De nouveaux défis émergent dans le monde complexe de la défense antiaérienne, transformant la manière dont évoluent les sécurités nationale et européenne. Parmi eux : la montée en puissance des missiles balistiques avec un cas récent d’utilisation de l’armée russe dans le cadre de la guerre en Ukraine. Face à des menaces de plus en plus marquées telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles de croisière hypersoniques et les véhicules hypersoniques planants, les stratégies traditionnelles de défense s’avèrent souvent insuffisantes. Quelles sont les dernières avancées en matière de technologies d’interception de missiles hypervéloces et d’innovations européennes sur ces types de missiles? Quels développements récents soulignent l’engagement des pays européens en ce sens ? Missiles hypersoniques : de quoi parle-t-on et quels sont les enjeux de l’Europe aujourd’hui ? Un missile hypersonique, dans sa forme la plus basique, est un type de missile qui se déplace à une vitesse hypersonique, c’est-à-dire à une vitesse souvent supérieure à Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son. Ce type de missile représente donc une avancée majeure en matière d’armement, tant sur le plan de la rapidité et de la puissance effectives que sur celui de la dissuasion. Ces missiles utilisent généralement des statoréacteurs ou des moteurs à propergol solide pour atteindre et maintenir ces vitesses élevées. Si, historiquement, la Chine, la Russie ou encore les USA ont beaucoup travaillé sur ce sujet, l’Europe a été moins active que ces derniers dans le développement de missiles hypervéloces… jusqu’à récemment et à l’exception notable du consortium MBDA avec les missiles ASMP et ASMP-A (Mach 3). L’un des enjeux majeurs posés par l’existence de tels missiles est leur manœuvrabilité et la prédictibilité actuelle de leur trajectoire (balistique). Du point de vue des systèmes de défense, les vitesses extrêmes des missiles hypersoniques rendent leur interception par les systèmes actuels particulièrement difficile. Ces derniers doivent être capables de détecter, suivre et intercepter des cibles se déplaçant à plus de 6 000 km/h, ce qui pose d’énormes défis en termes de réactivité et de précision. Les avancées récentes en matière de missiles hypersoniques Si les missiles hypervéloces ne sont pas nouveaux, on assiste, depuis 2023 en particulier, à plusieurs développements importants en Europe, en particulier autour de MBDA, acteur majeur de l’industrie de la défense. Le programme Aquila souligne bien le renforcement de la coopération européenne en la matière : il est en partie financé par le Fonds européen de la défense et est lié au programme Timely Warning and Interception with Space-based TheatER Surveillance (TWISTER) sponsorisé par la Coopération structurée permanente (PESCO) de l’Union européenne. Le coût du programme HYDEF de l’UE, qui couvre la phase de concept pour développer un intercepteur endo-atmosphérique similaire, est estimé à environ 110 millions d’euros sur une période de 36 mois. Du côté des missiles d’attaque, l’ASN4G fait de plus en plus parler de lui. Successeur de l’ASMP, il est destiné à prendre une place importante dans le cadre du renouvellement de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française et sera doté d’un superstatoréacteur. Le projet existe depuis 2014, date à laquelle l’ONERA et MBDA se sont vus confier les études destinées à sa mise au point. Ariane Group dispose également d’une expertise dans les vols hypersoniques avec son démonstrateur de planeur hypervéloce VMaX. Vers une nouvelle course aux armements ? Pour bien remettre ces développements dans le contexte mondial, il est important de noter que le développement de technologies hypersoniques n’est pas limité à l’Europe. D’autres puissances mondiales comme les États-Unis, la Russie et la Chine, testent également des technologies hypersoniques, ce qui soulève des préoccupations concernant une compétition mondiale croissante pour de telles armes. Pour donner une idée de l’importance de ce type d’armement dans le monde, “10 des 13 pays disposant des plus gros budgets militaires ont un programme de recherches sur les missiles hypervéloces” (source : CESM). En conclusion Les missiles hypersoniques, incarnés par des projets comme Aquila de MBDA et l’ASN4G, marquent une évolution significative dans la défense européenne. Ces développements indiquent non seulement un bond technologique, mais aussi une volonté renforcée de coopération et d’innovation au sein de l’Europe. Le missile hypersonique représente une avancée notable par rapport aux systèmes de missiles classiques. Avec des vitesses pouvant dépasser Mach 5 et une manœuvrabilité améliorée, ils posent des défis nouveaux et importants en matière de détection et d’interception, nécessitant des solutions défensives innovantes comme le projet Aquila. Ce dernier, soutenu par un consortium de pays européens et financé en partie par le Fonds européen de la défense, souligne l’importance croissante de la collaboration européenne dans la technologie de défense. Parallèlement, le développement de l’ASN4G témoigne de l’engagement de l’Europe à maintenir une dissuasion nucléaire crédible. L’ASN4G, avec ses capacités hypersoniques avancées, est destiné à jouer un rôle crucial dans la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française, remplaçant l’ASMP et renforçant la position stratégique de la France. Cependant, ces avancées surviennent dans un contexte mondial de compétition croissante dans le domaine des armes hypersoniques, impliquant d’autres puissances majeures comme les États-Unis, la Russie et la Chine. Cette dynamique soulève des questions sur une éventuelle nouvelle course aux armements et sur l’équilibre stratégique mondial. Ainsi, alors que l’Europe fait des pas en avant significatifs dans le développement de missiles hypersoniques, ces progrès doivent être compris dans un contexte géopolitique plus large, marqué par l’innovation technologique et la nécessité d’une approche collaborative et stratégique en matière de défense. Visitez dès maintenant le site officiel du groupe Ametra, et rejoignez-nous sur LinkedIn pour ne rien manquer des actualités du secteur ! (c) image principale : MOURAD CHERFI / MBDA
Comment Ametra accompagne la mobilité géographique de ses collaborateurs
Ametra a signé un accord sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et sur la qualité de vie au travail en mars 2022. L’un des points évoqués au sein de cet accord est la mobilité interne, qui se déploie aussi bien au niveau des parcours de carrière et opportunités d’évolution et de formation continue que de la mobilité géographique rendue possible par le maillage du groupe Ametra sur une large partie du territoire français, de l’Ile-de-France au Sud. Une présence nationale forte qui favorise la mobilité Plusieurs entités régionales sont en effet implantées au cœur de régions attractives comme le Sud-Est et le Sud-Ouest. Pour accompagner les aspirations de ses collaborateurs qui souhaitent changer de région à titre personnel et professionnel, Ametra a mis en place un ensemble de mesures permettant de faciliter la mobilité au sein de la société, qu’il s’agisse de mouvements intra-entreprises (entre Ametra Engineering, Ametra Integration et Styrel par exemple), intra-services ou d’une agence à l’autre. Notre présence au niveau national a permis récemment à deux collaborateurs de concrétiser un emménagement dans le Sud alors qu’ils étaient initialement basés à Clamart : l’un a pu partir pour Lyon et l’autre pour Aix-en-Provence, tout en conservant des postes similaires. Cette implantation sur tout le territoire offre l’opportunité aux collaborateurs qui le souhaitent d’envisager une mobilité vers 3 différents sites en Ile-de-France (Asnières, Clamart, le Plessis-Pâté), ainsi que 4 sites dans le Sud-Est et plusieurs agences dans le Sud-Ouest. Le développement ou le renforcement de certains types d’activités, comme l’électronique à Toulouse, permet à toujours plus de profils collaborateurs d’envisager de déménager dans d’autres régions en conservant leur expertise. Les actions concrètes d’Ametra pour accompagner la mobilité géographique Comment cela se passe-t-il concrètement, dès lors qu’un collaborateur partage son souhait de quitter sa région pour une autre ? Si cela est possible, Ametra organise et facilite sa mobilité par différentes actions : L’articulation entre accompagnements financier, managérial et opérationnel permet d’assurer une intégration dans de bonnes conditions, toujours renforcée par le bon climat et l’accueil favorable des collaborateurs de la nouvelle agence ! La force d’Ametra : une taille humaine pour des décisions rapides et un accompagnement agile des projets Dans certains cas, la mobilité géographique a pu être organisée et implémentée en quelques semaines seulement ! Grâce à sa taille humaine (environ 450 personnes) et une forte culture de proximité, le groupe Ametra Engineering est capable de mettre en place des prises de décision rapides et de porter ce type de projets de manière réactive et agile. Accompagner les transitions géographiques de manière fluide fait partie des différentes manières dont Ametra choisit d’améliorer la qualité de vie au travail de chacun de ses collaborateurs. Pour en savoir plus sur nos engagements RH et nos opportunités de carrière, rendez-vous sur le site officiel du groupe.
Styrel, filiale du groupe Ametra, décroche sa certification ISO 9001
Cela fait déjà plusieurs années qu’Ametra est une entreprise certifiée ISO 9001. Le groupe vient désormais d’obtenir cette certification pour Styrel, filiale d’Ametra Engineering, sur toute l’activité d’ingénierie. Il ambitionne d’ailleurs de la décrocher pour la partie hardware dès 2024. Pourquoi ce choix ? Aujourd’hui, la garantie d’un système de qualité certifié chez leurs fournisseurs est une attente essentielle de la part des grand groupes industriels. Cela permet aussi de structurer l’activité Styrel en y appliquant les mêmes standards élevés de gestion de projet. Pour ce faire, une analyse approfondie de tous les processus en place chez Ametra a été réalisée afin d’identifier ce qui était réplicable en l’état, mais aussi les particularités à prendre en compte pour faire évoluer et adapter le système. Si la partie ingénierie était dépourvue de processus standardisés, l’activité hardware de Styrel comprenait déjà des process non écrits mais qui fonctionnaient bien. Le travail portera donc plus sur la formalisation de l’existant, puisque son application existe déjà : ce sera la prochaine étape en 2024, avec l’extension de l’ISO 9001 à la partie hardware informatique industrielle. La décision de passer la certification a été prise dès l’instant où Styrel a rejoint le groupe Ametra. Après le temps d’intégration, le processus a été entamé au début de l’année 2023 et la certification obtenue en un peu moins d’un an. Cette démarche a permis notamment à Styrel de gagner un contrat important pour le compte de Safran, en démontrant sa capacité de gestion de projet, par son appropriation des outils mis à disposition par Ametra. Styrel est déjà certifié QUALIOPI pour ses activités de formation continue. Son organisation est donc bien rodée et efficace, ce qui a d’ailleurs permis à la filiale d’Ametra de travailler pour des clients réputés comme Safran. L’extension de la certification ISO 9001 à ses activités hardware en 2024 permettra à Styrel d’être certifiée sur l’ensemble de son activité. Découvrez tout le savoir-faire et les expertises métier du groupe Ametra en visitant notre site officiel. N’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités !
Le WNE 2023 comme si vous y étiez !
La 5ème édition du World Nuclear Exhibition (WNE), le salon international de l’énergie nucléaire civile, s’est tenue à Villepinte du 28 au 30 novembre 2023. L’événement a réuni plus de 20 000 participants venus de près de 80 pays, dont des décideurs politiques, des experts de l’industrie et des représentants de la société civile. Avec 40% d’exposants étrangers, le WNE s’est clairement imposé comme un rendez-vous d’importance croissante et à l’impact international. Ce qu’il faut retenir de cette édition 2023 Parmi les temps forts du WNE 2023, on peut citer : La signature de différents accords de coopération entre plusieurs pays et des entreprises du secteur nucléaire, notamment EDF. “Ces accords visent à sécuriser l’implication de chaînes d’approvisionnement et de fournisseurs locaux essentiels à la bonne réalisation des futurs projets d’EDF basés sur la technologie EPR et NUWARD SMR en Europe et dans le monde” La présentation de plusieurs innovations technologiques dans le domaine du nucléaire. Parmi celles-ci, on peut citer le développement de nouveaux systèmes de sûreté, de procédés innovants de traitement des déchets nucléaires et de nouvelles méthodes de construction des réacteurs. © Ametra L’annonce par EDF de la soumission d’une proposition technique et commerciale pour un nouveau programme nucléaire en Slovénie, utilisant la technologie EPR. EDF envisage de soutenir la construction de deux unités EPR1200 ou d’une unité EPR. Par ailleurs, EDF a signé des accords de coopération avec les chaînes d’approvisionnement nucléaires polonaises et italiennes pour améliorer les capacités de réalisation des projets nucléaires. Ces développements reflètent l’engagement d’EDF à prendre part à la renaissance nucléaire mondiale émergente et à contribuer à la lutte contre le changement climatique en fournissant des technologies et des services nucléaires essentiels. L’annonce par la société newcleo de la signature de trois accords de partenariat avec Assystem, Ingerop et Onet Technologies. Newcleo développe des SMR qui produiront de l’énergie à partir de combustibles d’oxyde mixte résultant du traitement du recyclage du combustible usé des centrales nucléaires. Un démonstrateur de réacteur rapide refroidi au plomb de 30 mégawatts électriques (MWe) sera déployé en France d’ici 2030, suivi d’une unité commerciale de 200 MWe. Le succès d’Orano, nominé dans 5 catégories des WNE Awards, qui récompensent les meilleures innovations de l’industrie nucléaire. Parmi ces dernières figuraient un drone pliable pour la sécurité nucléaire, une solution pour le forage sécurisé et la capture de particules fines dans les environnements nucléaires, et un outil universel de récupération pour les environnements restreints. Orano a également présenté ses dernières innovations, des simulations en réalité virtuelle et des maquettes mettant en évidence les avancées technologiques du groupe, notamment dans le déploiement technologique de SMR. Les discussions sur les enjeux actuels de l’énergie nucléaire, tels que la transition énergétique, la sécurité et la sûreté nucléaire. ci-dessus, une maquette du réacteur Jules Horowitz Les SMR, stars du salon ? © Ametra – stand CEA Les petits réacteurs modulaires ont en tout cas le vent en poupe. On peut notamment citer NUWARD™, qui a été l’une des grandes attractions du World Nuclear Exhibition 2023. Conçu en collaboration entre des entreprises de renom telles qu’EDF, Naval Group, TechnicAtome et le CEA, le NUWARD™ se distingue par son approche modulaire et sa flexibilité. Sa conception compacte et sa capacité à s’adapter à des besoins énergétiques variés ont été particulièrement remarquées. Au-delà de NUWARD, le WNE 2023 a été le théâtre de présentations d’autres SMR prometteurs. La société newcleo, par exemple, a fait sensation avec son projet de SMR alimentés par des combustibles d’oxyde mixte, issus du recyclage de combustible nucléaire usé. Ces réacteurs, visant à être déployés en France d’ici 2030, ont mis en évidence l’innovation dans le recyclage et l’utilisation efficace des ressources. D’autres acteurs, tels qu’Orano, ont également présenté leurs avancées dans le domaine des SMR, notamment avec des technologies axées sur la sécurité, la durabilité et l’efficacité opérationnelle. Des synergies plus fortes entre nucléaire et écologie Le World Nuclear Exhibition (WNE) 2023 a clairement démontré l’évolution du secteur nucléaire vers une synergie plus étroite avec les énergies renouvelables et les préoccupations écologiques. Cette tendance a été particulièrement visible dans l’implication croissante des start-ups, qui apportent des innovations et des perspectives fraîches à un secteur traditionnellement dominé par de grands acteurs établis. Le WNE 2023 a notamment mis en lumière l’engagement croissant de l’industrie nucléaire envers la durabilité et la neutralité carbone. Les projets présentés, comme ceux d’EDF et newcleo, visent non seulement à fournir une énergie sûre et fiable, mais aussi à contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique. Cette orientation vers la durabilité reflète une prise de conscience croissante que le nucléaire peut jouer un rôle dans un avenir énergétique plus propre, en complétant les énergies renouvelables pour assurer une transition énergétique bas carbone. Du côté des start-ups présentes sur le salon, les innovations présentées annoncent des approches plus agiles et plus compatibles avec les sources d’énergie renouvelables intermittentes. Une plus grande mixité d’acteurs Comme mentionné précédemment, la présence accrue de start-ups au sein d’un tel événement signale un changement de paradigme dans le secteur nucléaire, où l’innovation, la collaboration et l’engagement environnemental deviennent des piliers clés. Cela marque un tournant vers une approche plus intégrée de la production d’énergie, où le nucléaire, traditionnellement isolé, s’aligne davantage sur les objectifs globaux de durabilité et de lutte contre le changement climatique. En embrassant ces nouvelles idées et technologies, le secteur nucléaire s’inscrit dans un avenir énergétique plus diversifié et résilient, en harmonie avec les énergies renouvelables et les impératifs écologiques. Le groupe Ametra était bien sûr au WNE ! Rendez-vous à la prochaine édition du WNE ! En attendant, découvrez nos métiers et expertises sur le site officiel Ametra, et n’oubliez pas de nous suivre sur Linkedin pour ne rien manquer des actualités !
SMR : le futur du nucléaire civil revisité par les start-ups
Le secteur nucléaire français, traditionnellement dominé par de grands acteurs historiques, est en pleine transformation. Une vague récente de start-ups, stimulée par des initiatives gouvernementales et de nouvelles réflexions sur l’innovation technologique et ses applications civiles, émerge pour revitaliser le secteur du nucléaire civil. Plusieurs projets en cours portent notamment sur le développement de SMR, ou petits réacteurs modulaires. Ce mouvement s’inscrit dans la tendance mondiale plus large de réévaluation du rôle de l’énergie nucléaire dans la réalisation de la neutralité carbone. Cette dimension a d’ailleurs été très présente lors de la tenue récente du salon WNE 2023 à Villepinte. Le développement de ce paysage de start-ups est accélérée par des initiatives gouvernementales, dont le plan France 2030 ( à la clé, une enveloppe de 1 milliard d’euros destinée à faire émerger de petits réacteurs nucléaires français). La moitié de cette enveloppe est destinée au financement du SMR Nuward d’EDF (génération III+), et l’autre à l’émergence de réacteurs innovants de génération IV. Ces derniers ont la particularité de viser l’ouverture du nucléaire à d’autres usages que la production centralisée d’électricité. Ci-dessous, la vidéo “Start-up et développement de réacteurs nucléaires innovants” publiée sur la chaîne du Sénat : L’écosystème start-ups aujourd’hui apporte de nouvelles perspectives en ce sens : production de chaleur, d’hydrogène bas carbone, mais aussi alimentation de réseaux de chauffage urbain. Le projet Calogena du groupe Gorgé en est un bon exemple. Parmi les derniers coups d’éclat de l’écosystème, on peut citer Naaera, start-up française qui travaille sur son projet XAMR® et vient de réaliser une boucle à sels fondus opérationnelle “entièrement en carbure de silicium”. L’un de ses objectifs est d’utiliser le combustible nucléaire usé des centrales françaises. D’autres pépites françaises ou qui ont fait le choix de s’installer en France font parler d’elles : Transmutex, Jimmy, Hexana, Stellaria, Newcleo… Au-delà des innovations développées par les start-ups dans le domaine du nucléaire civil, le plus fascinant est de voir les nouvelles idées et applications qui ressortent de leurs recherches. Leur agilité permet de faire naître d’autres types de réflexions et des idées qui viennent mettre à plat et parfois simplifier le travail existant sur les petits réacteurs modulaires. Ces acteurs permettent aussi d’accélérer la recherche sur des solutions plus rapides et moins coûteuses à développer que les EPR. Cet ensemble de réflexions vient compléter les travaux déjà en cours sur les SMR, tels que ceux menés par TechnicAtome. Le groupe Ametra, déjà reconnu pour ses capacités de justification et de calculs, est déjà un partenaire historique de TechnicAtome. Nos collaborateurs ont notamment déjà été amenés à travailler sur différents sujets dans le cadre de la R&D d’un projet conjoint de petit réacteur modulaire et suivent attentivement ces nouveaux développements et axes d’innovation dans le secteur du nucléaire civil et militaire. Vous souhaitez en savoir plus sur nos références et expertises ? Consultez notre site officiel dès maintenant. N’oubliez pas non plus de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités et de celles du secteur ! © photographie : Jimmy
Retour d’expérience : rénovation de l’architecture LabVIEW FPGA du tomographe d’IFPEN
L’innovation et la modernisation des équipements sont des piliers essentiels pour maintenir la compétitivité et l’efficacité opérationnelle. Un exemple illustrant bien cette dynamique est le projet mené par Styrel – groupe Ametra pour IFP Energies Nouvelles (IFPEN), acteur majeur de la recherche et de la formation dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement. L’objectif était de rénover un tomographe industriel en mettant l’accent sur la simplification de son utilisation et la fiabilité de son fonctionnement. Le défi : simplifier et rénover le tomographe vieillissant d’IFPEN Ce tomographe, situé sur le site de Solaize d’IFP Energies nouvelles, est un instrument crucial permettant de visualiser un écoulement dans une canalisation à l’aide d’une source radioactive. Avec le temps, l’outil était devenu obsolète et sujet à des pannes fréquentes, rendant la maintenance difficile et complexe. La situation était d’autant plus délicate que le code source du logiciel d’acquisition était verrouillé, rendant toute tentative de maintenance ou d’amélioration un véritable casse-tête pour les ingénieurs. Cette fermeture du système ne permettait pas une intervention flexible et rapide pourtant cruciale dans un environnement de recherche et de développement où l’adaptabilité est la clé. Le tomographe de Solaize, bien que sophistiqué dans sa conception initiale, se trouvait donc dans un état qui ne répondait plus aux exigences actuelles de performance et d’efficacité opérationnelle. La solution : une architecture innovante et pérenne Styrel a relevé le défi en quelques mois seulement, en remplaçant la partie pilotage et acquisition de données tout en conservant les sondes de détection existantes et en assurant la compatibilité avec le logiciel de traitement d’image et de signal INDIGO utilisé par IFPEN. L’objectif étant de simplifier les opérations de maintenance et de rendre le système plus opérationnel grâce à une interface ergonomique adaptée au métier d’IFPEN, le système a été simplifié et rendu plus fiable et pérenne. Différents modes de fonctionnement ont été développés pour les utilisateurs finaux, tels que la maintenance, la visualisation et l’essai. Le tomographe utilise une source de Césium137 et 32 détecteurs disposés en éventail, avec un ensemble bloc source/détecteurs qui pivote autour de l’objet étudié. La mesure tomographique est basée sur l’atténuation d’intensité de rayonnements gamma. Pour répondre aux contraintes de sécurité, notamment en zone ATEX, un logiciel de contrôle a été embarqué sur un système CompactDAQ autonome dans la partie mobile du tomographe. L’architecture retenue pour le projet se décompose en trois systèmes distincts, tous développés sous LabVIEW 2014 SP1 avec les extensions nécessaires. Grâce à l’expertise de Styrel – Groupe Ametra, IFPEN dispose désormais d’un tomographe modernisé, fiable et facile à maintenir, prêt à relever les défis de la recherche et de l’innovation technologique dans les années à venir. Pour plus d’informations sur ce projet, n’hésitez pas à consulter le cas client complet ici. Visitez aussi le site officiel du groupe Ametra pour en savoir plus sur nos expertises et projets.
Sustainables Aviation Fuels (SAF) : l’état des lieux en 2023
Les carburants d’aviation durables (Sustainable Aviation Fuels, SAF) sont des carburants liquides utilisés dans l’aviation commerciale qui réduisent les émissions de CO2 jusqu’à 80 %. Leur rôle est donc particulièrement important dans le cadre des initiatives visant à décarboner l’aviation. Sustainable Aviation Fuels : de quoi parle-t-on concrètement ? Les SAF sont des carburants produits à partir de sources renouvelables, telles que les déchets agricoles, les algues ou les huiles végétales, les déchets verts, les cultures non alimentaires… Ils peuvent également être produits synthétiquement par un processus de capture de carbone dans l’air. Ces carburants présentent plusieurs avantages par rapport aux carburants fossiles : Ils ont un impact environnemental réduit, car ils génèrent moins d’émissions de gaz à effet de serre. Ils sont plus sûrs et plus stables que les carburants fossiles. Ils peuvent être facilement mélangés aux carburants fossiles, ce qui permet une transition progressive vers une aviation plus durable (note : les SAF peuvent être mélangés avec des limites de 10% à 50% selon la matière première et la manière dont le carburant est produit). Procédé de production des SAF Les SAF sont produits par un procédé de transformation des matières premières renouvelables en carburants liquides. Ce procédé peut être divisé en trois étapes principales : La conversion des matières premières, qui consiste à transformer les matières premières renouvelables en un biocarburant liquide. Cette étape peut être réalisée par différentes technologies, telles que la pyrolyse, la fermentation ou l’hydrotraitement. La désulfurisation, qui consiste à éliminer le soufre du biocarburant. Cette étape est nécessaire pour garantir la conformité des SAF aux normes de qualité des carburants fossiles. Le mélange, qui consiste à mélanger les SAF aux carburants fossiles. Le taux de mélange dépend des spécifications du carburant final. L’Europe et les Etats-Unis investissent massivement L’adoption des SAF est stratégiquement importante car elle offre un moyen de commencer à réduire progressivement l’empreinte carbone des voyages aériens à court terme. Leur utilisation est encouragée par les législations et réglementations en vigueur. Aux États-Unis, l’administration Biden a lancé un défi gouvernemental en septembre 2021 pour fournir au moins 3 milliards de gallons de SAF par an d’ici 2030 et avoir suffisamment de SAF d’ici 2050 pour répondre à 100 % des besoins en carburant d’aviation. En Europe, la législation « ReFuel EU Aviation » récemment adoptée par le Parlement européen vise à promouvoir l’utilisation de carburants durables dans l’aviation civile. Elle envoie un signal fort en imposant des quotas de SAF dans les aéroports européens, débutant avec au moins 2 % en 2025, 6 % en 2030, et visant 70 % en 2050. La législation s’inscrit dans le cadre plus large du Pacte Vert pour l’Europe, visant à réduire de 55 % les émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. Cependant, les défis restent significatifs, notamment en ce qui concerne le coût des SAF, leur disponibilité, et l’équilibre concurrentiel pour les fournisseurs et les compagnies aériennes. Safran notamment joue un rôle clé dans la mise en œuvre de cette législation, en s’attaquant aux défis technologiques et commerciaux et en facilitant les discussions entre les différents acteurs impliqués. En outre, les carburants de synthèse, ou e-fuels, sont également inclus dans le texte de la législation, avec un objectif d’au moins 1,2 % d’ici 2030 Pourquoi de telles injections d’argent public ? Le développement d’un marché viable pour les SAF est soutenu à différents niveaux pour favoriser : 1) la demande ; 2) l’innovation tant dans les matières premières que dans les moteurs d’avion ; 3) une offre fiable et abordable, tant nationale qu’internationale, en réduisant les risques des investissements le long de la chaîne de valeur des SAF. Un risque de déséquilibre entre UE et Etats-Unis ? Il existe un risque de déséquilibre concurrentiel entre l’industrie aéronautique européenne et américaine, du fait des aides financières supérieures accordées par les États-Unis. Les investissements annoncés par l’Europe et les USA dans le développement des SAF représentent, en termes de pouvoir d’achat, une différence d’environ 15%. Ce différentiel pourrait avoir plusieurs conséquences pour l’industrie aéronautique européenne : Un avantage compétitif pour les constructeurs américains : les constructeurs américains auront un accès plus facile aux SAF, ce qui leur permettra de réduire leurs coûts de production et de devenir plus compétitifs sur le marché international. Une diminution de la compétitivité des compagnies aériennes européennes : les compagnies aériennes européennes devront payer plus cher pour les SAF, ce qui pourrait entraîner une augmentation de leurs coûts d’exploitation et une diminution de leur compétitivité. Un ralentissement du développement des SAF en Europe : les entreprises européennes de production de SAF pourraient avoir des difficultés à concurrencer les entreprises américaines, ce qui pourrait ralentir le développement du marché des SAF en Europe. Ce risque de déséquilibre concurrentiel a été souligné par plusieurs organisations, dont la Commission européenne et l’Association des constructeurs de l’aéronautique et de l’espace (AIA). La Commission européenne a lancé une consultation publique sur la question des aides publiques aux SAF. L’AIA a appelé l’Union européenne à augmenter ses investissements dans le développement des SAF afin de réduire le risque de déséquilibre concurrentiel. Il est encore trop tôt pour dire si ce risque de déséquilibre concurrentiel se concrétisera. Cependant, il est clair que les aides financières accordées par les États-Unis pourraient donner un avantage significatif à l’industrie aéronautique américaine. Le point sur les défis à relever pour les industriels et ingénieurs Pour le moment, ces carburants sont produits en petites quantités et sont beaucoup plus coûteux que les carburants d’aviation conventionnels. De plus, la mise en place d’infrastructures adaptées et le développement de technologies pour augmenter la production de SAF à grande échelle constituent des défis importants. L’impulsion vers les carburants d’aviation durables (SAF) a plusieurs implications pour les bureaux d’études et la filière d’ingénierie industrielle, en particulier ceux qui travaillent pour la filière aéronautique : 1. Innovation et développement de produits : avec l’augmentation de la demande pour les SAF, il existe un besoin croissant d’innovation dans le développement de nouveaux
Pilotage de Projet Industriel – les bonnes pratiques pour réussir son projet
Le rôle du chef de projet : 4 grandes missions Au sein d’une société d’ingénierie, le chef de projet joue un rôle essentiel, que l’on peut diviser en 4 grands types de missions : La planification : planifier les travaux et les plans d’action, et assurer la tenue des jalons. C’est un enjeu fondamental, car il implique de maîtriser les différentes phases de développement de l’équipement ou du système. Cela inclut de plus en plus le recours à de bons outils de planification, comme un logiciel de gestion de projet. A l’heure actuelle, de nombreuses options de technologies et d’outils sont disponibles : Microsoft Project, Trello ou encore Jira, pour ne citer qu’eux, permettent par exemple une planification détaillée, un suivi en temps réel des tâches et une gestion efficace des ressources. Les outils de collaboration en ligne tels que Slack et Microsoft Teams, facilitent la communication entre les membres de l’équipe, même lorsqu’ils sont éloignés géographiquement. La communication : le chef de projet se doit de bien communiquer avec le client et vers sa propre hiérarchie, de transmettre les bonnes informations, les alertes, au bon moment et au bon niveau. Cela demande une bonne capacité de synthèse et de relationnel reposant notamment sur la communication bidirectionnelle, c’est-à-dire aussi bien écouter que transmettre. Une communication fluide implique aussi des méthodes efficaces et adaptées au message, comme des réunions aux objectifs clairs et des mises à jour par e-mail, notamment. Le management d’équipe : c’est l’une des missions essentielles du Chef de projet : faire coopérer des personnes d’horizons divers et des métiers pluridisciplinaires. Il doit faire preuve de leadership afin d’organiser le travail et les échanges au sein de l’équipe, et fédérer autour des enjeux à atteindre. Dans le monde industriel en effet, le management d’équipes multidisciplinaires, composées de spécialistes venant de domaines d’expertise divers, peut poser des défis singuliers. L’une des principales difficultés réside dans la communication : chaque spécialité a souvent son propre jargon, ce qui peut mener à des malentendus. De plus, aligner les objectifs de tous, déterminer les hiérarchies pour la prise de décision, gérer d’éventuels conflits et assurer une cohésion d’équipe ne sont pas des tâches aisées. Il est crucial d’adopter des outils et des stratégies, comme la matrice RASCI ou des activités de team-building, pour naviguer efficacement à travers ces défis. Toutefois, les bénéfices d’une telle équipe sont considérables : leur adaptabilité, leur capacité à résoudre des problèmes complexes et la richesse de perspectives qui peuvent conduire à des innovations et résolutions de problèmes remarquables. Cette dimension doit être adaptée au choix d’une méthode traditionnelle ou agile. Nous reviendrons notamment sur le cycle en V un peu plus loin dans cet article. La gestion de projet industriel peut en effet s’appuyer sur différentes méthodologies, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Les méthodes traditionnelles sont linéaires et bien adaptées aux projets où les exigences sont claires dès le début. En revanche, les méthodes agiles, comme Scrum et Kanban, offrent une plus grande flexibilité et une capacité d’adaptation rapide aux changements. La gestion des risques : le pilotage d’un projet industriel implique de savoir gérer les risques, en fonction de trois contraintes fondamentales : le coût, la qualité, les délais. Il se doit d’identifier les risques et réaliser un arbitrage entre ces différents éléments, et peut décider d’introduire des méthodologies spécifiques pour la gestion des risques, comme le SWOT ou le PDCA . C’est dans ce contexte exigeant que le rôle de chef de projet prend toute son ampleur. La gestion des risques est un élément central du pilotage de projet industriel. Il est important de développer des stratégies avancées pour identifier, évaluer et atténuer les risques. Par exemple, les analyses probabilistes, telles que la simulation Monte Carlo, permettent de prévoir l’impact des incertitudes sur les délais et les coûts. En simulant différents scénarios, cette méthode aide à visualiser les variations possibles et à planifier des réponses adéquates pour mieux gérer les risques. Les facteurs clés de succès d’un projet industriel Bien identifier le besoin ; Définir le plan : cadencer le projet en le découpant en phases ; Établir les règles du jeu : qui fait quoi ? Quelle est la répartition des responsabilités ? Impliquer et fédérer l’équipe projet ; Piloter le projet, comme on pilote un avion ou un bateau… avec la surveillance de la trajectoire et une action corrective au fur et à mesure que le projet avance, afin de bien garder le cap ; Gérer les risques et les actions préventives ; Communiquer avec le client. La formalisation du besoin du client La 1ère étape consiste à comprendre le besoin du client. Dans la majorité des projets, Ametra apporte par exemple son support à la rédaction du cahier des charges : la formalisation des exigences techniques et contractuelles, les hypothèses et données d’entrée, la liste des travaux à réaliser, ainsi que la liste des livrables (produit et documentaire). © Ametra Group – la convergence projet. Les hypothèses écartées peuvent servir à alimenter le dossier de justification de la conception La mise en place d’une bonne organisation Qui décide ? Qui réalise? La répartition des responsabilités en interne (chef de projet, projeteurs, fonction planning…) comme en externe (chef de projet client/donneur d’ordre, acheteur, juriste…) permet de bien piloter un projet industriel. C’est aussi l’occasion d’organiser les relations avec les tiers que sont les fournisseurs, les organismes de contrôle. L’étape est d’autant plus importante que la chaîne de valeur peut être très longue pour certains projets. La matrice RASCI : chacun sait à quel niveau il intervient et pour quelle tâche. Cette matrice est un outil précieux pour clarifier les rôles et les responsabilités au sein d’une équipe projet, en particulier dans des environnements complexes et multidisciplinaires. Elle se décompose en cinq catégories : « Responsible » (celui qui exécute la tâche), « Accountable » (celui qui est ultimement responsable), « Support » (ceux qui apportent un soutien), « Consulted » (ceux qui doivent être consultés) et « Informed » (ceux qui doivent être informés). Grâce à cette répartition claire, chaque membre de l’équipe sait exactement ce qu’on attend de lui
Quels critères prendre en compte avant de rejoindre une entreprise dans l’ingénierie ?
Faire le choix d’une carrière dans l’ingénierie ouvre de nombreuses options d’évolution, de spécialisation et de typologies d’entreprises et de secteurs. Quels critères prendre en compte en tant qu’ingénieur lorsque l’on recherche un premier emploi ou une nouvelle aventure ? Si certains points sont applicables à différents domaines, d’autres sont plus spécifiques au secteur de l’ingénierie. Le type de projets sur lesquels vous allez travailler : sont-ils de nature technique complexe, à la pointe de la technologie ou de grande envergure ? Vous permettront-ils de relever des défis uniques qui vous pousseront à grandir professionnellement, si c’est ce à quoi vous aspirez ? La place de l’innovation dans l’entreprise : dans quelle mesure la société auprès de laquelle vous postulez investit-elle dans la recherche et le développement ? Un engagement marqué envers l’innovation peut signifier des opportunités d’apprentissage intéressantes. Les possibilités de formation continue et de développement professionnel : l’entreprise encourage-t-elle ses collaborateurs à se former ? Propose-t-elle des programmes de parrainage, des ateliers, des présentations ou des échanges pour maintenir à jour vos compétences d’ingénierie ? Les outils et technologies : quels sont les outils et les technologies utilisés par l’entreprise ? Sont-ils à jour et pertinents pour votre domaine d’expertise en ingénierie ? De nouveaux outils sont-ils testés ? Un laboratoire existe-t-il dans l’entreprise pour réaliser ses propres opérations d’intégration physique ? Équilibre entre spécialisation et polyvalence : L’entreprise valorise-t-elle la profondeur d’expertise (spécialisation) ou l’étendue de compétences (polyvalence) ? Serez-vous spécialisé(e) tout au long de votre passage au sein de cette société ou aurez-vous la possibilité de varier les projets, secteurs et expertises pour ouvrir vos horizons ? Sécurité et stabilité de l’emploi : les cycles économiques peuvent influencer la sécurité de l’emploi. Comment l’entreprise a-t-elle géré ces cycles par le passé ? Éthique de l’entreprise et responsabilité sociale : les entreprises d’ingénierie ont souvent un impact significatif sur la société et l’environnement. Comment l’entreprise gère-t-elle ses responsabilités sociales et environnementales ? Est-elle proactive en matière de RSE ? Culture d’entreprise et style de management : comment l’entreprise gère-t-elle le travail en équipe, la prise de décision, la résolution de problèmes et la gestion du stress ? Les managers sont-ils aussi des ingénieurs et/ou experts métier ? Cela vous importe-t-il de pouvoir partager un même langage commun du terrain (par exemple, via le choix d’un management technique de proximité) ? Place (réelle) des femmes dans l’entreprise : quelle est la représentation des femmes dans l’entreprise, en particulier dans les rôles d’ingénierie et de leadership ? Opportunités de mobilité géographique : Si vous êtes intéressé(e) par une expérience internationale ou dans d’autres régions, l’entreprise offre-t-elle de telles opportunités ? Mobilité interne : l’entreprise qui vous intéresse favorise-t-elle véritablement la mobilité interne ? Si oui, de quelle manière ? Ces questions vous aideront à affiner votre recherche d’emploi en tant qu’ingénieur et à choisir une entreprise qui correspond à vos aspirations professionnelles et valeurs personnelles. N’hésitez pas à consulter les postes ouverts au sein du groupe Ametra ainsi que nos valeurs et engagements en visitant notre site officiel.
Chat GPT, une révolution pour les métiers de l’ingénierie ?
Difficile de passer à côté de ChatGPT depuis quelques mois : l’outil de traitement de langage développé par OpenAI est sur toutes les lèvres. Mais quel est l’impact actuel et à venir que l’on peut attendre pour les métiers de l’ingénierie ? De la résolution de problèmes complexes à la conception de nouveaux produits en passant par des gains en temps et en précision intéressants sur de nombreux projets, ChatGPT permet d’aller beaucoup plus loin dans le travail des ingénieurs. Ce que ChatGPT permet d’optimiser dans le quotidien des ingénieurs L’IA, et en particulier des outils tels que ChatGPT, apporte de nouvelles manières de travailler aux ingénieurs en leur permettant d’effectuer des tâches de manière plus rapide, précise et efficace par rapport aux méthodes de conception et de calculs traditionnelles. En voici quelques exemples : Accès aux données L’IA permet d’accéder rapidement à des bases de données volumineuses et complexes, notamment dans des domaines tels que la gestion des matériaux et les simulations. Les ingénieurs peuvent utiliser ces données pour effectuer des simulations, des modélisations et des tests virtuels qui permettent de gagner du temps et de réduire les coûts. Recherche et collecte d’informations Les ingénieurs peuvent souvent avoir besoin de rechercher des informations techniques pour résoudre des problèmes ou pour concevoir de nouveaux produits. Par exemple, lors de la conception d’un moteur automobile , ChatGPT permet de rechercher des informations sur les matériaux les plus adaptés pour les pistons ou les soupapes du moteur. Il peut également être utile pour répondre à des questions sur des normes et des réglementations techniques dans différents secteurs industriels, comme les réglementations de sécurité pour les équipements électroniques. Note importante : il faut dans ce cas utiliser ChatGPT4 de manière connectée à Internet, sa base de connaissances initiale ayant déjà 2 ans. Traitement de données ChatGPT peut aider les ingénieurs à traiter de grandes quantités de données complexes pour produire des analyses et des résultats précis en temps réel. Par exemple, dans le domaine de l’aéronautique, il est possible d’utiliser l’outil pour analyser les performances d’un avion à partir de données collectées lors des vols. Conception assistée par ordinateur (CAO) ChatGPT (ou outil équivalent) peut également aider les ingénieurs à concevoir des produits plus efficacement en proposant des suggestions de conception et en fournissant des analyses rapides des performances des modèles proposés. Cela peut par exemple permettre de plus facilement optimiser les formes de pièces pour réduire le poids et la consommation de matériaux, tout en maintenant le niveau de performances attendu. Résolution plus rapide de problèmes complexes Les ingénieurs sont souvent confrontés à des problèmes complexes pour lesquels ils ont besoin d’une solution rapide et précise. Prenons le cas d’un ingénieur qui travaille dans l’industrie de la construction et doit trouver une solution pour résoudre des problèmes de stabilité des structures : ChatGPT peut l’aider en fournissant des recommandations de conception structurelle ou en proposant des solutions pour renforcer la stabilité. Maintenance prédictive Les solutions d’IA peuvent également être utilisées pour la maintenance prédictive, en permettant aux ingénieurs de surveiller les performances des équipements et des machines en temps réel. Cela permet d’anticiper les pannes et de prévoir les réparations nécessaires, évitant ainsi les temps d’arrêt imprévus et les pertes de production. En résumé l’IA, et ChatGPT en particulier, permet aux ingénieurs de travailler plus efficacement en accédant à des données complexes rapidement et en fournissant des résultats précis et en temps réel. Les ingénieurs peuvent utiliser ces outils pour optimiser les conceptions, réduire les coûts et améliorer la qualité des produits, ce qui offre de nouvelles possibilités pour innover et augmenter les performances recherchées dans divers pans de l’industrie. Exemples de différences entre une approche classique et assistée par l’IA Étape du projet Solutions classiques d’ingénierie Utilisation de ChatGPT Gains de temps Analyse des exigences de conception Les ingénieurs passent en moyenne 20 heures à entrer manuellement les exigences de conception dans le logiciel de CAO Les ingénieurs entrer les exigences de conception en langage naturel dans ChatGPT, ce qui prend en moyenne 1 heure Réduction de 95% du temps de saisie manuelle des exigences Traduction des exigences en spécifications formelles Les ingénieurs passent en moyenne 30 heures à traduire manuellement les exigences en spécifications formelles dans le logiciel de CAO ChatGPT traduit automatiquement les exigences en spécifications formelles en 1 heure en moyenne Réduction de 97% du temps de traduction manuelle Création de modèles de simulation Les ingénieurs passent en moyenne 40 heures à créer manuellement les modèles de simulation en entrant les spécifications formelles dans le logiciel de simulation ChatGPT crée automatiquement les modèles de simulation à partir des spécifications formelles en 5 heures en moyenne Réduction de 87,5% du temps de création manuelle de modèles Test et validation du modèle de simulation Les ingénieurs passent en moyenne 15 heures à tester manuellement le modèle de simulation en utilisant le logiciel de simulation Les ingénieurs testent le modèle de simulation créé par ChatGPT en utilisant le logiciel de simulation, ce qui prend en moyenne 10 heures Réduction de 33% du temps de test manuel ChatGPT apporte-t-il réellement quelque chose de nouveau aux ingénieurs ? Bien que la technologie de base de ChatGPT ne soit pas radicalement différente de celle d’autres systèmes d’IA basés sur le langage, l’outil présente des caractéristiques relativement uniques, en particulier s’il est utilisé en complément d’autres outils et systèmes. Voici quelques-unes des spécificités à explorer : C’est un modèle polyvalent : grâce à sa formation sur un large éventail de données, ChatGPT peut être utile dans de nombreuses disciplines d’ingénierie différentes. Il peut fournir des informations sur une variété de sujets, ce qui est utile lors de la conception de solutions interdisciplinaires. C’est un support intéressant de formation continue : grâce à ses évolutions dans sa version 4, ChatGPT peut être régulièrement mis à jour avec de nouvelles données, ce qui lui permet d’évoluer et de s’adapter aux nouvelles tendances et informations. Cela peut être particulièrement utile dans les domaines de l’ingénierie qui
