Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié en juin 2026 son rapport annuel sur les perspectives du système de retraite français. Ce document de référence intègre les nouvelles projections démographiques de l’Insee et actualise les perspectives financières à long terme des régimes de retraite. Voici les principaux enseignements à retenir. Une situation financière qui reste durablement déficitaire Le COR estime que le système de retraite enregistrera un déficit de 5,1 milliards d’euros en 2025, soit environ 0,2 % du PIB. Selon les projections retenues, ce déficit devrait se maintenir et s’accentuer progressivement au cours des prochaines décennies. Année Solde du système (% du PIB) 2030 -0,2 % 2045 -0,9 % 2070 -2,4 % Le système ne retrouverait donc pas l’équilibre à long terme dans le scénario central retenu par le COR. Une démographie moins favorable L’une des principales nouveautés du rapport réside dans la prise en compte des nouvelles projections démographiques de l’Insee. Le taux de fécondité est désormais estimé à 1,45 enfant par femme à partir de 2028, contre des hypothèses plus élevées dans les précédents exercices de projection. Cette évolution contribue au vieillissement de la population et à la dégradation progressive du rapport entre actifs et retraités. À l’horizon 2070, le ratio entre les personnes âgées de 20 à 64 ans et les personnes de 65 ans et plus passerait d’environ 2,5 aujourd’hui à 1,6. Les projections ne corroborent pas l’idée d’une progression des dépenses de retraite qui échapperait à toute maîtrise en raison du vieillissement démographique. Des dépenses relativement maîtrisées Contrairement à certaines idées reçues, le rapport ne met pas en évidence une explosion des dépenses de retraite. Celles-ci représenteraient : Année Dépenses de retraite (% du PIB) 2025 14,1 % 2045 14,2 % 2070 15,3 % L’augmentation demeure progressive et s’explique notamment par les évolutions démographiques attendues. Une baisse progressive des ressources Parallèlement, les ressources consacrées au financement des retraites diminueraient progressivement, passant de 13,9 % du PIB en 2025 à 12,9 % du PIB en 2070. Cette évolution contribue directement à la persistance des déficits projetés. Le niveau de vie relatif des retraités en recul Le rapport souligne également une tendance importante : le niveau de vie relatif des retraités devrait diminuer progressivement au cours des prochaines décennies. Alors qu’il est aujourd’hui proche de celui de l’ensemble de la population, il pourrait représenter environ 90 % du niveau de vie moyen à l’horizon 2070. Cette évolution constitue l’un des enjeux majeurs soulevés par le rapport. Quels leviers pour améliorer l’équilibre du système ? Le COR a étudié les effets économiques des principaux leviers susceptibles d’améliorer l’équilibre financier des retraites : Les travaux présentés concluent que le recul de l’âge effectif de départ est le levier ayant les effets les plus favorables sur l’emploi, l’activité économique et les finances publiques. Cette option n’est toutefois pas sans conséquences sociales et pose notamment la question des conditions de travail des salariés expérimentés. Ce qu’il faut retenir Le rapport 2026 du COR confirme que le système de retraite français reste confronté à un déséquilibre financier durable dans un contexte démographique moins favorable. Pour autant, les dépenses demeurent globalement maîtrisées et le système conserve sa capacité à verser les pensions. Au-delà des débats sur les réformes futures, ce rapport rappelle l’importance de l’anticipation individuelle : vérification de carrière, estimation des droits, choix de la date de départ, retraite progressive ou encore cumul emploi-retraite constituent plus que jamais des sujets à préparer plusieurs années avant la cessation d’activité. Source : Conseil d’orientation des retraites — Rapport annuel 2026.
Rupture conventionnelle : jusqu’à 6,5 mois de chômage en moins pour les salariés expérimentés dès septembre 2026
La loi est adoptée. À compter du 1er septembre 2026, les règles d’indemnisation chômage après rupture conventionnelle changent — et les seniors sont les plus durement touchés. Ce qui change concrètement au 1er septembre 2026 Le Parlement a définitivement adopté, le 2 juin 2026, par 353 voix contre 114, la loi réduisant la durée maximale d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle. Elle transpose l’avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d’accord d’assurance chômage, signé entre le Medef, la CPME, l’U2P, la CFDT, la CFTC et FO. La réforme modifie uniquement la durée maximale des allocations chômage (ARE) versées après une rupture conventionnelle. La procédure de signature, les indemnités de rupture et le délai de rétractation de 15 jours restent inchangés. Pour un cadre de 58 ans, la perte atteint 6,5 mois d’indemnisation — soit près d’un quart de ses droits actuels. ⚠️ La date retenue est celle de la fin effective du contrat de travail, et non la date de signature de la convention. Un salarié dont le contrat se termine en août 2026 conserve les anciennes règles. Âge du salarié Durée actuelle Nouvelle durée Perte de droits Moins de 55 ans 18 mois 15 mois − 3 mois 55 à 56 ans 22,5 mois 20,5 mois − 2 mois 57 ans et plus 27 mois 20,5 mois * − 6,5 mois 57 ans et plus — prolongation France Travail 27 mois Jusqu’à 27 mois Aucune perte * Une prolongation jusqu’à 27 mois peut être accordée par France Travail après examen individuel de la situation, au terme des 12 premiers mois d’indemnisation. Pourquoi les salariés expérimentés sont les plus touchés Créée en 2008 et massivement utilisée depuis, la rupture conventionnelle concernait encore 515 000 salariés en 2024, pour un coût total de 9,4 milliards d’euros pour l’Unédic — soit près de 20 % de ses dépenses annuelles d’allocations. Le gouvernement justifie la réforme par la nécessité de réaliser 800 millions d’euros d’économies annuelles à partir de 2029. Points de vigilance pour les salariés en réflexion Ce que cela change dans une stratégie de fin de carrière Pour tout salarié en réflexion sur son départ — rupture conventionnelle, carrière longue, transition professionnelle, départ à la retraite progressive ou anticipée — cette réforme modifie l’équation financière de manière significative. Le calendrier de fin de contrat, l’âge exact au moment de la rupture et la proximité de l’âge de départ à la retraite doivent désormais être examinés ensemble, avec précision. La rupture conventionnelle n’est pas un outil neutre. Combinée à un dispositif carrière longue, à une retraite progressive ou à un cumul emploi-retraite, elle peut constituer un levier puissant — à condition d’en maîtriser les paramètres. La question n’est plus seulement « est-ce que je suis d’accord pour partir ? » mais « à quel moment, dans quel ordre, et avec quelle couverture ? » Un accompagnement professionnel permet de construire cet arbitrage avec précision, en intégrant l’ensemble des dispositifs disponibles. Sources : Loi portant transposition de l’avenant n° 3 du 25 février 2026 — adoptée le 2 juin 2026 — Protocole d’accord d’assurance chômage du 10 novembre 2023 — Document de veille NB Consulting.
Carrières longues : ce que change le décret du 7 mai 2026
La suspension de la réforme des retraites de 2023 entraîne des ajustements concrets pour les assurés nés entre 1964 et 1971. Âges de départ abaissés, nombre de trimestres requis réduit, prise en compte inédite des trimestres enfants : le point complet sur les nouvelles règles applicables à compter du 1er septembre 2026. Qu’est-ce que le dispositif carrières longues ? Le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue permet à certains assurés de partir à la retraite avant l’âge légal, à condition d’avoir commencé à travailler jeune et d’avoir accumulé une durée d’assurance suffisante. Le mécanisme repose sur deux conditions cumulatives. L’âge de départ anticipé varie ensuite en fonction de l’âge de début de carrière : Dès 58 ans pour les assurés ayant commencé à travailler avant l’âge de 16 ans — Dès 60 ans pour un début d’activité avant 18 ans — Entre 60 et 62 ans selon la génération pour un début avant 20 ans — À 63 ans pour un début d’activité avant 21 ans. Ce dispositif s’applique tant aux salariés du secteur privé qu’aux fonctionnaires, travailleurs indépendants, professions libérales et régimes agricoles. Pourquoi les règles évoluent-elles au 1er septembre 2026 ? La réforme des retraites de 2023 avait engagé un relèvement progressif de l’âge légal de départ jusqu’à 64 ans, assorti d’une augmentation du nombre de trimestres requis pour bénéficier du taux plein. Ces dispositions pesaient directement sur les conditions du départ anticipé pour carrière longue. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a suspendu ce calendrier jusqu’au 1er janvier 2028. Le décret du 7 mai 2026 en tire les conséquences pour les assurés relevant du dispositif carrières longues. Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, certaines générations voient leurs conditions de départ allégées — âge abaissé de quelques mois, nombre de trimestres requis réduit, ou les deux à la fois. ⚠️ Point d’attention : les assurés dont la pension prend effet avant le 1er septembre 2026 ne sont pas concernés par cette suspension. Les règles issues de la réforme de 2023 leur restent intégralement applicables. Ce qui change concrètement à partir du 1er septembre 2026 Les évolutions les plus significatives concernent les générations 1964 à 1970, dans deux directions selon les cas : une anticipation de l’âge de départ, une réduction du nombre de trimestres requis, ou les deux à la fois. Avant le 1er septembre 2026 — Réforme 2023 en vigueur Génération Début av. 16 ans Début av. 18 ans Début av. 20 ans Début av. 21 ans Trimestres requis 1964 58 ans 60 ans 60 ans 6 mois — 171 Janv.–mars 1965 58 ans 60 ans 60 ans 9 mois — 172 Avr.–nov. 1965 58 ans 60 ans 60 ans 9 mois — 172 Déc. 1965 58 ans 60 ans 60 ans 9 mois — 172 1966 58 ans 60 ans 61 ans 63 ans 172 1967 58 ans 60 ans 61 ans 3 mois 63 ans 172 1968 58 ans 60 ans 61 ans 6 mois 63 ans 172 1969 58 ans 60 ans 61 ans 9 mois 63 ans 172 1970 et après 58 ans 60 ans 62 ans 63 ans 172 À partir du 1er septembre 2026 — Après suspension (décret 2026-345) Génération Début av. 16 ans Début av. 18 ans Début av. 20 ans Début av. 21 ans Trimestres requis 1964 58 ans 60 ans 60 ans 6 mois — 170 ↓ Janv.–mars 1965 58 ans 60 ans 60 ans 9 mois 63 ans 170 ↓ Avr.–nov. 1965 58 ans 60 ans 60 ans 9 mois 63 ans 171 ↓ Déc. 1965 58 ans 60 ans 60 ans 8 mois ↓ 63 ans 171 ↓ 1966 58 ans 60 ans 60 ans 9 mois ↓ 63 ans 172 1967 58 ans 60 ans 61 ans ↓ 63 ans 172 1968 58 ans 60 ans 61 ans 3 mois ↓ 63 ans 172 1969 58 ans 60 ans 61 ans 6 mois ↓ 63 ans 172 1970 58 ans 60 ans 61 ans 9 mois ↓ 63 ans 172 1971 et après 58 ans 60 ans 62 ans 63 ans 172 Les cases ↓ signalent un assouplissement par rapport aux règles de la réforme 2023. Source : Décret n° 2026-345 du 7 mai 2026. Quels trimestres sont réellement pris en compte ? L’une des complexités du dispositif carrières longues tient à la distinction entre trimestres cotisés et trimestres assimilés. Seuls certains trimestres assimilés sont retenus dans le calcul, et dans des limites précises : périodes de chômage indemnisé, arrêts maladie, service militaire, invalidité. À compter du 1er septembre 2026, une nouveauté importante est introduite : jusqu’à 2 trimestres liés aux enfants pourront être intégrés dans le calcul de la durée d’assurance ouvrant droit au dispositif — une mesure inédite, ces trimestres en étant jusqu’ici exclus. Elle devrait permettre à davantage de mères de famille, dont la carrière a comporté des interruptions liées à la maternité, de franchir le seuil d’éligibilité. Un dispositif qui reste complexe — et qui mérite une analyse individualisée Ces évolutions peuvent sembler techniques, voire marginales. Elles ne le sont pas pour un assuré éligible. Quelques mois gagnés sur la date de départ ou un trimestre en moins à valider peuvent avoir des conséquences financières réelles : éviter un rachat de trimestres onéreux, anticiper une transition progressive vers la retraite, ou simplement partir à la date souhaitée plutôt que de la subir. Le dispositif carrières longues reste l’un des plus exigeants du système de retraite français. La nature des trimestres compte autant que leur nombre — une analyse individualisée du relevé de carrière est indispensable avant toute décision. Si vous pensez être concerné par le dispositif carrières longues, la bonne démarche est d’anticiper. Non pas au moment de déposer votre dossier, mais bien en amont — pour identifier d’éventuelles anomalies sur votre relevé, évaluer précisément votre date de départ optimale, et aborder cette étape sans mauvaise surprise. Sources : Décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 — Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026), art. 105 — Document de
Je choisis la retraite qui me ressemble
Échange avec Patrick Recroix
Ancien DGA France de la filiale Signature de Vinci, Patrick Recroix est un retraité actif qui conjugue expérience, plaisir et passion en proposant ses services d’expert immobilier agréé. Au micro de BON VENT !, il nous révèle une vision résolument dynamique de la retraite. Écoutez Patrick
Je comprends mieux ma retraite
Une pension liquidée sur neuf comporte une erreur de portée financière : le constat préoccupant de la Cour des comptes
Votre pension de retraite est-elle correctement calculée ? La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme. D’après le rapport de certification des comptes de la Sécurité sociale – exercice 2025, Cour des comptes, mai 2026 Pensions avec erreur 1 sur 9 Taux d’erreur financière 11,1 % Impact financier estimé 1,1 Md€ Retraités concernés 15,6 M La Cour des comptes, dans son rapport de certification des comptes du régime général de Sécurité sociale publié le 13 mai 2026, révèle qu’une pension liquidée sur neuf comporterait une erreur ayant un impact financier. Un constat qui concerne potentiellement des millions de retraités. Des erreurs en hausse sur les nouvelles pensions Le constat est préoccupant. La Cour des comptes relève que près d’une pension liquidée sur neuf comporterait une erreur ayant un impact financier, soit un taux de 11,1 % en 2025 (contre 10,5 % en 2024). 1,1 Md€d’impact financier estimé sur la durée totale de versement des pensions attribuées en 2025 — contre 0,9 Md€ en 2024. Pour les travailleurs indépendants — auto-entrepreneurs, artisans, professions libérales —, la situation est encore plus préoccupante : le taux d’erreur atteint 5,7 % sur les droits de base, avec un taux d’incidence financière de 2 %, soit six fois plus élevé que l’année précédente. « Plus de la moitié des erreurs définitives sur les pensions mises en paiement proviennent de données de carrière absentes ou incorrectes. » Des données de carrière erronées ou incomplètes Votre pension est calculée sur la base de votre carrière enregistrée dans le répertoire de gestion des carrières unique (RGCU). Ce grand répertoire informatique centralise l’ensemble de vos données professionnelles : salaires, périodes cotisées, trimestres validés, périodes assimilées (chômage, maladie, invalidité). Or, la Cour des comptes constate que ce répertoire contient un nombre croissant d’anomalies non corrigées : données d’identification erronées, périodes manquantes, cotisations de travailleurs indépendants non encore reportées. En 2025, ce sont 1,8 million de « régularisations de carrière » qui ont été nécessaires — et malgré cela, plus de la moitié des erreurs définitives persistent. 11,2 Mdde données de carrière enregistrées dans le RGCU à fin 2025 — avec un nombre croissant d’anomalies en attente de correction. Qui est particulièrement exposé ? Certains profils concentrent davantage de risques d’erreur. Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations, une vérification de votre dossier s’impose : Cas particuliers à risque élevé Travailleurs indépendants — auto-entrepreneurs, artisans, professions libérales — dont les cotisations sont plus difficiles à tracer Personnes ayant connu des périodes de chômage, de maladie longue durée ou d’invalidité Retraités résidant à l’étranger : 1,1 million de personnes concernées, pour 3,9 Md€ de prestations versées, avec un contrôle d’existence insuffisamment fiable Bénéficiaires d’une pension de réversion ou du minimum contributif — 1,5 million de majorations non encore calculées à fin novembre 2025 Personnes ayant eu des enfants : la majoration de pension (10 % à partir de 3 enfants) n’est pas toujours appliquée automatiquement Travailleurs ayant eu plusieurs employeurs ou des changements de statut (cadre / non-cadre) Des révisions tardives et des stocks alarmants Les erreurs ne touchent pas seulement les nouvelles pensions. La Cour note que près d’une révision de droit sur sept comporte une erreur financière : 14,8 % en 2025, contre 13,3 % en 2024. À fin 2025, 77 110 dossiers de révision étaient encore en attente de traitement, dont 72 % liés à des liquidations provisoires. 1,5 Mde majorations de pension de réversion en attente de calcul à fin novembre 2025. Pour les travailleurs indépendants, 92 % de ces majorations n’étaient toujours pas calculées. Les droits Covid : une bombe à retardement Pendant les années 2020 et 2021, des trimestres exceptionnels ont été accordés aux travailleurs indépendants au titre de la période Covid. Ces trimestres permettent d’augmenter la durée d’assurance et, dans certains cas, d’améliorer le montant ou les conditions de départ à la retraite. Or, la Cour des comptes révèle que ces trimestres n’ont toujours pas été intégralement reportés dans les comptes de carrière des personnes concernées. Une charge estimée à 81 millions d’euros, non actualisée depuis 2022, attend toujours un traitement informatique qui accuse un retard important. Si vous étiez travailleur indépendant en 2020 ou 2021, votre relevé de carrière pourrait être incomplet. Que faire si vous pensez être concerné ? La CNAV ne vous préviendra pas spontanément si votre pension a été mal calculée. Ces erreurs passent souvent inaperçues pendant des années. C’est pourquoi il est essentiel d’agir de façon proactive, avant ou après la liquidation de vos droits. 1Vérifiez votre relevé de carrièreConnectez-vous sur info-retraite.fr et consultez votre compte individuel retraite. Vérifiez que toutes vos périodes d’activité, de chômage, de maladie et vos enfants sont bien pris en compte.2Signalez toute anomalie sans attendreUne période manquante, un salaire erroné ou une majoration absente peuvent réduire significativement votre pension sur des décennies et impacter votre date de départ à la retraite.3Faites vérifier votre dossier par un expert indépendantUn conseil retraite peut comparer vos droits théoriques avec votre pension effective, identifier les erreurs et vous accompagner dans les démarches de régularisation. Source : Cour des comptes — Certification des comptes du régime général de sécurité sociale, exercice 2025, publié en mai 2026. Rapport disponible sur ccomptes.fr.
Agirc-Arrco : 100 000 retraités privés de pension à tort — le scandale des suspensions injustifiées
Infographies retraite 23 mai 2026 Sources : Les Échos · France Inter · AFP · mai 2026 Dossiers concernés ~100 000 Préjudice estimé 850 M€ Rappel moyen ~8 700 € Régularisations Mai–Sept. 2026 Révélée début mai 2026 par Les Échos et France Inter, l’affaire Agirc-Arrco est l’un des plus grands scandales de gestion de retraite complémentaire de ces dernières années. Près de 100 000 anciens salariés du privé ont vu leur pension suspendue à tort — parfois pendant plusieurs années — souvent sans en être informés ni comprendre pourquoi. Ce qui s’est passé L’Agirc-Arrco envoie régulièrement des courriers de contrôle à ses bénéficiaires : sont-ils encore en vie ? Se sont-ils remariés ? En l’absence de réponse — courrier perdu, changement d’adresse, oubli — un algorithme déclenchait automatiquement la suspension des versements, sans aucune intervention humaine. Des milliers de retraités ont ainsi vu leur pension s’arrêter du jour au lendemain, croyant souvent que leurs droits étaient épuisés ou qu’il s’agissait d’une régularisation normale. « À ce stade de l’analyse, 98 000 dossiers, pour un montant de 850 millions d’euros, représentent une certitude ou une présomption forte de suspension à tort. » Document interne Agirc-Arrco du 18 décembre 2025, révélé par France Inter et consulté par Les Échos. ~8 700 €de rappel moyen estimé par dossier concerné, avec des écarts très importants selon la durée de suspension — certains dépassant 5 000 € voire davantage. Qui est concerné ? Deux profils concentrent la majorité des cas recensés, mais d’autres situations peuvent également être affectées : Profils principaux identifiés Veufs et veuves bénéficiaires d’une pension de réversion n’ayant pas répondu aux courriers certifiant l’absence de remariage — trois relances sans réponse suffisent à déclencher la suspension Retraités résidant à l’étranger n’ayant pas transmis leur certificat de vie annuel — tout retour postal ou absence de réponse peut geler les versements Anciens cadres ayant cotisé entre 1980 et 2010 dans les régimes AGIRC et ARRCO avant leur fusion en janvier 2019 Personnes ayant connu plusieurs employeurs ou des changements de statut cadre/non-cadre au cours de leur carrière Retraités dont la pension complémentaire a commencé à être versée avant 2020, pendant la période de transition informatique post-fusion Ce que l’Agirc-Arrco s’est engagée à faire Face à l’ampleur du problème, la direction a choisi la transparence et a reconnu sa responsabilité. Toutes les sommes dues aux retraités encore en vie seront remboursées intégralement, sans limite de prescription. Les régularisations s’étaleront en quatre vagues entre mai et septembre 2026 : Mai 1re vague — ~30 000 dossiersErreurs identifiées et corrigées automatiquement. Versements en cours dès mai 2026. Juin 2e vague — ~35 000 dossiersComplexité intermédiaire, nécessitant une vérification semi-automatique. Juil. 3e vague — ~25 000 dossiersDossiers complexes avec vérification manuelle individuelle. Août Cas particuliers — pensions de réversion, carrières internationalesLes héritiers des retraités décédés seront contactés à partir de l’été. La prescription s’applique dans ce cas. ⚠️ Point d’attention fiscal — Les sommes récupérées en rattrapage constituent des revenus de remplacement imposables l’année de leur versement effectif. Un accompagnement fiscal est conseillé avant de percevoir un rappel important. Que faire si vous pensez être concerné ? L’Agirc-Arrco contactera progressivement les assurés — mais la démarche peut prendre du temps. Ne pas attendre passivement : vos droits ne s’éteignent pas. 1Vérifiez l’historique de paiementsConnectez-vous sur agirc-arrco.fr via FranceConnect. Consultez la rubrique « Mes paiements » et repérez toute interruption inexpliquée, même ancienne.2Signalez toute anomalie sans délaiUne interruption ancienne n’est pas prescrite pour les retraités en vie. Chaque mois non versé sera rattrapé intégralement — anticipez et contrôlez vos droits dès aujourd’hui.3Faites-vous accompagner par un expert indépendantUn conseil retraite peut analyser votre dossier, estimer les sommes dues et vous accompagner dans les démarches de régularisation auprès de l’Agirc-Arrco. Votre pension Agirc-Arrco a-t-elle été suspendue à tort ? Notre équipe analyse votre dossier et vous accompagne pour récupérer les sommes qui vous sont dues. 📞 01 47 08 12 29Prendre rendez-vous en ligne 📄 Sources : Franceinfo · M Patrimoine · Démarches Administratives · mai 2026 Sources : Document interne Agirc-Arrco du 18 décembre 2025 révélé par France Inter et Les Échos · AFP · France Inter · Franceinfo · M Patrimoine · mai 2026. NB Consulting Conseil retraite indépendant depuis 2004. Nous auditons votre dossier et défendons vos droits. 01 47 08 12 29 Rueil-Malmaison (92) · Lun–Ven 9h–18h Prendre rendez-vous → Chiffres clés ~100 000 retraités concernés par une suspension potentiellement injustifiée 850 M€ de préjudice estimé dans le document interne de décembre 2025 0 délai de prescription pour les retraités encore en vie À lire aussi Nos actus Une pension liquidée sur neuf comporte une erreur de portée financière : le constat préoccupant de la Cour des comptes 23 mai 2026Lire → Chômage des seniors de plus de 55 ans 9 avril 2025Lire → Retraite progressive : accessible dès 60 ans ? 20 novembre 2024Lire →
Échange avec Jean-Loup Chiflet
À 82 ans, Jean-Loup Chiflet dit n’avoir jamais autant travaillé. Après une carrière dans le milieu de l’édition, du packaging et du livre, cet homme de lettres jubile. Depuis qu’il a pris sa retraite il y a 20 ans, il ne s’est jamais senti aussi libre d’aller à son rythme, d’écrire comme ça lui chante, d’écouter à l’envi France Culture et d’être lui-même sans entrave. Écoutez Jean-Loup