L’initiative d’une Charte de l’Ingénierie pour le Climat, coordonnée par Syntec-Ingénierie et dont Ametra Group est signataire, souligne l’engagement quotidien des entreprises et collaborateurs en faveur de l’environnement : réduction de l’empreinte carbone des produits, optimisation dès les premières phases des projets, prise en compte de l’objectif de réduction des émissions à la source, étude des alternatives de compensation… Si le principe d’écoconception n’est pas un concept nouveau, on constate de plus en plus que le monde de l’ingénierie dans son ensemble mobilise ses forces pour l’environnement. Au point d’ailleurs que le Syntec a fait de l’année 2020 un rendez-vous placé sous le signe de la féminisation du secteur… et de la transition énergétique. Loin des longs discours, cela passe par des projets très concrets, des outils de plus en plus avancés et un état d’esprit qui allie éthique et pragmatique ! Construction & rénovation : des bâtiments économes et performants, bien intégrés dans leur environnement L’habitat est l’un des grands enjeux de la transition écologique. Différents labels existent et les ingénieurs ont un rôle fort à jouer pour accompagner la rénovation ou la conception intelligente et eco-friendly de bâtiments variés. Un exemple récent de cette approche est le siège de la Métropole Rouen Maritime, le “108”, qui a obtenu le label européen PassivHaus. Le bâtiment à énergie positive BEPOS est équipé de capteurs solaires, de pompes à chaleur et de triples vitrages, et a été conçu de manière à produire autant d’énergie qu’il en consomme. Dans le secteur du bâtiment toujours, la méthode et les outils BIM (building information modeling) permettent de concevoir les constructions en limitant leur empreinte énergétique. Ils sont capables, par exemple, d’intégrer les calculs énergétiques liés au chauffage ou à la climatisation en fonction des matériaux utilisés (format Green Building XML), ou de réaliser des simulations thermiques et tests d’ensoleillement lorsque des panneaux solaires sont prévus. Captation de l’énergie solaire : une “efficacité record” à venir, des applications dans le bâtiment et l’automobile Si l’on connaît déjà bien le recours à l’énergie solaire via les panneaux qui se sont démocratisés, le potentiel de cette source d’énergie est loin, très loin d’être pleinement exploité. Or se dessinent déjà les panneaux solaires du futur, qui seront transparents et a priori adaptables à une multitude d’objets et de supports. Un vrai défi dans un contexte où jusque-là, le fait de capter ce type d’énergie tout en laissant passer la lumière n’était pas envisageable. Les industries du bâtiment et de l’automobile pourraient être les premières à bénéficier de ces avancées, rendues possibles par le travail d’une équipe basée à Chicago. Consommation quotidienne : le défi des emballages L’écoconception est au cœur d’une problématique dans l’air du temps : celle des emballages et différents formats de packaging. Optimiser un emballage implique différentes étapes de conception, qui invitent à s’interroger sur différentes étapes (extraction de la matière première, fabrication de l’emballage et fin de vie du produit) tout en les croisant avec les critères environnementaux à optimiser (lutte contre l’effet de serre, utilisation de ressources non renouvelables, eutrophisation…), le tout sans faire perdre au produit sa valeur d’usage initiale. C’est ainsi qu’a été conçue cette barquette à salade, avec des résultats impressionnants à la clé : 3000 litres de pétrole en moins (pour 100 000 pièces), réduction de l’impact du transport (-5,1 tonnes de CO2) et diminution de la superficie des champs sur-fertilisés. Transports : des recherches de haut niveau sur l’avion plus électrique et le recours à la Pile à Combustible (PAC) Voyager en limitant l’empreinte carbone et en optimisant la consommation d’énergie des aéronefs est l’un des défis de l’aéronautique aujourd’hui. Les ingénieurs jouent un rôle essentiel dans cette démarche et mettent leur expertise au service de projets s’inscrivant dans des programmes communs tels que le More Electric Aircraft (MEA) ou encore Clean Sky 2. Moins de pollution, un niveau sonore maîtrisé… les avions de demain seront de plus en plus hybrides et électriques. Un objectif ambitieux qui ne peut se passer du savoir-faire de l’ingénierie dans ce secteur ! Dans ce contexte, les recherches sur la Pile à Combustible (PAC) multifonctionnelle ouvrent la voie d’une aviation moins gourmande en énergie, plus silencieuse, de circuits qui recyclent les énergies et du remplacement de systèmes de plus en plus efficaces et moins polluants, tout en alliant une dimension économique à l’ensemble en permettant d’obtenir des gains de masse importants et de moins embarquer au décollage. Production : l’usine du futur sort la carte environnementale Bien que l’industrie 4.0 ne soit pas intégralement dédiée à optimiser l’empreinte écologique des activités de production, on voit déjà se dessiner une usine du futur plus propre et à la consommation réduite : optimisation des dépenses énergétiques (à l’image de GE Aviation grâce à ses nouvelles imprimantes à projection de poudre métallique), baisse de la consommation, recours à des combustibles végétaux, robots peu énergivores… « Les enjeux liés à l’usine du futur ne sont pas que technologiques. Il faut en faire un levier de transformation vers plus d’efficacité écologique », insistent les experts de l’ADEME, cités dans cet article des Echos. L’ADEME estime d’ailleurs que d’ici à 2030, l’industrie française pourrait “réduire sa consommation d’énergie de 3,3 Mtep par rapport à 2010”, soit une réduction de 9% rendue possible par l’efficacité énergétique, la valorisation des déchets, le recyclage des matières premières, l’intégration des énergies renouvelables dans les procédés industriels, ou encore la substitution de matériaux fossiles par des produits biosourcés. Ces projets ne représentent bien sûr qu’une petite partie visible de l’iceberg : le monde de l’ingénierie joue un rôle essentiel global dans la manière de concevoir des processus, produits et manières de développer de nouvelles applications plus respectueuses de notre planète. Cet article vous a été utile ? Merci de le partager. 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Comment préserver la performance dans un contexte de télétravail ?
La période de confinement et de crise sanitaire a conduit les entreprises à mettre en place le télétravail de manière massive et rapide. Quelles actions ont été prises pour préserver la performance et maintenir la productivité dans ce contexte exigeant ? Selon les entreprises, la démarche s’est organisée à plusieurs niveaux. Au niveau des échanges, des points de coordination réguliers par téléphone ont été mis en place au sein des équipes, avec un degré de formalisation des échanges plus élevé que dans le cadre d’un travail “normal” de proximité sur site : fichiers de suivi partagés, guide des tâches ou encore e-mails faisant suite aux échanges audio sont venus prendre le relais des tableaux blancs souvent utilisés pour le travail collaboratif dans les locaux. Afin de maintenir la continuité de l’activité à distance de manière sécurisée et confidentielle pour les sujets impliquant des données sensibles, certains ont déployé des logiciels de sécurité avancés en complément de leur VPN habituel. De véritables espaces de travail ont été ainsi créés spécifiquement pour chaque projet, de manière à bien organiser le partage et la remontée des informations, tout en maintenant une certaine souplesse nécessaire dans cette situation exceptionnelle, puisque comme beaucoup de Français, les collaborateurs étaient confinés dans de petits espaces ou avec leurs enfants… loin des conditions d’un télétravail habituel ! Chacun a ainsi pu adapter ses horaires en fonction de ses contraintes afin de maintenir malgré le contexte inhabituel les performances, le cap des projets et rallier le planning pour ne pas prendre de retard vis-à-vis des clients. Bien sûr, la crise du Covid-19 a pu ralentir certains projets, notamment face à des fournisseurs qui ont dû rester fermés, obligeant les entreprises à réagir vite pour minimiser l’impact et ne pas retarder le projet global. Dans ce contexte, Ametra a tout de suite mis en place auprès de ses équipes, de ses clients et de ses fournisseurs un Plan de Continuité d’Activité COVID-19. En effet, le suivi de certains projets a nécessité d’intégrer de nouvelles personnes aux équipes (afin de pallier les arrêts de travail ou de prendre le relais des personnes qui ne pouvaient pas travailler) et de développer un plan de maîtrise du risque. L’une des premières actions a consisté à prendre contact avec les principaux fournisseurs pour savoir s’ils avaient mis en place un plan de continuité COVID, et à quel niveau ils arrivaient à répondre aux règles d’hygiène et de sécurité. Cela a permis dans certains cas d’anticiper une solution back-up pour s’approvisionner dans les délais. Ametra Group a toujours été dans une démarche d’anticipation, et de pilotage des actions de mitigation des risques projet. Cela permet d’anticiper les mois à venir de manière co-construite. La dimension RH et de mobilité interne joue également un rôle clé dans le maintien de la performance et de la qualité dans un contexte de télétravail et de crise. Des remplacements doivent parfois être organisés rapidement afin de maintenir la continuité d’activité, nécessitant parfois la formation de collaborateurs. Dans tous les cas, la souplesse est fondamentale pour s’adapter aux besoins projet pendant une crise : gestion des plannings, adaptation des outils (extension du VPN) avec une dimension essentielle qui fait la différence : l’agilité pour éviter les carences et maximiser l’efficacité. Cette crise a également vu évoluer les rituels clients : avant le confinement, ils reposaient beaucoup sur des points physiques, du management visuel… La situation inédite a obligé les entreprises à revoir et adapter leurs méthodes de suivi, tant en interne qu’avec chaque client. Les outils visio ont pris le relais dans de nombreux cas, à l’exception de projets incompatibles avec ce type de communication (projets Défense notamment), pour lesquels de nouvelles manières sécurisées d’échanger ont été développées, en ayant recours par exemple à des documents chiffrés via un logiciel de cryptage. Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire d’Ametra Group, retrouvez-nous sur notre site officiel, LinkedIn et Twitter.
Pourquoi la France a-t-elle besoin du futur porte-avions de nouvelle génération (PANG) ?
Annoncé par la ministre des Armées Florence Parly lors du salon Euronaval qui s’est tenu en octobre 2018, le projet de futur porte-avions de la Marine nationale est particulièrement ambitieux. En complément d’une première phase d’étude de 2 ans, le calendrier prévoit une mise en service entre 2035 et 2039 (avec à priori de premiers essais en 2036), c’est-à-dire avec quelques années seulement de service en commun avec le Charles-de-Gaulle, qu’il est destiné à remplacer. Ce PANG devrait rester en service jusqu’en 2080, à condition de pouvoir s’adapter aux nouvelles technologies et armes qui seront développées d’ici-là. Les spécificités du porte-avions de demain Ayant pour vocation d’accueillir le New Generation Fighter (NGF), l’avion de combat du futur au centre du SCAF (Système de Combat Aérien Futur), le porte-avions devra être capable d’accueillir des avions et munitions plus imposants que l’actuel Rafale, ce qui inclut donc un besoin en hangars et pont d’envol d’envergure plus importante. Est également intégrée la capacité à adapter ses installations aériennes à l’utilisation de nombreux drones prévus pour voler en formation avec le NGF, ainsi que la possibilité d’avoir recours à des catapultes électromagnétiques (à la différence des catapultes à vapeur du Charles-de-Gaulle) pour le lancement des aéronefs. Avec ces données en tête, une nouvelle problématique apparaît : celle du choix du système de propulsion. Ce sera probablement l’option nucléaire qui sera mise en œuvre, plutôt que des moteurs traditionnels. Cette option allongerait néanmoins le temps de fabrication de quelques années. Un choix stratégique crucial pour la France Si le Charles-de-Gaulle est déjà une référence en la matière, Florence Parly l’a rappelé, ce porte-avions de nouvelle génération doit être “une véritable base avancée de notre Marine, aiguillon de notre innovation”. Parvenir par exemple à opérer des drones depuis un navire militaire serait une première mondiale, même si la marine américaine y travaille dans le même temps. Déjà au rang des pays les mieux équipés en matière de porte-avions et porte-aéronefs (au 2e rang mondial), pouvoir afficher un nouveau navire de ce type est un signal stratégique important et un atout diplomatique de taille. La question de la puissance navale est en effet au cœur des enjeux qui entourent le porte-avions. Cet article des Echos le rappelle d’ailleurs : “devant une évolution des enjeux stratégiques – le terrorisme, l’émergence du nucléaire tactique qui a sonné le glas de la guerre totale, les États défaillants, la multiplication des Opex, l’élargissement des zones d’intervention, la nécessité d’un déploiement rapide, la compétition stratégique (…) aujourd’hui plus que jamais, la puissance de la France repose sur son porte-avions.” Autre point important : pour mener à bien des frappes aériennes conséquentes dans le cas de la lutte contre le terrorisme, le porte-avions s’impose comme une solution fiable, robuste et de proximité qui permet de moins dépendre d’aérodromes prêtés et potentiellement cibles privilégiées des groupes terroristes. Enfin, comme le souligne cet article de Mediapart, “un porte-avions et son groupe peuvent jouer facilement le rôle d’ambassades mobiles, permettant de porter partout le pavillon national, dans le vaste domaine maritime où la France exerce sa souveraineté, comme dans ceux des pays alliés souhaitant l’accueillir” Notons pour conclure que le développement du savoir-faire français (source d’ailleurs d’opportunités commerciales à l’export à forte valeur ajoutée) et l’impact économique positif sur plusieurs régions du pays jouent aussi en faveur du PANG, notamment dans un contexte post-Covid tendu, où les filières d’emploi et les fournisseurs spécialisés ont plus que jamais besoin de projets d’envergure dans les années à venir. En mai 2020, la ministre a annoncé que le nouveau porte-avions serait construit à Saint-Nazaire, aux chantiers de l’Atlantique. Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire d’Ametra Group, retrouvez-nous sur notre site officiel, LinkedIn et Twitter image principale : Porte-avions de la Marine nationale française « Charles de Gaulle » (R91) le 24 avril 2019 © U.S. Marine Corps photo by Maj. Joshua Smith
La Certification Radioprotection
Les activités nucléaires regroupent un large spectre d’activités, qui ont pour point commun d’impliquer des substances radioactives ou des rayonnements ionisants. Pour sécuriser les interventions dans ces conditions particulières, un suivi rigoureux de la santé et la sécurité des personnes exposées aux rayonnements ionisants est nécessaire. À cet effet, un cadre juridique a été mis en place. L’Autorité de Sûreté Nucléaire partage des informations précises sur ce sujet. L’obligation de certification Radioprotection a été introduite par l’arrêté du 27 novembre 2013 relatif aux entreprises intervenant au sein d’établissements exerçant des activités nucléaires et des entreprises de travail temporaire concernées par ces activités. La démarche volontaire de certification Indépendamment du cadre légal, le choix de la certification radioprotection permet à une entreprise d’aller plus loin dans sa démarche, et de mettre en œuvre une organisation toujours plus structurée au quotidien afin de s’assurer de ne laisser aucun élément de côté. Il s’agit d’une démarche positive et proactive qui renforce l’engagement de protection de la santé et la sécurité des collaborateurs, mais aussi de qualité des prestations envers les clients. 2 organismes délivrent ce certificat de radioprotection : le CEFRI et QUALIANOR. Ametra Group a choisi de s’engager aux côtés de QUALIANOR, organisme accrédité par le COFRAC, pour mener à bien le processus de certification. Afin de se mettre en conformité avec les exigences du référentiel Qualianor, Ametra a choisi de se faire accompagner par la société CERAP, qui assure un rôle de conseiller en radioprotection, et a favorisé la montée en compétences et en maturité des équipes sur le sujet (avec notamment le suivi dosimétrique des collaborateurs exposés aux rayonnements ionisants). Les grands thèmes de mise en conformité ont été les suivants : Réalisation de formations / sensibilisations internes à la radioprotection Formalisation de l’organisation radioprotection Complétude du système documentaire Intégration de toutes les exigences dans la dimension opérationnelle Au-delà du suivi des seuils dosimétriques à ne pas dépasser, la question d’un système documentaire bien à jour est fondamentale pour renforcer le suivi, formaliser chaque échange ou niveau de détail, renforcer l’engagement des différentes strates de l’entreprise. La dimension opérationnelle est complétée par un grand nombre de points réglementaires liés au référentiel à prendre en compte, et que la démarche de certification permet d’intégrer et de pérenniser. QUALIANOR a procédé à un audit, dont la conclusion positive a permis à Ametra d’obtenir le certificat. Comme pour les certifications ISO, le processus repose sur des cycles de 3 ans. Une série d’impacts positifs Outre le processus de certification lui-même et bien que l’exposition soit limitée dans le contexte des activités d’Ametra (avec des seuils bien inférieurs à la contrainte réglementaire), cette démarche permet d’aller encore plus loin dans la protection de la santé et de la sécurité des collaborateurs face aux rayonnements ionisants. De plus, un tel projet s’inscrit dans la continuité du cadre de politique de santé et de sécurité globale, tout en permettant une vraie montée en compétences sur ces problématiques en interne : une opportunité d’associer les collaborateurs à prendre part à un suivi opérationnel de longue haleine, et ainsi à une réussite collective. Pour en savoir plus sur les engagements d’Ametra Group, consultez dès maintenant notre site officiel. Retrouvez aussi ici le Certificat
La mutation technologique de l’Armée de terre avec le programme SCORPION
Le programme Scorpion, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par la DGA, fait partie du projet Armée de Terre 2020. Son objectif est de moderniser les capacités de combat de l’Armée de Terre via la rénovation de matériels (le char Leclerc notamment), l’arrivée de nouveaux véhicules blindés et la mise en place d’un nouveau système d’information. Cela implique aussi d’organiser la préparation opérationnelle des forces. L’acronyme SCORPION signifie « synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation », une manière pointue de dire que le programme doit permettre à un groupe présent sur le champ de bataille d’être relié non seulement entre soldats, mais aussi avec l’ensemble des forces engagées, à l’image des véhicules blindés, des drones, des hélicoptères… Pour parvenir à cet objectif, il va fédérer et mettre en réseau les plateformes et les combattants pour donner permettre d’implémenter le combat collaboratif. Depuis son lancement en 2018, le programme Scorpion travaille donc sur la modernisation complète des Groupements Tactiques Interarmes (GTIA) à travers plusieurs axes de transformation tels que : La création d’un système unique d’information du combat Scorpion (le SICS) pour mettre en réseau l’ensemble des systèmes de manière cohérente et unifiée; Le renouvellement des plateformes de combat des GTIA; La rénovation du char Leclerc; La modernisation des équipements des unités terrestres, en particulier celle des véhicules de combat; Le partage immédiat des informations; L’optimisation de la simulation embarquée; Le remplacement des VAB par le véhicule blindé multi-rôles Griffon, ainsi que le recours au Jaguar, engin blindé de reconnaissance et de combat destiné à remplacer les AMX-10RC et les ERC-90 Sagaie, et enfin au Serval. La naissance d’un espace infocentré, sur mesure et infovalorisé pour les forces terrestres, qualifié de « bulle aéroterrestre » par le Ministère de la Défense. À travers ces évolutions, SCORPION permettra de rendre les soldats plus performants, et surtout à l’ensemble de l’Armée de Terre de conserver sa capacité tactique et opérationnelle dans le cadre de l’évolution des conflits actuels. L’arrivée progressive des technologies “game changers” Le programme Scorpion anticipe aussi l’évolution et les apports des innovations qui seront rendues disponibles au fil des années et susceptibles de changer la donne. Ces “game changers” sont de plusieurs ordres : Amélioration et élargissement du combat collaboratif Diversification des effets (dont armes à létalité réduite) Survivabilité et protection active Robotique (dont drones de contact) Tir au-delà des vues directes SCORPION : le futur de l’Armée de terre L’une des spécificités du programme Scorpion est de travailler à obtenir plus d’homogénéité et de modularité entre et au niveau des plateformes, systèmes et équipements. Cela permettra d’utiliser massivement les technologies modernes à disposition, faisant évoluer les GTIA vers un combat de plus en plus collaboratif et connecté. Au-delà de la modernisation des véhicules et équipements, c’est au niveau du système d’information que l’un des principaux enjeux d’avenir se joue. Le SICS doit en effet assurer les échanges à tous les niveaux, y compris pour les interventions dans le cadre d’une coalition internationale, de manière rationalisée et unifiée. L’ensemble de ces mesures doit servir plusieurs objectifs, tels qu’une meilleure mobilité, une protection renforcée des combattants et des engins engagés, ainsi qu’une agilité augmentée des GTIA. En ce sens, le programme FÉLIN (Fantassin à Équipements et Liaisons Intégrés) s’inscrit dans une même logique. Les équipements SCORPION en un clin d’œil Les objectifs matériels du programme SCORPION sont les suivants: 1872 véhicules blindés GRIFFON 978 SERVAL 300 engins blindés JAGUAR 200 chars LECLERC rénovés 50% des nouveaux blindés médians seront livrés d’ici 2025 Dans le cadre du système de préparation opérationnelle, les véhicules Jaguar et Griffon embarquent des simulateurs, ce qui les transforme en cabines de simulation temporaires. Ces derniers sont de plusieurs types : Serket (également sur chars Leclerc rénovés), Semba et Entraîneur Tourelleau TTOP (ETS). Du côté du combat collaboratif infovalorisé sur le champ de bataille (qui passe notamment par le partage instantané de l’information, la protection collaborative et l’accélération de l’action au combat), il est important de souligner qu’il inclut bien sûr le système d’information du combat Scorpion (le SICS), mais aussi les postes de radio tactiques de nouvelle génération CONTACT (Communications Numériques Tactiques et de Théâtre) et la vétronique (l’électronique embarquée des engins, dont l’architecture est commune à tous les véhicules Scorpion). Deux ans après son lancement et malgré la crise du Covid-19, le déploiement du programme Scorpion continue L’année 2020 devait être marquée par la livraison à l’armée de 128 blindés multirôles Griffon et 4 Jaguar par Nexter, Arquus et Thales (pour rappel, la loi de programmation militaire 2019-2025 anticipe une livraison de 50% des nouveaux blindés d’ici à 2025, soit à terme 936 Griffon pour l’armée de terre). Si la crise a impacté les délais initialement prévus, les industriels prévoient néanmoins de rattraper le retard d’ici 2021 en anticipant une accélération des activités au deuxième semestre. Récemment, les Griffon du 3è RIMa ont d’ores et déjà pu mener un exercice visant à expérimenter le nouveau système d’information SICS. Florence Parly, ministre des Armées, s’est rendue à Vannes et a évoqué le programme Scorpion dans son allocution. Du côté du SICS toujours, les premières promotions d’administrateurs formés au nouveau système voient le jour au sein de régiments d’infanterie. Côté équipements, la première partie d’une commande globale de 56 micro-robots terrestres de reconnaissance étendue passée par la DGA a été livrée à la fin de l’année 2019. L’objectif est de pouvoir organiser le 1er Groupement Tactique InterArmes (GTIA) Scorpion en 2021, et la 1ère brigade en 2023. Pour en savoir plus sur le savoir-faire et l’implication d’Ametra Group dans le domaine de la Défense, consultez cet article et visitez notre site officiel.
Eurosatory comme si vous y étiez : 5 actualités du secteur de la Défense
Difficile de passer à côté : l’édition 2020 du salon de référence Eurosatory a finalement été annulée en raison de la crise sanitaire. Vous attendiez avec impatience de découvrir les actualités du secteur au coeur du plus grand salon international de défense & de sécurité ? Partie remise jusqu’à la prochaine édition en 2022… mais retrouvez d’ores et déjà ici les grandes innovations et avancées de ces derniers mois dans le secteur de la Défense. 1) Fantassin augmenté : le casque Fast se dévoile (Scalian / AID) Développé par la société Scalian en partenariat avec l’Agence Innovation Défense (AID), le casque de réalité augmentée Fast avait déjà attiré l’attention au cours de la précédente édition du salon Eurosatory. L’adaptation d’une technologie existante au secteur militaire était alors en cours d’expérimentation. Voici désormais ce que l’on peut en attendre et ses grands points d’innovation pour le fantassin : Équivalent d’un « couteau suisse numérique », il intègre un écran qui permet d’afficher la situation tactique (orientation, position des amis et ennemis, points d’intérêt…), un système de communication en temps réel (sur le mode de la navigation collaborative) et la possibilité pour le poste de commandement d’accéder à l’information sur le champ de bataille numérisé. 2) La demande explose pour les mini-drones Tant du côté des commandes que des innovations, la demande pour les mini, mais aussi micro et même nano-drones s’accélère. Ainsi, le français Parrot va équiper les Forces Armées Suisses, tandis que la société DIODON continue de développer ses drones à structure gonflable. La DGA a réceptionné ses cinq premiers micro-robots de reconnaissance étendue NERVA-LG fin 2019, et anticipe l’achat de milliers de micro drones destinés à des missions de surveillance. Les autres pays ne sont pas en reste : aux États-Unis, l’US Army a passé une nouvelle commande de mini-drones Black Hornet 3. Le DIODON SP20 est dans ce contexte l’une des stars du moment. Ce micro-drone de reconnaissance étanche et tout-terrain à la technologie unique de structure gonflable permet de répondre aux besoins des interventions en milieux hostiles. DIODON a récemment dévoilé les avancées innovantes de son nouveau drone. 3) Malgré les retards de livraison, le programme Scorpion prend forme Si la crise du Covid-19 retarde potentiellement la livraison des 128 blindés multirôles Griffon et des 4 Jaguar prévue par Nexter, Arquus et Thales au cours de l’année 2020 – les véhicules blindés prévus dans le cadre de Scorpion, le programme de renouvellement des blindés de l’armée de terre – les industriels prévoient néanmoins de rattraper le retard d’ici l’année prochaine en accélérant au second semestre. Récemment, les Griffon du 3è RIMa ont pu ressortir dans le cadre d’un exercice visant à expérimenter le nouveau système d’information SICS (Système d’Information du Combat Scorpion). Florence Parly, ministre des Armées, s’est rendue à Vannes pour une courte allocution évoquant le programme Scorpion. Du côté du SICS toujours, les premières promotions d’administrateurs voient le jour au sein de régiments d’infanterie. Pour rappel, la Loi de programmation militaire 2019-2025 anticipe une livraison de 50% des nouveaux blindés d’ici à 2025 (soit, à cette date, 936 Griffon pour l’armée de terre). L’objectif initial de l’armée est de pouvoir organiser le 1er Groupement Tactique InterArmes (GTIA) Scorpion l’année prochaine, et la 1ère brigade en 2023. Enfin, n’oublions pas qu’avant le début de la crise, la Direction Générale de l’Armement a réceptionné les premiers robots micro-terrestres du programme Scorpion ! Ces robots de reconnaissance étendue Nerva® font partie d’une première commande globale de 56 micro-robots passée par la DGA à la société Nexter, associée à la société ECA. 4) Le SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) poursuit son chemin C’était l’un des temps forts du Bourget 2019, au cours duquel la maquette du futur avion de combat européen, le Next Generation Fighter (NGF) avait été présentée et, malgré le contexte, le projet de Système de Combat Aérien du Futur continue d’avancer. L’accord-cadre signé le 17 juin dernier entre la France, l’Allemagne et l’Espagne sur le stand commun de Dassault Aviation et Airbus avait permis de formaliser les échanges du grand programme européen dédié entre autres à donner naissance à l’avion du futur. Pour rappel, le SCAF implique non seulement un nouvel avion de combat (en remplacement du Rafale et de l’Eurofighter), mais aussi des drones, missiles de croisière, systèmes de commandement, satellites ou encore essaims de drones. Ce projet ambitieux, véritable “système de systèmes” , vise en effet à articuler et sécuriser l’ensemble des interactions et communications de combat de manière collaborative (via un cloud de combat), afin de “faire face aux conflits prévisibles à l’horizon 2040”. Pendant la crise mais aussi suite au déconfinement, les échanges se poursuivent, tant au niveau des états-majors que des équipes engagées dans le programme. Les travaux industriels des démonstrateurs du SCAF ont été lancés à la fin février, pour des premiers vols d’essais prévus dès 2026. 5) Nexter et KMW accélèrent sur le projet de char franco-allemand On le savait depuis la dernière édition d’Eurosatory : le blindé du futur sera franco-allemand. Encore fallait-il achever les négociations et tenir le calendrier ! Le projet passe à la vitesse supérieure puisque KMW, Nexter et Rheinmetall se sont récemment engagés sur le premier contrat d’étude d’architecture système du programme MGCS (Main Ground Combat System). Ce programme de char franco-allemand a pour objectif le remplacement à l’horizon 2035 des chars Leclerc dans l’armée française, et des Leopard 2 au sein de la Bundeswehr. Aviez-vous prévu de participer à Eurosatory 2020 ? Quelles innovations du secteur attendez-vous le plus ? Partagez votre avis en laissant votre commentaire ci-dessous. (c) image principale : Eurosatory 2018
Bancs de test et moyens d’essais dans le ferroviaire : de la maintenance aux infrastructures
Dans l’industrie du ferroviaire, de nombreux équipements sont amenés à être testés. Les moyens d’essai portent notamment sur des équipements industriels ou encore des organes qui peuvent être mécaniques, électroniques Dans le secteur ferroviaire, Ametra travaille principalement aux côtés de grands exploitants français, tels que la SNCF et la RATP. Dans le cas de la RATP par exemple, il faut penser un moyen pour tester des blocs freins montés sur les métros. Comment s’assurer qu’ils tiennent l’ensemble des X ou Y kilomètres ? Comment concevoir le banc de test pour les exigences de sécurité ? Le travail du bureau d’études est de permettre des tests fiables qui assurent qu’un produit est conforme aux spécifications qui lui sont attachées. L’intervention dans le secteur ferroviaire peut se faire à deux niveaux : Au niveau de la partie maintenance : conception et réalisation de moyens d’essai ou d’outillage ; Au niveau des infrastructures : électricité, calculs, contrôle commande… Quelle est la force d’une société d’ingénierie comme Ametra dans ce contexte ? Notre valeur ajoutée vient s’exprimer à plusieurs niveaux. Nous pouvons notamment intervenir en tant que maître d’œuvre : par exemple, dans le cadre de la conception d’un banc d’essai après que le client ait défini le cahier des charges, AMETRA conçoit le banc avec une modélisation 3D puis se charge d’interagir avec le fabricant, d’installer le banc et de gérer l’ensemble du processus. Ce n’est pas tout : le secteur ferroviaire implique un degré avancé de connaissance sectorielle et des interventions qui s’inscrivent aussi dans le cadre d’une maintenance patrimoniale, dans le sens où la longévité des produits implique de s’assurer qu’ils continuent à tenir la route. Tout cela nécessite une vraie technicité qu’Ametra Group est à même d’apporter. Grâce à son expertise métiers et son expérience, notre société allie différents savoir-faire de manière harmonieuse : électronique, mécanique, électricité… et les met en musique pour apporter un livrable qui répond aux exigences de chaque client. Exemple d’un projet en maintenance ferroviaire : les bancs de dépollution et de test Attentes et caractéristiques d’un projet de banc Après un certain nombre de kilomètres parcourus et sur une base régulière, les trains roulants, par exemple les wagons et les locomotives, doivent faire l’objet d’opérations de maintenance sur les équipements. L’ensemble bogie est équipé de deux systèmes de freinage fonctionnant indépendamment l’un de l’autre : le premier est un système actif (freine sous pression hydraulique) et l’autre un système passif (freine en l’absence de pression hydraulique). Les freins faisant partie des équipements de sécurité, il faut les démonter intégralement, les nettoyer, changer les pièces d’usure ainsi qu’une série de manipulations pour leur assurer une “révision” complète. Une fois les étriers de freins remontés, il est essentiel de valider leur bon fonctionnement. Pour cela, il faut valider qu’il n’y ait pas d’impuretés dans le circuit hydraulique et vérifier le bon effort de freinage en fonction des modes de marche de ceux-ci. L’étrier est donc placé sur un banc de test : ce banc vient injecter de l’huile dans l’étrier et la fait circuler à haute vitesse et à haute pression pour enlever toutes les impuretés qui peuvent se trouver dans l’étrier et le circuit. Ensuite, afin de valider le bon fonctionnement de l’étrier, on vient y positionner un module de mesure pour évaluer les mesures d’effort et de déplacement de chaque piston à l’intérieur de l’étrier. Le banc de dépollution et de test Le banc propose deux fonctions principales : la 1ère est de dépolluer hydrauliquement le circuit hydraulique des étriers. La seconde est de valider, via des séquences de tests, le bon fonctionnement des étriers et de sauvegarder les rapports d’essais. Il est entièrement automatisé et réalise les séquences en fonction des demandes de l’opérateur. Sa composition est la suivante : une centrale hydraulique, qui permet le remplissage et les essais des étriers ; un kit de connexion des étriers sur le banc; une armoire électrique avec automate et panel PC pour la gestion du système et l’interface homme-machine L’expertise d’Ametra Group Régulièrement impliqué dans des projets du secteur ferroviaire, Ametra Group apporte son expertise auprès de clients spécialisés dans l’activité maintenance des trains roulants Plus récemment, Ametra Engineering s’est chargé de concevoir un banc de dépollution et de test pour étriers de freins hydrauliques : un banc de test plus performant que les précédents utilisés jusqu’alors. Il réunit en effet les fonctionnalités attendues en un seul banc. Cette conception a nécessité d’allier plusieurs expertises métiers : de la mécanique, de l’hydraulique, de l’automatisme et de l’électricité. Copyright @ametragroup La complémentarité des compétences et les synergies intra-entités ont permis aux équipes d’Ametra de porter ce projet dans son intégralité. Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire d’Ametra Group, consultez dès maintenant notre site officiel.
L’expérience client : la clé de la fidélisation
Qu’est-ce qui caractérise une bonne expérience client, en particulier dans un contexte technique ? S’il s’agit en priorité de faire en sorte que la solution proposée au client lui permette de satisfaire ses objectifs, l’idée est d’aller plus loin et d’adopter une démarche qualité qui vise à surpasser les attentes pour proposer une véritable expérience client, et non pas seulement une solution. Par quels facteurs et manières de procéder cela passe-t-il ? Quelle vision ou action faut-il adopter ? Mettre l’approche multisectorielle au service de l’expérience client Que ce soit au niveau des technologies, du mode de gestion de projet ou de la manière de travailler, la fertilisation croisée joue un rôle fondamental pour conseiller et satisfaire le client. Elle est utilisée pour transposer une approche ou une bonne pratique d’un secteur à un autre, afin de répondre au mieux à la problématique d’un client et de le conseiller en s’inspirant de projets différents réalisés avec succès. Cela permet non seulement de répondre à ses besoins, mais aussi d’aller au-delà des attentes pour délivrer plus (ou mieux). La solution initiale reste bien sûr souvent une option solide. Mais lorsque l’on est capable d’observer qu’une approche menée dans un autre secteur peut potentiellement faire gagner 1 mois sur les 6 budgétés, il est intéressant d’envisager d’opter pour une variante un peu plus onéreuse, mais plus efficace. Naturellement, pour assurer la satisfaction du client, il est important de bien partir de son besoin et de ne pas lui imposer de solution… le tout est de réfléchir en finesse à la problématique de chacun. Il est donc capital de bien comprendre les rouages de chaque projet, le fonctionnement et les technologies derrière chaque action, les spécificités du marché…Grâce à sa capacité de cross-fertilisation, Ametra apporte un regard neuf sur différentes problématiques. Cette approche multisectorielle et les synergies naturelles qui se mettent en place entre des équipes travaillant dans des secteurs ou des domaines d’expertise variés à l’intérieur d’un même bureau d’études, grâce à une excellente communication des équipes entre elles sont de vrais atouts pour l’expérience client. Cela permet de créer une émulation qui apporte une solution éprouvée et optimisée au client… tout en lui assurant d’être efficace d’un point de vue budget, délais et niveau de qualité. Avoir une vision différente de la relation client Pour construire une belle expérience client, il est important que la relation entre industriel client et ingénieriste soit de qualité dès la première prise de contact… et ce même si un projet n’aboutit pas ! L’idée n’est pas simplement de “faire du business” de façon très rapide et avec une vision à court terme. L’objectif est de répondre de façon qualitative, ce qui peut être soutenu par un process qualité. Il faut que chaque client se sente entouré et soit globalement satisfait de la prestation. Des enquêtes de satisfaction peuvent être régulièrement organisées pour suivre le jalonnement de chaque projet et s’assurer que le client est satisfait de l’avancement de la prestation. Cela permet aussi de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue. Assurer une bonne expérience quand tout ne se passe pas comme prévu Parce qu’il arrive que l’avancement d’un projet ne se passe pas aussi bien que prévu, il est important de savoir revoir les choses et de s’organiser pour que la satisfaction du client perdure malgré tout. L’expérience client est différente de la réussite d’un projet. Penser plus loin que la conception Pouvoir maîtriser un projet de la conception à la réalisation, via une approche globale, constitue aussi une forte valeur ajoutée en termes d’accompagnement du client. Cette vision permet d’aller plus loin et de travailler sur un produit en anticipant son industrialisation. En tant qu’apporteur de solutions, Ametra dispose de ce recul et est capable de concevoir des produits qui seront ensuite industrialisés, des préséries ou des prototypes. Il est nécessaire de réfléchir à la meilleure des solutions en lien avec un environnement et des problématiques spécifiques… Il y a une vraie notion d’échange dans cette manière de procéder, qui peut même aller parfois jusqu’au co-développement ! Dans tous les cas, une relation de confiance dans la durée passe par une collaboration forte entre les deux parties, afin qu’elles convergent tout au long de l’évolution du projet. Pour en savoir plus sur Ametra Group, ses expertises et métiers, rendez-vous dès maintenant sur le site officiel.
Ingénieurs : comment sauver la planète ?
La lutte contre le changement climatique nécessite la mobilisation de tous les acteurs possibles… dont les ingénieurs ! Dès la conception des projets, ces derniers ont en effet un rôle déterminant à jouer en pensant en amont à l’empreinte carbone des créations qu’ils contribuent à faire naître. Cet engagement a récemment été matérialisé par la signature d’une Charte de l’Ingénierie pour le Climat, lors de la cérémonie de clôture du Meet’Ingé, qui a réuni plus de 2 600 participants. Préservation de la planète : les ingénieurs apportent leur pierre à l’édifice L’écoconception contribuera-t-elle à atteindre les objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone de la France et, plus généralement, à soutenir les efforts globaux liés aux enjeux socioéconomiques majeurs qui découlent du changement climatique ? Elle tend en tout cas vers cette direction. Pour rappel et d’après l’ADEME, Agence de l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie, l’écoconception consiste à “concevoir une offre de produits (biens ou services) plus respectueux de l’environnement.” Cette manière de concevoir se répand depuis une dizaine d’années. Elle souligne aussi le rôle important qu’ont à jouer les ingénieurs, et ce dès les premiers pas d’un projet : quelle sera l’empreinte carbone d’une infrastructure ? D’un équipement ? D’un procédé industriel ou d’une nouvelle technologie ? Comment est-il possible de progresser vers la carboneutralité ? Comment porter des projets innovants autour des mobilités douces, de solutions bas carbone, de l’autonomie énergétique des bâtiments, ou encore des infrastructures multimodales ? Chaque entreprise d’ingénierie peut ainsi faire une différence dans sa manière de concevoir, tant au niveau des projets externes que de ses propres pratiques en interne. Comment l’ingénierie peut s’engager à 3 niveaux L’impact des ingénieurs ne se joue pas qu’au niveau de la seule conception, même si celle-ci est fondamentale. Trois niveaux d’action sont possibles et sont d’ailleurs pris en compte dans la charte signée : Le niveau des projets, que nous avons déjà cité. Dès le départ et avec l’écoconception en tête, les ingénieurs ont un rôle fort à jouer en matière de développement de solutions innovantes et éclairées. Ils ont aussi un rôle d’ambassadeurs auprès des décideurs finaux. Le niveau des activités de l’entreprise d’ingénierie elle-même : un ingénieriste peut contribuer à repenser la vie quotidienne et les pratiques internes pour réduire son empreinte carbone et inciter à de nouveaux comportements et façons de penser. Le niveau individuel : chaque collaborateur peut être force de proposition et source de réflexion sur l’impact climatique des projets. Cela implique une structure organisationnelle et des liens interpersonnels qui favorisent le dialogue, fluidifient les processus de décision et incitent à la co-création responsable. En outre, chaque collaborateur, une fois impliqué sur des sujets environnementaux dans le cadre de son travail, devient plus facilement un ambassadeur de la planète dans sa vie personnelle : dans ses comportements d’achats, dans ses gestes verts au quotidien, etc. Dans ce contexte, Ametra Group s’engage, et est l’une des premières entreprises signataires de la charte de l’ingénierie. Découvrez plus d’informations sur nos engagements et valeurs en consultant notre site officiel.
Les capteurs intelligents
Les capteurs intelligents deviennent incontournables dans un nombre grandissant de projets. Ils ont un impact à la fois sur le monde de l’industrie et sur celui de l’embarqué. Il s’agit de capteurs permettant différentes mesures et capables de détecter, analyser et transmettre une information. Ils sont généralement intégrés dans des systèmes complexes. Par le passé, les capteurs classiques transformaient une force en tension. Désormais, avec la micromécanique et la micro-électronique, les capteurs intelligents embarquent tout dans un volume et un poids très restreints. Intégrant une unité de calcul, ce sont des capteurs complexes au sens où il faut savoir comment ils fonctionnent, s’ils permettent un autodiagnostic, quels sont leurs avantages et inconvénients… ou encore comment cela se passe lorsqu’ils tombent en panne. Leur usage s’appréhende donc de manière différente. On les trouve dans tous les secteurs, et notamment dans le contexte de l’usine du futur : fiabilisation des chaînes, meilleure communication entre les machines, transmission des données, augmentation de la productivité, détection des dysfonctionnements en amont, maintenance prédictive… Par exemple, un capteur va prendre une mesure physique et voir qu’elle commence à dériver, ce qui signifie qu’il peut identifier une panne estimée dans 1 mois, 6 mois, 1 an… autant d’éléments qui permettent d’anticiper précisément un problème ou une mise en maintenance plutôt que de les subir. Un traitement in situ qui marque une rupture avec les capteurs classiques Les capteurs intelligents embarquent de l’électronique. On peut aisément les brancher, connecter les données, les interfacer… Cela soulève bien sûr de nouveaux enjeux. En effet, l’architecture va devoir être pensée avec beaucoup plus de fonctions : il ne s’agit plus seulement de la transformation d’une valeur physique en une autre. S’il y a plusieurs années, cela impliquait par exemple d’avoir un long fil avec un convertisseur et d’anticiper tous les risques de perturbation, aujourd’hui le capteur intelligent fait cette conversion, cet empaquetage de données, voire leur correction in situ. Les données peuvent faire l’objet d’un pré-traitement. Il peut aussi transmettre d’autres informations, y compris sur sa propre santé; un grand nombre de capteurs disposent d’un outil d’autodiagnostic. On peut donc observer beaucoup plus de choses et être plus proches des facteurs à mesurer, ce qui conduit à une vision beaucoup plus complète de ce qu’il se passe. Les capteurs intelligents impliquent une gestion solide de la data L’un des challenges à relever est de prendre en compte la problématique de leur position et de leur intégration. Il faut notamment assurer une chaîne de données fiable et complète de bout en bout. La question de la data est donc intimement liée à l’évolution des capteurs intelligents. Ces capteurs peuvent même fonctionner en réseau, comme un relais d’information, ce qui amène à penser différemment les chaînes de mesures. Sur nos métiers touchant à l’électronique et aux bancs de tests, Ametra Group y est directement confronté. En installant des capteurs sur ces derniers, il est impératif de savoir gérer des flux de données. C’est d’autant plus important lorsque l’on doit être certain que les données arrivent avec une chronologie bien précise, pour s’assurer de la reproductivité de l’environnement réel et respecter au maximum ce que l’on pourrait constater dans la vraie vie. Dans plusieurs contextes et secteurs, cette question des données implique aussi celle de la cyber sécurité des sites et des réseaux de transmission. Ce qu’impactent les capteurs intelligents En plus d’augmenter la précision du monitoring, les capacités prédictives et le volume de données disponibles, les capteurs intelligents ont fait évoluer plusieurs dimensions : Plus de standardisation, en particulier dans la façon de se connecter et de connecter les données ; Une rationalisation relative de l’ensemble; Un traitement plus aisé de l’obsolescence, car l’on peut facilement changer un capteur et pas un autre. Cela est notamment rendu possible par le fait qu’on dispose de bus de données standardisés. Ils présentent donc beaucoup d’avantages, même s’ils sont plus complexes à prendre en compte et installer au début, tant dans l’environnement industriel que dans l’embarqué. Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire d’Ametra Group, consultez dès maintenant notre site officiel.
