux SMR (petits réacteurs modulaires) et aux Advanced Reactors ; des échanges sur l’hydrogène et la gestion des déchets ; le Startup Planet ; les WNE Awards (récompensant la sûreté nucléaire, le management des connaissances et des compétences, l’excellence opérationnelle, les produits & services…) ; la remise du WNE Fellow Award, qui a récompensé Kirsty Gogan, dont les travaux et les prises de position ont mis en relief le rôle majeur du nucléaire dans la lutte contre le changement climatique. L’attribution de ce prix par un jury d’experts mondialement reconnus était présidé par Bernard Bigot (Directeur général d’ITER Organization). Il est aussi intéressant de souligner la journée étudiante du 2 décembre organisée par l’Institut International de l’Energie Nucléaire (I2EN), en coopération avec le GIFEN. Plus de 150 étudiants ont été accueillis sur le salon, et près de 500 s’y sont connectés à distance depuis leur établissement en France ou à l’étranger ! Nos collaborateurs étaient sur le terrain et vous partagent leurs découvertes Ci-dessous, une maquette du Réacteur Jules Horowitz sur le stand du CEA. AMETRA travaille justement sur le RJH depuis de nombreuses années ! Le stand EDF proposait quelques jeux de plateau, dont celui-ci sur le cycle du nucléaire : Les robots spécialisés n’étaient pas en reste, à l’image d’ANYmal sur les images ci-dessous. Créé par la start-up suisse ANYbotics, il mène des opérations d’inspection sécurisée sur différentes zones industrielles, relève des jauges et transmet de manière autonome les éventuelles mesures anormales. Le mot de la fin « Cette édition a remporté un franc succès et a permis durant ces 3 jours de rencontrer un très grand nombre de nos clients dans ce secteur du nucléaire. Des perspectives très encourageantes sur l’année 2022 et les années à venir, perspectives qui doivent nous conforter dans le développement de nos activités au sein de ce secteur. » Christophe CAPELLE, Directeur Général du Groupe Ametra Découvrez nos métiers et expertises sur le site officiel Ametra, et n’oubliez pas de nous suivre sur Linkedin pour ne rien manquer des actualités !
Les petits réacteurs modulaires (SMR)
Les petits réacteurs modulaires (ou Small Modular Reactors, SMR en anglais) sont des réacteurs nucléaires à fission, de taille et de puissance inférieures à celles des réacteurs conventionnels. Leur puissance varie entre 10 et 300 MW, contre 900 et 1600 MW pour les réacteurs classiques. Si l’on prend l’exemple du Nuward, projet conjoint entre le CEA, EDF, TechnicAtome et Naval Group, on parle d’un type de réacteur “10 fois moins puissant qu’un EPR et de l’ordre de quatre fois plus qu’un réacteur de propulsion nucléaire navale” (Loïc Rocard dans La Tribune) Les réacteurs modulaires suscitent d’autant plus l’intérêt qu’ils apportent différents avantages spécifiques : Leur modularité : les SMR peuvent être déployés en tant que modules uniques ou sous forme de systèmes multi-modulaires standardisés. Les petits réacteurs modulaires étant conçus en sous-ensembles, il devient possible de les fabriquer en usine avant de les acheminer et de les assembler sur place, à l’opposé d’une centrale de taille plus imposante, pour laquelle toutes les pièces sont montées directement sur le site. Cette modularité permet aussi d’associer le nucléaire à d’autres sources d’énergie, y compris renouvelables, et d’assurer une modulation de la production en fonction des besoins du réseau. Une plus forte visibilité sur les commandes grâce à une vraie maîtrise des coûts et délais de production. Les SMR sont rapides à monter et fiables en termes de planning et de dépose. Des capacités élevées de fiabilisation et sécurité : les SMR sont dotés d’un système de sûreté passif intrinsèquement sûr, qui arrête automatiquement l’installation en cas de dysfonctionnement. Certains d’entre eux sont conçus pour être immergés : le petit réacteur est confiné et l’eau est déjà là, ce qui offre un niveau de sécurité passive bien plus élevé que celui qui existe aujourd’hui sur les réacteurs. Dans le cas du projet français NUWARD par exemple, il est prévu une autarcie complète de 3 jours minimum ; Ci-dessous, plus d’informations sur l’avancée et les enjeux de NUWARD : Une taille compacte qui permet d’équiper des sites isolés ou encore des navires ; Un effet de série industriel qui permet d’abaisser les coûts, tout en se substituant à la recherche d’économies d’échelle dans le cas des grandes centrales nucléaires. Grâce à des investissements initiaux bien inférieurs à ceux d’un EPR de série, la technologie des SMR pourra donner accès au nucléaire à plusieurs pays primo-accédants et répondre aux besoins de pays dont le réseau est peu maillé (ou encore lorsque les centrales ne sont pas raccordées entre elles). Les caractéristiques des petits réacteurs modulaires permettent donc d’une part de renforcer la sûreté des installations, mais aussi de réduire les travaux sur site puisque ces derniers sont produits en usine puis assemblés sur place. Ils apparaissent donc comme un complément idéal aux réacteurs nucléaires “classiques”. Moins onéreux et plus rapides à déployer, ils permettent de décarbonner l’électricité là où sa production est encore assurée par des centrales à combustibles fossiles vieillissantes et polluantes. On peut par exemple citer le cas des centrales à charbon de moyenne puissance aux Etats-Unis. Le développement de tels réacteurs ouvre de nouvelles perspectives de marchés et va permettre de répondre à différentes demandes spécifiques du marché de l’électricité à travers le monde. Le groupe Ametra est un partenaire historique de TechnicAtome en dimensionnement mécanique, et a entre autres été amené à travailler sur différents sujets dans le cadre de la R&D et de l’Avant-Projet Sommaire du projet conjoint de petit réacteur modulaire : calculs mécaniques et dimensionnements, travaux sur les problématiques thermo mécaniques et thermiques d’un générateur de vapeur, sûreté… Le travail sur ce projet s’inscrit sur le long terme, puisque Ametra est engagé depuis 8 ans sur ce sujet et a renouvelé la collaboration pour encore 4 ans. Sûreté renforcée, maîtrise des coûts et des délais, capacité à être produits en plus petite série et modularité : les petits réacteurs modulaires répondent donc à des besoins précis de manière particulièrement adaptée et permettent de renforcer le mix énergétique. Pour en savoir plus sur le groupe Ametra et ses expertises, rendez-vous sur notre site officiel. N’oubliez pas non plus de nous rejoindre sur LinkedIn pour ne rien manquer des actualités du secteur ! © TechnicAtome – image principale
Le nucléaire : meilleure énergie verte ?
C’est l’un des sujets qui diverge le plus entre la France et l’Allemagne, à l’heure où la Commission Européenne doit décider si le nucléaire est une énergie verte : “Réunis à Bruxelles, les 21 et 22 octobre, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont pressé la Commission de décider, d’ici à la fin novembre, du sort qui serait réservé au nucléaire et au gaz dans la taxonomie, ce classement des activités économiques en fonction de leurs émissions de CO2 et de leurs conséquences sur l’environnement.” (source : Le Monde) L’Allemagne doit sortir du nucléaire d’ici la fin de l’année prochaine. Mais comme le rappelle cet article, nos voisins doivent encore utiliser le charbon pour produire plus de 30% de son électricité. La France pour sa part s’en tient à une vision pragmatique visant à souligner que le nucléaire est une énergie décarbonée, fiable et abordable. Au-delà des approches très différentes retenues par les deux pays, en quoi peut-on considérer que malgré des débats souvent tendus, le nucléaire puisse bel et bien être la meilleure énergie verte disponible aujourd’hui ? Quelques arguments particulièrement forts appuient cette vision : L’énergie nucléaire est décarbonée et pollue bien moins l’atmosphère que d’autres sources d’énergie Si l’on compare le bilan carbone des différentes sources d’électricité telles qu’analysées par le GIEC, le nucléaire rejette à peu près la même quantité médiane de CO2 par kWh que les énergies traditionnellement classées comme renouvelables (soit entre 10 et 50g / kWh, contre plus de 800 pour le charbon et près de 500 pour le gaz). Dans la mesure où la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont l’une des priorités en matière environnementale à travers le monde, le nucléaire se positionne comme l’une des meilleures énergies vertes pour y parvenir. Cela ne signifie pas que ce type d’énergie ne pollue absolument pas, mais bien que son bilan carbone est remarquablement bon en comparaison des autres options disponibles. Ses rejets sont limités (et encadrés) Les rejets des installations nucléaires sont de différentes natures : thermiques, radioactifs et chimiques. Le SFEN relève à cet égard plusieurs points qui soulignent leur impact maîtrisé sur l’environnement et la santé : “Dans la pratique, les rejets [radioactifs ndlr] des centrales sont très largement inférieurs aux seuils réglementaires (…)”. De plus, “Les études menées depuis plusieurs dizaines d’année en France montrent que les effets des rejets thermiques sur la flore et la faune sont négligeables et que l’équilibre de l’écosystème aquatique à proximité des centrales n’est pas modifié. “ La question des déchets nucléaires n’est pas “toute noire ou toute blanche” La question des déchets radioactifs est souvent pointée du doigt. Il est important de rappeler à cet égard que tous les modes de production d’électricité sont des producteurs importants de déchets. Les combustibles fossiles produisent des gaz à effet de serre. Certes, l’idée d’enterrer des déchets nucléaires “solides” sur un site comme Bure peut faire peur, mais un déchet gazeux qui s’échappe librement dans l’atmosphère est loin, très loin d’être idéal tant pour la santé humaine que l’environnement. Les énergies renouvelables posent aussi des questions environnementales Si des options comme les éoliennes et les panneaux solaires sont souvent présentées comme les moyens les plus verts de générer de l’énergie, elles n’en posent pas moins d’autres soucis environnementaux, comme le besoin de terres rares. Jean-Marc Jancovici le soulignait déjà en 2002 : “les énergies renouvelables ne sont pas uniquement vertueuses, ne serait-ce que parce qu’elles requièrent souvent une très grande occupation des sols pour fournir des quantités significatives d’énergie. Par exemple, remplacer une centrale nucléaire par de l’hydroélectricité (renouvelable) impose de noyer une vallée (le potentiel de ce que l’on appelle les « micro-centrales » est très faible). Est-ce souhaitable ?” Au final, le nucléaire reste, malgré tous les débats qui l’entourent, une source d’énergie verte performante. Si elle n’est pas parfaite, il est important de la comparer avec ses alternatives actuelles (fossiles, etc.) et celles considérées comme propres (photovoltaïque, éoliennes…) malgré leurs limitations.
Les nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins SNLE 3G par NavalGroup et TechnicAtome
Les SNLE 3G (c’est-à-dire de 3e génération) désignent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins destinés à remplacer la génération actuelle (à l’image du contre-torpilleur Le Triomphant). SNLE 3G est un programme régalien. Il s’inscrit dans le cadre des grands programmes d’armement dont la Direction Générale de l’Armement (DGA) assure la maîtrise d’œuvre depuis sa création il y a 60 ans, et notamment dans le programme Cœlacanthe (en charge notamment du renouvellement de la composante nucléaire océanique de la dissuasion) . Florence Parly a annoncé en février 2021 la notification du marché de conception d’une durée de 5 ans. La construction du premier sous-marin débutera en 2023 à Cherbourg. Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins visent notamment à renforcer la capacité de dissuasion de la Force océanique stratégique (FOST) et donc à préserver les intérêts vitaux de la nation. A l’heure actuelle, cette mission est effectuée par quatre SNLE 2G, des sous-marins de deuxième génération. Les SNLE 3G viendront prendre leur relève pour les 50 années à venir et embarqueront les déclinaisons futures du missile stratégique M51. La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit que la nouvelle génération remplacera les actuels SNLE au fur et à mesure de leur retrait de service, et ce à partir de 2035. Un programme d’envergure pour l’industrie française Le programme SNLE 3G fait l’objet d’un accord cadre avec l’industrie pour le développement, l’industrialisation, la logistique et la production des quatre sous-marins. La maîtrise d’ouvrage revient à la DGA et au CEA pour la propulsion nucléaire. C’est dans ce contexte que Naval Group et TechnicAtome apportent leurs expertises respectives. Le 1er gère la maîtrise d’œuvre de l’ensemble de la fabrication, en cotraitance avec TechnicAtome pour la réalisation des chaufferies nucléaires. L’une des spécificités des technologies de simulation utilisées est qu’elles permettent de réduire de 50% les essais en bassin ou en mer. De manière plus large, le programme va mobiliser 200 entreprises et 3000 personnes pendant plusieurs décennies (près de 90 % de la valeur ajoutée du programme SNLE 3G sera produite en France). “Dans le cadre de la construction des quatre futurs SNLE 3G, Naval Group a signé ses premiers contrats d’approvisionnement avec différents fournisseurs impliqués, comme Framatome, Aubert et Duval, CNIM ou Industeel. Naval Group coordonnera les contributions de 200 entreprises françaises partenaires, établies dans l’ensemble de l’hexagone.” (source : Naval Group). Du côté de TechnicAtome, le travail sur les chaudières se présente ainsi : Développement de la chaufferie du sous-marin : études de conception et de dimensionnement, aménagement des installations, définition et qualification des équipements et des systèmes de la chaufferie, définition et qualification des combustibles nucléaires Études de sûreté et de production de la documentation réglementaire permettant d’obtenir les autorisations d’exploitation$ Réalisation des chaufferies des 4 sous-marins : approvisionnement des équipements, montage des chaufferies, réalisation du contrôle-commande et déroulement des essais de démarrage Développement et réalisation du système de soutien comprenant en particulier les outillages de chargement et déchargement du cœur ainsi que les plateformes d’entraînement pour la formation des personnels de la Marine Nationale Les SNLE 3G, fleurons de la technologie française Les nouveaux sous-marins seront plus rapides, plus silencieux et plus gros (d’une longueur de 150 mètres environ et pour un équipage de plus de 100 marins capables d’y vivre près de 3 mois) que la génération précédente. Chacun d’entre eux embarquera une version améliorée du missile balistique M51, ainsi qu’un sonar dont le développement a été confié au groupe Thales. Invulnérabilité, discrétion, furtivité : les SNLE visent à relever des défis de taille. Rappelons qu’il s’agit de sous-marins aux technologies les plus avancées au monde, puisqu’ils combinent une plateforme de lancement de fusées, une chaufferie nucléaire embarquée et des équipements avancés de détection, d’autodéfense, d’armement et de communication (environ 100 000 appareils doivent y être intégrés). C’est donc toute l’expertise de la filière technologique et industrielle française qui entre en compte dans leur conception et leur production, ce à quoi peuvent prétendre très peu de pays à travers le monde à l’heure actuelle. Cet article vous a intéressé ? Découvrez tout l’univers du groupe Ametra sur notre site officiel et n’oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn! © Naval Group – image principale
Plan de relance de l’aéronautique : plus d’un an après, où en sommes-nous ?
Le 9 juin 2020, lors des premiers mois de la crise sanitaire, le gouvernement français a présenté son plan de relance aéronautique, programme de soutien aux investissements de modernisation de la filière aéronautique, qui a fortement été impactée par la Covid-19. Quelques mois plus tard, en décembre, Bercy est venu renforcer le dispositif avec le lancement du Plan Aéro. Inscrit dans un contexte plus large de relance industrielle, le plan vise depuis plusieurs mois à soutenir la transformation des ETI et PME, accélérer la transition écologique de l’industrie aéronautique, pérenniser l’excellence française et sa compétitivité dans ce secteur, ainsi qu’à concevoir et produire des aéronefs à la pointe de l’innovation. L’enveloppe de financement public s’élève à 15 milliards d’euros, dont 1,5 consacrés à la Recherche et au Développement (R&D). Le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC) joue un rôle prépondérant dans ce projet. Parmi les initiatives les plus marquantes, on peut citer le travail sur la production d’un avion neutre en carbone d’ici à 2035, soit 15 ans en amont de la date anticipée. Où en est le plan de relance aéronautique à l’heure actuelle, près d’un an et demi après son lancement ? Cet été, lors d’une visite d’une usine Airbus, Bruno Lemaire s’est félicité de l’efficacité du plan de soutien : « [la filière aéronautique] est sortie d’affaire et commence à redémarrer, avec les commandes qui reprennent. Le transport aérien redémarre, très fort aux Etats-Unis et en Chine, plus lentement en Europe« . Dans les faits, à la date du 23 juillet 2021, 55 nouveaux projets lauréats portés par 58 entreprises totalisaient déjà plus de 102 millions d’euros d’investissements productifs et seront soutenus à hauteur de 39 millions d’euros par l’Etat (source : Gifas) Voici quelques exemples de projets impactants : Le projet Hyperion Des études associant Airbus, ArianeGroup et Safran sont dédiées au moteur à hydrogène, à la circulation du carburant et à ses réservoirs. Le projet repose sur la propulsion à hydrogène et est financé à égalité entre le secteur privé et le public. Le projet HELYBRID HELYBRID vise à parvenir à l’hybridation électrique de la propulsion d’un hélicoptère léger. En matière de propulsion hybride, il complète les projets COMPAQ et EPROPTEC, qui s’intéressent aux technologies des réseaux électriques embarqués capables de transporter des puissances de l’ordre du MW. Le projet MAJESTIC L’optimisation de la forme des aéronefs est un pan de travail essentiel, capable à terme de permettre de réduire de 5% les émissions de gaz à effet de serre. Le projet MAJESTIC porte sur la conception d’une voilure à fort allongement à la masse optimisée, ainsi que sur les systèmes et surfaces (ailerons, becs) qui permettront d’en garder le contrôle. © Gifas Pour rappel, la feuille de route est construite sur 3 piliers : Minimiser les besoins en énergie Changer de carburant Optimiser les opérations aériennes (vol en formation) Les perspectives pour 2021 portent entre autres sur l’hybridation électrique des moteurs, la propulsion hydrogène, l’optimisation de la forme pour en minimiser la traînée, ou encore le futur moteur ultra sobre. Au-delà de l’aide immédiate pour soutenir l’ensemble de la filière et maintenir son niveau d’excellence, le plan de relance garde pour objectif de “faire de la France l’un des pays les plus avancés dans les technologies de l’avion propre, en préparant la prochaine rupture technologique, en continuant à travailler sur la réduction de la consommation en carburant, l’électrification des appareils et la transition vers des carburants neutres en carbone comme l’hydrogène. Cette action permettra ainsi de conforter la place de leader de la France et de l’Europe dans l’aéronautique au niveau international mais également de faire levier sur la décarbonation de la flotte mondiale, jouant ainsi un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique”. (source : Economie.gouv.fr) Retrouvez-nous sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos prochains articles et actualités. Vous pouvez aussi retrouver plusieurs exemples de projets menés par le groupe Ametra sur notre site officiel.
La révolution de la communication par les nanosatellites
Le déploiement de Starlink en France fait couler beaucoup d’encre. Porté par SpaceX, le projet consiste à permettre l’accès haut débit à Internet via une constellation de nanosatellites. S’il existe différents types de satellites adaptés à des usages variés, les nanosatellites intéressent pour plusieurs raisons. La fréquence de passages : lorsqu’il s’agit de couvrir un réseau avec des passages plus fréquents, le choix d’une constellation de nanosatellites s’avère plus performant. Le coût : les petits satellites sont une solution moins onéreuse que les satellites géostationnaires (satellites immobiles dans le référentiel terrestre), pour ne citer qu’eux. L’investissement nécessaire est réduit, tant au niveau de leur fabrication que de leur lancement. L’agilité qu’ils permettent : lancer des grappes de satellites de manière rapide offre la possibilité de procéder à des réajustements réguliers en fonction des besoins. Pour donner une idée d’ordre de grandeur, un nanosatellite pèse généralement moins de 10 kg (on parle aussi de CubeSat), là où un gros satellite peut atteindre une masse supérieure à 5 tonnes. On constate toutefois ci-dessous que les nanosatellites ne sont pas les plus légers qui existent : © Source: NASA, National Centre for Space Studies (CNES), Universitat Politècnica de Catalunya, KTH Royal Institute of Technology, École polytechnique fédérale de Lausanne, MIT [34 (https://www.mdpi.com/2072-4292/12/16/2546/htm#B34-remotesensing-12-02546)]. Elon Musk est loin d’être le seul à s’intéresser à ce type de satellites. On peut citer d’autres acteurs privés, à l’image d’Amazon. L’entreprise de Jeff Bezos prévoit de lancer une constellation de plus de 3 200 satellites en basse orbite, afin de proposer des services de haut débit à ses clients, aux entreprises et même aux gouvernements. Pour ce projet Kuiper, un contrat a été signé avec ULA, le constructeur de Boeing, et Lockheed Martin pour 9 fusées Atlas. De manière plus globale, c’est tout l’univers de l’IoT satellitaire qui se développe sur la base de ces constellations. Le groupe industriel Schneider Electric a par exemple retenu une solution par gateway pour “remonter des informations critiques d’équipements situés dans des endroits sans aucun moyen de communication”. Il est toutefois important de ne pas réduire l’usage des nanosatellites aux GAFA et gros acteurs privés. Depuis des années déjà, les institutions scientifiques sont également très actives sur le sujet. Rappelons d’ailleurs que CubeSat “désigne un format de nanosatellites défini en 1999 par l’Université polytechnique de Californie et l’université Stanford (…) pour réduire les coûts de lancement des très petits satellites et ainsi permettre aux universités de développer et de placer en orbite leurs propres engins spatiaux.” Les principaux champs d’étude scientifique des nanosatellites portent notamment sur l’étude du vent solaire et celle des astéroïdes. Dans le cadre de la mission spatiale DART menée par la NASA par exemple, un nanosatellite accompagne l’engin spatial principal et collecte images et données en complément des observatoires au sol. Le LICIACube, c’est son nom, est fourni par l’Agence spatiale italienne. Les Etats s’intéressent aussi aux possibilités offertes par ce type de satellites. Le Zimbabwe enverra ainsi son 1er nanosatellite, ZimSat-1, dans l’espace dès 2022. Il permettra “entre autres au pays de mieux gérer ses ressources naturelles, de se prémunir des catastrophes naturelles, d’observer et d’étudier les changements climatiques.” On le voit, cette typologie de satellites (tant micro que pico) va aussi bien venir révolutionner la communication “grand public” que les échanges et observations à vocation institutionnelle ou scientifique. Et au sol ? Les enjeux sont majeurs, en particulier au niveau du type d’antennes et des endroits où les implanter (ce qui fait naître de nombreux débats au niveau local dans les zones concernées). L’Union Européenne finance notamment des recherches scientifiques pour aboutir à des antennes compactes et abordables qui permettront à terme d’améliorer la largeur de bande des antennes et de favoriser une meilleure communication entre les stations au sol et les satellites. Reste à régler, entre autres enjeux, la question cruciale de la vulnérabilité de ces satellites et des données qu’ils captent et échangent. Ces constellations peuvent être hackées (vous pouvez lire à ce sujet cet article qui résume bien les soucis que peuvent poser la création de nouveaux territoires “piratables” et relaie le fait que l’”on a oublié un danger : ces satellites commerciaux ne sont pas soumis à des normes de cybersécurité “). La sécurisation des satellites est d’ailleurs un sujet de plus en plus présent, au point d’ailleurs pour la France de développer son propre patrouilleur spatial pour les protéger. Enfin, la multiplication des constellations pose la question des risques de collisions, sur lesquels travaille notamment la Nasa. Au final, les nanosatellites sont une véritable révolution en matière de communication à tous les niveaux et apportent de vrais avantages en comparaison des modèles plus imposants qui évoluent déjà dans l’espace. Ils posent toutefois de nombreux défis sociétaux et de sécurité à relever dans les années à venir. © Nasa – image d’illustration principale
Comment le TBM de Daher a-t-il résisté à la crise de l’aéronautique?
Daher a sorti de chaîne son 1 000e TBM à la fin de l’année 2020, il y a un an à peine. Dans un contexte particulièrement éprouvant pour le secteur aéronautique dans son ensemble, et pour l’aviation d’affaires en particulier, la symbolique était particulièrement forte. Comment expliquer cette résilience du TBM (mais aussi du Kodiak) ? Innovation et solidarité en temps de crise L’innovation permanente est sans doute l’un des secrets du succès commercial de l’aéronef. Non seulement le TBM 940 croise encore plus vite et plus haut, à plus de 600 km/h, mais il dispose aussi, dernière innovation, d’un système d’atterrissage automatique d’urgence (HomeSafe™). Bref, de quoi toujours séduire son public. « Dans la perspective des 1 000 prochains TBM, nous maintenons notre ferme engagement de continuer à fournir des avions qui offrent la combinaison optimale de vitesse et d’efficacité et les plus hauts niveaux de sécurité et de protection« , a assuré pour sa part Nicolas Chabbert, vice-président de la division aéronautique de Daher et l’un des premiers artisans, aussi, du succès commercial de cet avion. Si les avions d’affaires ont majoritairement été cloués au sol, plusieurs industriels et opérateurs, dont fait partie Daher, ont fait le choix de s’engager dans des initiatives innovantes pour participer à la lutte contre la pandémie. C’est ainsi que deux TBM Daher ont été mis à disposition de l’association humanitaire Aviation Sans Frontières afin de transporter en urgence et gratuitement des équipements médicaux et personnels soignants à travers la France, mais aussi l’Europe. Dès le 7 avril 2020, les premières missions étaient effectuées. Comme le souligne Entreprendre.fr, l’avion a très tôt été “un allié nécessaire pour sortir de la crise sanitaire”. Depuis plus d’un an, l’avion apporte une aide indispensable aux populations qui luttent contre la #COVID19 à travers le monde. Bientôt, chacun pourra à nouveau retrouver le goût du voyage, tous à bord ! #Mercilavion pic.twitter.com/gXuYpHxr1w — GIFAS (@GifasOfficiel) May 28, 2021 Réciproquement, les pouvoirs publics ont su soutenir le secteur. Dans le cas de Daher, la Direction générale de l’armement (DGA) a commandé quatre TBM 940, à l’intérieur du plan de soutien en faveur de l’aéronautique. Une activité commerciale résiliente portée par des choix stratégiques Ce sont les mots employés par la société elle-même. Au-delà des arguments exposés précédemment, la crise révèle aussi la capacité de certains acteurs, dont Daher, à s’adapter et surtout à continuer de faire le pari de l’innovation. Au mois de septembre 2021, la création de 3 centres d’innovation technologique a été annoncée. Ces derniers seront opérationnels courant 2022 et seront dédiés à chacun des métiers du groupe : la logistique, l’avion et les équipements aéronautiques. Au final, cet équilibre entre capacité à réinventer les usages dans un contexte particulièrement difficile et à accélérer l’innovation pour accélérer le rebond semble être l’un des facteurs clés de succès pour le TMB. Pour en savoir plus sur le groupe Ametra, visitez dès maintenant notre site officiel et n’oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn ! (c) Daher – image principale
Ametra se dote d’un outil digital pour progresser en RSE (Zei)
Devenir une entreprise responsable est loin de se résumer à une simple déclaration. Engagé depuis des années sur les questions environnementales, de qualité de vie au travail ou encore d’égalité professionnelle hommes-femmes, le groupe Ametra travaille sans relâche à approfondir sa politique RSE. Mais parce que la RSE est un processus d’amélioration permanente, et non pas une image figée à instant T, Ametra a choisi de s’engager en toute transparence en adoptant la solution Zei. Cette plateforme technologique permet à “toutes les organisations de cibler leurs enjeux, mesurer leurs impacts, progresser dans leur démarche et communiquer auprès de leurs parties prenantes. Ainsi, les clients, employés, fournisseurs, investisseurs peuvent mieux comprendre les engagements de leur entreprise et les comparer au niveau sectoriel.” Plutôt que se tourner vers des outils qui se rapprochent plus d’audits ponctuels que de véritables leviers de progression suivis dans le temps, Ametra utilise Zei pour travailler en profondeur et de manière régulière sur 3 sujets que sont l’environnement, la gouvernance et la dimension sociale. Après un bilan initial et l’établissement de critères de progression, il devient possible de suivre dans la durée l’évolution de la performance du groupe et d’utiliser les bons outils pour évoluer et mesurer l’impact réel des efforts accomplis. Zei est un outil pragmatique qui permet de valoriser la démarche progression, et non pas de distribuer des bons points sans chercher à améliorer les choses. Bien entendu, le point de départ indique le chemin à suivre et, comme pour l’écrasante majorité des entreprises qui se lancent dans l’aventure, il est important d’avancer avec humilité et transparence, sans jugement sur les notes obtenues au début du processus. Noël Bauza, fondateur de Zei, va plus loin : “Zei ne valorise pas seulement la progression. Notre technologie va identifier tous les enjeux et indicateurs importants. Notre algorithme priorise, pondère et recoupe ces enjeux en fonction du secteur de l’entreprise, de sa taille et de ses caractéristiques. Cela va donc plus loin que des critères RSE, puisque nous prenons en compte les critères d’impact et de transformation des modèles. Dans le cas du groupe Ametra par exemple, on peut suivre l’efficience d’un nouveau matériau, les évolutions de la prise en compte des données environnementales dans la conception…Nous sommes les seuls aujourd’hui à avoir une approche matricielle. Cette démarche permet aussi de mieux communiquer, d’attirer de nouveaux talents, de gagner en compétitivité et en parts de marché, sans jamais tomber dans le green washing”. L’adoption de Zei se traduit déjà par des actions très concrètes. Par exemple, Ametra s’est rendu compte lors de son audit que les politiques RSE et l’impact de ses fournisseurs n’étaient pas pilotés. Nous avons donc déployé un suivi fournisseurs grâce à l’outil, ce qui est pris en compte dans nos choix d’achats. Ce type d’initiative permet de développer un cercle vertueux au sein de la filière, de manière volontaire et suivie ! Découvrez les engagements du groupe Ametra sur notre site Web et rejoignez-nous dès maintenant sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos prochaines actualités.
Vers une plus grande efficacité énergétique de l’industrie : quelles solutions pour quels résultats ?
L’industrie apparaît souvent comme un obstacle à la lutte contre le changement climatique. D’un point de vue purement européen, on estime qu’elle est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre du continent, et que l’extraction et la transformation des ressources sont responsables de plus de 90% de la perte de biodiversité et du stress hydrique (chiffres : Commission Européenne). Malgré tout, le virage énergétique est en marche et désormais indissociable de l’industrie du futur, que l’on qualifie déjà de nouvelle révolution industrielle. Il est intéressant de noter que la France est le 4e pays le plus vert au monde au classement mondial Green Future Index, et que les efforts conjoints tant au niveau national qu’européen visent à atteindre des objectifs ambitieux. Et comme nous allons le voir, l’industrie est en mesure d’être une solution à part entière au changement climatique, tout en prenant un temps d’avance en matière de production et d’innovation. Les enjeux de l’industrie durable : une stratégie qui dépasse le seul produit fini Le concept d’industrie durable s’installe de plus en plus, au point d’ailleurs d’avoir ses propres récompenses via les Trophées de l’Industrie Durable, lancés en 2020 par l’Usine Nouvelle (la prochaine édition aura d’ailleurs lieu à la fin du mois de juin). Parmi les lauréats récompensés, on peut citer Gravanches, 1ère usine Michelin zéro émission, Nutergia pour son modèle d’éco-construction, ou encore XPO qui obtient le Prix Création de valeur partagée & Ecosystème en redonnant vie au polystyrène. La notion d’industrie durable implique non seulement d’optimiser les produits et services mis sur le marché (cycle de vie, recyclage, éco-conception…), mais aussi tous les processus qui sont mis en œuvre pour leur donner naissance. Cela suppose un travail de fond d’innovation et d’adoption de nouvelles technologies, pour une croissance plus respectueuse de l’environnement mais aussi facteur de compétitivité et de temps d’avance sur le marché. Dans ce contexte, l’industrie 4.0 appelle nécessairement une usine du futur durable, elle-même levier positif de changement en faveur de la lutte contre le changement climatique, le tout doublé d’un travail de fond commun sur la stratégie bas carbone. © Ademe L’Alliance Industrie du futur le précise d’ailleurs : “Il n’y a plus aujourd’hui de production sans prise en compte des aspects environnementaux (…) Répondre de manière pragmatique aux ambitions européennes et nationales, c’est accompagner l’Industrie vers un futur éco-responsable, quelle que soit l’activité de l’entreprise dans la chaîne de valeur industrielle”. Les différents niveaux d’action pour les acteurs industriels Favoriser l’économie circulaire, c’est-à-dire une façon de produire et délivrer biens et services en limitant le gaspillage des ressources et l’impact environnemental et en augmentant l’efficacité à tous les stades de l’économie des produits : il s’agit d’agir sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit, en amont (approvisionnement, conception, organisation) comme en aval (durée de vie, gestion des déchets, valorisation…) ; Utiliser des matériaux plus sobres en gaz à effet de serre (GES), en se tournant vers des matériaux moins émetteurs ; Repenser la conception et la construction des usines ; Stocker les ENR ; Assurer l’interconnexion des réseaux pour améliorer l’agilité de la réponse à la demande; Valoriser l’éco-conception : modularité, durabilité, réparabilité, recyclage. Augmenter les taux de recyclage, avec des objectifs ambitieux d’ici à 2030 ; Investir dans les filières vertes locales ; Investir dans la biochimie ; Capitaliser sur l’emploi : l’économie circulaire concerne 800 000 emplois en France, d’après une étude de France Stratégie. Se tourner pleinement vers les solutions technologiques innovantes et le digital. L’innovation est au cœur de la stratégie industrielle et son adoption permet non seulement de mieux lutter contre le changement climatique, mais aussi d’augmenter la productivité, les gains et l’optimisation du time-to-market à coûts maîtrisés. Quelles technologies pour une industrie du futur moteur de plus d’efficacité écologique ? Le recours aux outils numériques et nouvelles technologies de fabrication est au centre de la transformation de l’industrie. Robots, fabrication additive (impression 3D), infrastructures hébergées dans le cloud… si l’on se penche plus précisément sur la France, les entreprises nationales citent en priorité : l’automatisation des processus et de la supply chain par la robotique, la blockchain (suivi des matériaux ou des composants durables), le renforcement des systèmes d’information, l’analyse des données, la bio-ingénierie, l’intelligence artificielle (IA) et le machine learning. L’industrie engagée pour une meilleure gestion de l’impact environnemental : l’exemple de l’aéronautique Souvent pointé du doigt pour ses émissions, le secteur aérien est pourtant particulièrement actif dans sa transformation vers un modèle plus innovant et respectueux de l’environnement. L’un de ses premiers objectifs est de réduire son empreinte carbone en diminuant le rejet de CO2 dans l’atmosphère : avion plus électrique, fabrication additive pour réduire le poids des aéronefs, pile à combustible, modèle du vol en V développé par Airbus… les initiatives se multiplient avec des résultats déjà impressionnants. La seconde étape sera d’atteindre la neutralité carbone. Tous les acteurs de la filière sont engagés, des avionneurs aux motoristes en passant par les compagnies aériennes. Autre axe d’action important : l’optimisation des aéroports pour mettre en place des infrastructures plus “vertes” et réduire l’empreinte des installations. Le nouvel aéroport de Beijing a ainsi recours à de nouveaux types de matériaux, à la géothermie et au photovoltaïque. Enfin, le recours à l’IA et au Big Data pour faire évoluer la manière de concevoir, de produire et d’anticiper la maintenance est aussi un élément central de réflexion. Accompagner le secteur dans sa transformation nécessite des choix politiques forts Pour atteindre ces objectifs ambitieux, les pouvoirs publics doivent initier, accompagner et soutenir au maximum l’innovation. C’est notamment le cas pour mitiger le coût de la décarbonisation des procédés, structurer les filières et la formation, ou encore aider au financement de la R&D dédiée au développement de systèmes innovants. Et cela passe aussi par la mise en place d’un cadre légal et réglementaire plus agile sur de nombreux aspects ! Ce soutien est d’autant plus important que les institutions ont fixé des feuilles de route au niveau européen, mais aussi national.
Les nouveaux robots : la course à l’innovation en robotique s’accélère
La robotique, terrain de bataille montant pour la souveraineté technologique ? C’est en tout cas ce que laissent penser les investissements importants prévus par l’Europe dans le cadre d’Horizon Europe, ce que souligne la Fédération Internationale de Robotique (IFR) dans un rapport publié le 27 mai dernier. Il faut dire que la concurrence mondiale pousse à s’engager plus loin dans cette voie. La Chine, avec son plan Made in China 2025, le Japon, via “The New Robot Strategy” ou encore l’”Intelligent Robot Development and Supply Promotion Act” coréen montrent à quel point le domaine est porteur d’enjeux majeurs pour les Etats et, à travers eux, l’ensemble des acteurs des filières concernées. De son côté, l’Europe a lancé son programme-cadre Horizon Europe, dédié à la recherche et à l’innovation sur la période 2021-2027. La partie dédiée à la robotique s’inscrit dans le cadre du Cluster 4 intitulé “Numérique, industrie et espace”. Les projets se concentreront sur la transition numérique des secteurs de la fabrication et de la construction, avec un accent placé sur l’importance des PME, mais aussi la recherche et le développement en matière de technologies clés. Le budget total dédié à la robotique s’élève à près de 200 millions d’euros. Dans ce contexte, quels sont les robots marquants du moment ? Ce ne sont bien sûr que quelques exemples : le secteur ne cesse d’innover ! La société Naïo Technologies développe des robots autonomes pour l’agriculture. Ces derniers, 100% électriques, permettent d’alléger la charge de travail des agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. Vignes, désherbage, robot enjambeur… avec à la clé : une meilleure rentabilité des exploitations et moins de recours aux intrants chimiques. Naïo travaille aussi sur le développement d’une solution basée sur l’intelligence artificielle pour son robot Dino (maraîchage de plein champ. De son côté, le robot bipède Cassie, développé par Agility Robotics, est capable d’apprendre à marcher tout seul. Un tour de force permis par le recours à l’apprentissage par renforcement et deux environnements virtuels. Le constructeur suédois Brokk a récemment lancé son Brokk 900, le “robot de démolition le plus grand et le plus puissant au monde”. Avec une puissance augmentée de 25% par rapport au modèle précédent, le Brokk 900 va permettre de réaliser des travaux souterrains de roche au degré de complexité élevé. Enfin, en matière de Défense, d’équipements industriels ou encore d’industrie maritime, ECA Group propose des solutions robotisées complètes, basées par exemple sur des drones interopérables aériens, terrestres et maritimes, ou encore sur des robots destinés au marché EOD/IED. La société est également engagée dans un contrat d’export important pour la modernisation de robots de lutte contre les mines. Elle équipe d’ailleurs les marines mondiales en systèmes robotisés de déminage sous-marin depuis près de 50 ans. Et la suite ? Parmi les annonces importantes du moment, la start-up Path Robotics lève 56 millions de dollars pour son robot industriel de soudage. Ce dernier utilise le procédé MIG-MAG et permettra de pallier le manque de main-d’œuvre sur les postes de soudeurs. Autre levée notable, celle de Realtime Robotics. L’entreprise travaille sur une solution permettant aux robots industriels d’adapter leurs mouvements en temps réel et d’éviter les collisions. Ces différentes avancées posent aussi la question, au-delà des prouesses technologiques et des applications concrètes dans différents secteurs, des interactions hommes-machines et des enjeux liés à la cobotique. Nous ne manquerons pas de partager avec vous les grandes évolutions en la matière. D’ici là, suivez-nous sur LinkedIn pour ne rien manquer des actualités et visitez notre site officiel pour en savoir plus sur le groupe Ametra. © ECA Group – image principale
